{"id":36,"date":"2011-07-21T00:02:02","date_gmt":"2011-07-20T22:02:02","guid":{"rendered":"http:\/\/juliettecharpentier.fr\/gertrudes\/2011\/07\/21\/auto-oscopie-n-3-attendre-a108953738\/"},"modified":"2011-07-21T00:02:02","modified_gmt":"2011-07-20T22:02:02","slug":"auto-oscopie-n-3-attendre-a108953738","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/juliettecharpentier.fr\/gertrudes\/auto-oscopie-n-3-attendre-a108953738\/","title":{"rendered":"Auto-Oscopie N\u00b03: Attendre&#8230;"},"content":{"rendered":"<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" style=\"margin: 3px auto; display: block; clear: both;\" src=\"https:\/\/juliettecharpentier.fr\/gertrudes\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/RY7mx4YxQIk4zpCYYY4gE1FIZfo@600x380.jpg\" alt=\"photos-gertrude2-2129.JPG\" width=\"600\" height=\"380\"\/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong><span style=\"font-family: times new roman,times;\">Attendre&#8230;&nbsp;<\/span><\/strong><\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong><span style=\"font-family: times new roman,times;\">La premi&egrave;re id&eacute;e qui me vient &agrave; l&rsquo;esprit &ndash; est-elle saugrenue, ou au contraire d&rsquo;une implacable logique, et je sais que cela ne vous surprendra pas &ndash; est de compl&eacute;ter l&rsquo;expression par &laquo;&nbsp;la mort&nbsp;&raquo;&nbsp;: Attendre la mort.<\/span><\/strong><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong><span style=\"font-family: times new roman,times;\">Cependant rien ne me para&icirc;t plus absurde&nbsp;: La mort se laisserait-elle attendre&nbsp;? La mort survient.<\/span><\/strong><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong><span style=\"font-family: times new roman,times;\">&nbsp;<\/span><\/strong><\/span><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong><span style=\"font-family: times new roman,times;\">L&rsquo;attendre reviendrait &agrave; ne plus rien avoir &agrave; attendre&hellip; Mais peut-&ecirc;tre, l&agrave;, faudrait-il compl&eacute;ter par &laquo;&nbsp;de la vie&nbsp;&raquo;. Mais, au final, attendre quoi que ce soit de ou dans la vie aboutirait de toute fa&ccedil;on &agrave; avoir la mort, m&ecirc;me si ce n&rsquo;est pas elle que l&rsquo;on attend. Et si je pousse plus loin ce raisonnement idiot, attendre la mort (j&rsquo;entends par l&agrave; sciemment), qui serait ne rien attendre de la vie, et donc s&rsquo;&ocirc;ter tout espoir, voire toute illusion&nbsp; &ndash; dans l&rsquo;hypoth&egrave;se que ce soit possible car je dis peut-&ecirc;tre cela parce que je suis &agrave; un &acirc;ge, ou dans une disposition d&rsquo;esprit, o&ugrave; je me projette encore sur un chemin certes illusoire mais &agrave; venir &ndash; reviendrait &agrave; avoir la capacit&eacute; de voir la mort, comme les choses de la vie, c&rsquo;est &agrave; dire comme une r&eacute;alit&eacute;, comme un &eacute;v&eacute;nement normal, identifi&eacute;, reconnaissable, donc envisageable de notre parcours. Donc pour l&rsquo;attendre il faudrait avoir la possibilit&eacute; de l&rsquo;esp&eacute;rer.&nbsp; Pourtant esp&eacute;rer la mort serait, commun&eacute;ment parlant, avoir perdu tout espoir.<\/span><\/strong><\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong><span style=\"font-family: times new roman,times;\">Me voici coinc&eacute;e comme une mouche dans un pot de miel.<\/span><\/strong><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong><span style=\"font-family: times new roman,times;\">Ou plut&ocirc;t cette id&eacute;e est une mouche (la mouche collante de la mort toujours pr&ecirc;te &agrave; jouer par d&eacute;faut les corr&eacute;lats ) tournoyant sans fin autour de mon propos&nbsp;; il me faut la chasser au plus vite avant de finir &eacute;cras&eacute;e, sous le poids de son corps mort, par la force centrifuge, sur une paroi que je n&rsquo;aurais pas vue venir, ou noy&eacute;e dans le miel illusoire et l&eacute;nifiant de l&rsquo;espoir.