Les devoirs de vacances de la Crâneuse ou la collection maritime et coquillarde du Tatou fait de tout.

 

La Crâneuse en vacances ne manque jamais à ses devoirs. Cette fois la consigne est donnée par l’éminente Professeure H :

“À partir d’une coquille.”

Évidemment la consigne et la coquille valent pour un temps et un lieu donnés à savoir septembre 2022 au bord de l’amer bassin d’art cochon dont nous connaissons la richesse lit d’oral et l’inspiration lit et râle.

Chers interlocuteurs, vous trouverez ci-dessous les devoirs de vacances accomplis avec enthousiasme par votre Crâneuse collectionneuse ainsi que la grille de compétences élaborée par la Professeure H. en personne.
Vous avez ainsi tous les outils pour évaluer la pertinence du Tatou fait de tout.
(Même si vous ne comprenez pas tout du Tatou et de ce langage d’initiés bande de cancres-là.)

Les devoirs accomplis :

  • Mon premier est le tatou prêt en bulle en amorphe sphère contrôlée tapi dans son bul’eau à la laine chargée.

  • Mon deuxième est un tatou du tout trouvé et son bul’laine sur carapace.

  • Mon troisième est un tatou ready-mer à carapace tricotée et objet dard décoquilleur.

  • Mon quatrième et un tatou peint en coque dans la plus pure tradition du souvenir de l’os séant.

Mon tout est un tatou fait de tout et qui s’en tape le coquillard !

JC, septembre 2022, Le Tatou prêt en bulle, objets et matériaux divers trouvés sur le littoral du Bassin d’Arcachon, laine feutrée à l’aiguille. Dimensions approximatives. Collection particulière.

JC, septembre 2022, Le Tatou du tout trouvé, objets et matériaux divers trouvés sur le littoral du Bassin d’Arcachon, laine feutrée à l’aiguille. Dimensions approximatives. Collection particulière.

JC, septembre 2022, Le Tatou Ready-mer, Objet et coquillage percé trouvés sur le littoral du Bassin d’Arcachon. Dimensions approximatives. Collection particulière.

JC,septembre 2022, Le Tatou peint en coque, aquarelle sur os de seiche trouvé sur le littoral du Bassin d’Arcachon. Dimensions approximatives. Collection particulière.

 

La grille d’évaluation par compétences de Professeure H :
Grille universelle critique
ayant déjà fait ses preuves sur les étudiants en masse terre de la Professeure H.

Évaluations par compétences – Sujet Août 2022

COMPÉTENCES VISÉES, TRAVAILLÉES et ÉVALUÉES

 

DOMAINES DU SOCLE

 

-Choisir, organiser et mobiliser des trucs, des machins et de l’haleine iodée en fonction des effets qu’ils produisent sur le corps mou mais beau.

-S’en taper le coquillage.

 

 

Expérimenter, produire, créer du bon pied marin.

Domaines du socle : 1, 2, 4, 5

 

-Mettre les voiles et mener à bon port une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le Tatou Spirit, grand inspirateur maniable et sans fil.

-Mener à bon porc une production collective mijotée sous la conduite du capitaine au long cou.

-Mener à bon pore une production goutteuse sous l’œil humide mais averti de Gertrude, reine de la longue conservation (1).

 

 

Mettre en œuvre un projet de lard salé ou d’eau douce.

Domaines du socle : 2, 3, 4,7, 14

 

-Justifier des choix pour rendre compte du cheminement qui conduit de la coquille à l’ermitage, ou inversement.

 

S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses paires (de chaussures à son pied) ; établir une relation avec celle des pagures, s’ouvrir à l’altérité crustacée.

Domaines du socle : 1, 3, 5, 26, 43, 25bis

 

 

-Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique de la côte aquitaine à la banlieue parisienne par l’entremise du livreur Chronopost et dans un temps historique du Quaternaire à l’Anthropocène.

 

Se repérer dans les domaines liés aux arts place Tic, être sensible aux questions agitées du beau cal et de la vulgaire croûte.

Domaines du socle : 1, 3, 92, 132ter alinéa 4, 368C (voir nouveaux programmes – réforme du collège 2023-2024), 3652a, 441702a et b.

 

Note (1) : Gertrude est aussi la reine de la longue conversation, voir http://juliettecharpentier.fr/gertrudes/ 2008 – 2022.

Cela fait exactement quatorze ans et neuf mois que Gertrude la bien conservée et grande conservatrice des collections du n’importe quoi, converse de ses droits et de ses devoirs.

Tatou-Spirit ou le tatou à Dédée.


En filiation et sans dépasser la lignée du droit fil*, les douze dés dévolus de ma mère Jacqueline, de Jeanne ma grand-mère dont la mère Mélanie était couturière, de Madeleine ma tante et de sa cousine Andrée, dite Dédée, fille de Tata et Tonton à qui était le tatou.
Cela vaut bien un Tatou-Spirit*.

JC, juillet 2022, Tatou-Spirit, laine feutrée à l’aiguille, longueur : 21 cm.

J’ai toujours aimé ranger la boite à couture de la mère poule pour en démêler les fils. (Ici la boite à couture de ma mère, triée, rangée et réparée au ruban tournesols).

Un coup de dés
jamais n’abolira Gertrude
et ce
depuis quatorze ans et sept mois.

*Article co-dédié à Marie-France Dubromel et à Céline H.

Le tatou de Tata.


Toute petite, bien avant la tête en os, j’ai dit à Bibi : ce tatou sera à toi tôt ou tard.
Tatou tabou de tata et tonton, en ostension dans l’étagère et zyeuté à distance (pas touche le tatou martelait Tata), j’en tâtai très tôt la teinte, mes mirettes toutes en fascination de ses facettes, attentives aux détails de sa carapace étincelante.

Depuis, tapi dans ma tête, le tatou mythique, le tatou perdu, bête exotique titanesque peau tendue tannée, thanatopractée en côte tatouée… T’es