<\/span><\/strong><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong><span style=\"font-family: times new roman,times;\">Et je sais que derri&egrave;re la vitre, si vous avez eu la patience de lire ces lignes jusqu&rsquo;ici, vous attendez. Quoi&nbsp;? Je n&rsquo;en sais rien et je m&rsquo;en moque&nbsp;; comme je me moque de votre patience ou de votre impatience.<\/span><\/strong><\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong><span style=\"font-family: times new roman,times;\">Car, ici, je vais employer le verbe &laquo;&nbsp;attendre&nbsp;&raquo; sans compl&eacute;ment, sans complaisance, sans compromis. Rajouter quoi que ce soit &agrave; &laquo;&nbsp;attendre&nbsp;&raquo; serait en d&eacute;finir l&rsquo;espace, en limiter le champ, lui donner une finitude, une &laquo;&nbsp;d&eacute;finitude&nbsp;&raquo;. Et m&ecirc;me &laquo;&nbsp;attendre rien&nbsp;&raquo; serait d&eacute;j&agrave; trop.<\/span><\/strong><\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong><span style=\"font-family: times new roman,times;\">Attendre a toujours &eacute;t&eacute; mon activit&eacute; principale. Je la revendique, toute nue, juste comme une ouverture dans l&rsquo;espace-temps, un arr&ecirc;t sur image dans le d&eacute;roulement qui nous emporte. Cette attente se passe des certitudes de l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement, c&rsquo;est une attitude propice &agrave; l&rsquo;apparition &#8211; certains diront au miracle &#8211; une ouverture d&rsquo;espace impossible. Concr&egrave;tement, j&rsquo;aime attendre, provoquer cet &eacute;tat &eacute;tir&eacute;, rentrer en stase.<\/span><\/strong><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong><span style=\"font-family: times new roman,times;\">Ainsi quand j&rsquo;avais entre cinq et dix ans, je suivais mon p&egrave;re dans tous ses menus d&eacute;placements&nbsp;: acheter du pain, aller au garage, mettre de l&rsquo;essence dans le r&eacute;servoir, poster une lettre.<\/span><\/strong><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong><span style=\"font-family: times new roman,times;\">Je me faisais oublier, j&rsquo;&eacute;tais son ombre. Assise sur le banquette arri&egrave;re de la 403, et malgr&eacute; le d&eacute;placement de la voiture, je voyageais immobile. J&rsquo;aimais l&rsquo;odeur de lat&eacute;rite et de mer qui se d&eacute;gageait des vieux si&egrave;ges. Je ne bougeais pas, mais ce n&rsquo;&eacute;tait pas de la sagesse&nbsp;; alors que mon p&egrave;re conduisait, parlait s&ucirc;rement plus pour lui-m&ecirc;me que pour moi, garait la voiture, sortait de la voiture, rentrait et d&eacute;marrait &agrave; nouveau, j&rsquo;attendais assise &agrave; la m&ecirc;me place sans aucune forme d&rsquo;agitation apparente, j&rsquo;&eacute;tais juste l&agrave; et nulle part &agrave; la fois&nbsp;; j&rsquo;&eacute;tais une chose, je me chosifiais volontairement pour vivre; car, si en apparence j&rsquo;&eacute;tais immobile, ma vie int&eacute;rieure, elle, &eacute;tait intense.<\/span><\/strong><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong><span style=\"font-family: times new roman,times;\">Invisible derri&egrave;re ma propre transparence redoubl&eacute;e par celle de la vitre de la porti&egrave;re, j&rsquo;observais avec passion l&rsquo;ext&eacute;rieur&nbsp;: gens et b&ecirc;tes, arbres, objets, maisons, tout y passait et tout passait devant mes yeux&nbsp;; c&rsquo;&eacute;tait un film incroyable que je pouvait actionner comme je voulais&nbsp;; j&rsquo;&eacute;tais r&eacute;alisatrice et spectatrice de cette mouvance. J&rsquo;&eacute;tais en m&ecirc;me temps &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur de moi-m&ecirc;me et compl&egrave;tement projet&eacute;e en dehors. Mon corps p&eacute;trifi&eacute; permettait l&rsquo;envol de mon esprit&nbsp;: ce dernier &eacute;tait totalement d&eacute;sengag&eacute; de la r&eacute;alit&eacute;, comme ravi &agrave; ses obligations&nbsp;; il &eacute;tait en vacances et n&rsquo;&eacute;tait tenu &agrave; rien d&rsquo;autre que celui de contempler l&rsquo;&eacute;coulement du temps des autres et se contempler hors de ce temps. Et tous ceux qui bougeaient dehors, hommes et b&ecirc;tes, n&rsquo;avaient aucune id&eacute;e de l&rsquo;observation dont ils faisaient l&rsquo;objet&nbsp;; me voyaient-ils seulement&nbsp;? S&ucirc;rement non, car je ne faisais plus partie de leur espace, je n&rsquo;&eacute;tais pas dans la sph&egrave;re de leurs pr&eacute;occupations&nbsp;; je n&rsquo;&eacute;tais en aucun cas un &eacute;l&eacute;ment du d&eacute;roulement de leur vie. J&rsquo;&eacute;tais juste une petite fille assise dans une voiture qui attendait que son p&egrave;re revienne&nbsp;; dormait-elle&nbsp;? S&rsquo;ennuyait-elle&nbsp;? Peu leur importait&nbsp;; et c&rsquo;est ce qui m&rsquo;importait.<\/span><\/strong><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong><span style=\"font-family: times new roman,times;\">La moindre intervention, qu&rsquo;elle soit de ma part dans leurs sph&egrave;res, ou de la leur dans ma sph&egrave;re, aurait provoqu&eacute; l&rsquo;&eacute;clatement de la bulle. Mais je savais que dans ce temps fig&eacute; qui tenait moins du temps que de l&rsquo;intervalle, vide ou vacance o&ugrave; j&rsquo;attendais le retour de mon p&egrave;re, tout pouvait arriver derri&egrave;re la vitre, mais rien ne pourrait m&rsquo;arriver&nbsp;: Tant que je restais invisible, l&rsquo;ext&eacute;rieur ne pourrait m&rsquo;atteindre. J&rsquo;&eacute;tais immortelle, alors que tout mourait doucement autour de moi, que chacun courait vers son destin.<\/span><\/strong><\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong><span style=\"font-family: times new roman,times;\">Attendre est une ligne tendue d&rsquo;un instant <em>x<\/em> <span style=\"font-style: normal;\">&agrave; un instant<\/span> <em>y<\/em><span style=\"font-style: normal;\">&nbsp;: il y a un d&eacute;but et une fin&nbsp;; attendre part de l&rsquo;annonce d&rsquo;un objet et finit par la survenue de ce dernier, mais ne constitue pas en soi un &eacute;l&eacute;ment chronologique dans le d&eacute;roulement des &eacute;v&egrave;nements&nbsp;; attendre est une sorte de c&eacute;sure dans l&rsquo;action, un entre-temps o&ugrave; rien n&rsquo;est cens&eacute; arriver de notable.<\/span><\/span><\/strong><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong><span style=\"font-family: times new roman,times;\"><span style=\"font-style: normal;\">Dans l&rsquo;<\/span><em>adtendere<\/em> <span style=\"font-style: normal;\">latin, il y a le verbe &laquo;&nbsp;tendre&nbsp;&raquo; bien s&ucirc;r, mais on entend aussi &laquo;&nbsp;tendre l&rsquo;esprit&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;tendre l&rsquo;oreille&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;pr&ecirc;ter attention&nbsp;&raquo;, comme la toile tendue et rendue propice &agrave; l&rsquo;attention. L&rsquo;attente peut-&ecirc;tre quelque chose de d&eacute;licieux comme celle d&rsquo;un &eacute;v&eacute;nement que l&rsquo;on sait d&rsquo;avance heureux, o&ugrave; chaque minute attendue est un pr&eacute;liminaire &agrave; la joie que l&rsquo;on va ressentir, mais elle peut &ecirc;tre insupportable face &agrave; l&rsquo;incertitude et par le temps qui file et dont on voit la perdition irr&eacute;m&eacute;diable. Quelle que soit l&rsquo;attente, le jeu en reste en suspend&nbsp; et, commun&eacute;ment, l&rsquo;attente n&rsquo;aurait d&rsquo;autre int&eacute;r&ecirc;t que sa raison, et ne saurait trop durer.<\/span><\/span><\/strong><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong><span style=\"font-family: times new roman,times;\"><span style=\"font-style: normal;\">Mais l&rsquo;attente peut &ecirc;tre aussi pr&eacute;texte &agrave; elle-m&ecirc;me, &agrave; ouvrir cette suspension. Depuis mon enfance, alors que j&rsquo;&eacute;tais assise sur le banquette arri&egrave;re de la vieille Peugeot de mon p&egrave;re, j&rsquo;ai gard&eacute; la capacit&eacute; &agrave; rester suspendue, &agrave; rentrer dans une neutralit&eacute; invisible, &agrave; me laisser absorber enti&egrave;rement par ce qui m&rsquo;environne&nbsp;; j&rsquo;affectionne particuli&egrave;rement les salles d&rsquo;attentes, lieux de regroupements improbables d&rsquo;individus qui , malgr&eacute; l&rsquo;entassement auquel parfois ils sont soumis et quelques t&eacute;nues communications, restent seuls dans leurs pr&eacute;occupations, pr&eacute;-occupations qui seront mais sont d&eacute;j&agrave;&nbsp;: ils seront &laquo;&nbsp;re&ccedil;us&nbsp;&raquo; bient&ocirc;t dans le cabinet du m&eacute;decin, ou dans le bureau de quelque autorit&eacute; institutionnelle, pourront exposer un peu de leur personne&nbsp;; mais pour l&rsquo;instant, des pieds qui frottent le sol jusqu&rsquo;aux regards qui circulent , en passant par les gorges qui raclent, les pages de magazines qui bruissent entre les doigts et les tripotages de t&eacute;l&eacute;phones mobiles, les corps chuchotent de menues histoires et le spectacle est permanent. Je peux en oublier presque l&rsquo;objet de ma propre attente au point d&rsquo;avoir, le moment venu, quelque regret &agrave; quitter ma chaise. Les occasions d&rsquo;attendre, improbables et vari&eacute;es, ne manquent pas (&agrave; tel point que toute circonstance peut en &ecirc;tre l&rsquo;opportunit&eacute;), de la terrasse du caf&eacute; o&ugrave; j&rsquo;attends quelqu&rsquo;un, aux embouteillages, moments incroyables o&ugrave; chacun est &laquo;&nbsp;enferm&eacute;&nbsp;&raquo; &#8211; succession absurde de corps assis et align&eacute;s dans une direction commune mais vers une destination inconnue &#8211; dans une machine impuissante, mais ridiculement expos&eacute; dans un semi espace priv&eacute; transparent ;&nbsp; vision qui, j&rsquo;imagine, ferait hurler de rire l&rsquo;homme des cavernes qui passerait l&agrave; par hasard.<\/span><\/span><\/strong><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong><span style=\"font-family: times new roman,times;\"><span style=\"font-style: normal;\">Mais la palme revient &agrave; ces lieux, la plupart vastes espaces d&rsquo;attente d&rsquo;administration, o&ugrave; l&rsquo;on se pose souvent pour plusieurs heures &ndash; j&rsquo;ai attendu ainsi une journ&eacute;e enti&egrave;re la d&eacute;livrance (mot tellement signifiant&nbsp;!) d&rsquo;une carte grise &agrave; la Pr&eacute;fecture de Paris&nbsp;! &ndash; muni du ticket crach&eacute; par une machine,&nbsp; l&rsquo;&oelig;il et l&rsquo;oreille suspendus &agrave; l&rsquo;&eacute;cran et &agrave; son signal sonore, qui annoncera, tels les r&eacute;sultats d&rsquo;une tombola de l&rsquo;attente, le bon num&eacute;ro et le guichet gagnant. Ces endroits sont des arches, o&ugrave; pour quelques heures de travers&eacute;e &agrave; temps et pas perdus, se forme un groupe de personnes d&rsquo;autant plus impr&eacute;visible qu&rsquo;il est h&eacute;t&eacute;roclite et hasardeux. Combien de fois, dans ma torpeur contemplative, ai-je eu envie de sortir mon carnet et de prendre des notes&hellip; Cela aurait pu faire la substance d&rsquo;un autre texte.<\/span><\/span><\/strong><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong><span style=\"font-family: times new roman,times;\">Mais je suis si bien, suspendue par les pieds au fil fragile de mon r&ecirc;ve &eacute;veill&eacute;&hellip;.<\/span><\/strong><\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong><span style=\"font-family: times new roman,times;\">Je vous attends&#8230; Attendez-moi.<br \/><\/span><\/strong><\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong><span style=\"font-family: times new roman,times;\">Gertrude<\/span><\/strong><\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" style=\"margin: 3px auto; display: block; clear: both;\" src=\"https:\/\/juliettecharpentier.fr\/gertrudes\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/SuhQ3t3suPhLkvRVOUoukIBFUTk@100x76.jpg\" alt=\"photos-gertrude2 1483\" width=\"100\" height=\"76\"\/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; Attendre&#8230;&nbsp; &nbsp; La premi&egrave;re id&eacute;e qui me vient &agrave; l&rsquo;esprit &ndash; est-elle saugrenue, ou au contraire d&rsquo;une implacable logique, et je sais que cela ne vous surprendra pas &ndash; est de compl&eacute;ter l&rsquo;expression par &laquo;&nbsp;la mort&nbsp;&raquo;&nbsp;: Attendre la mort. 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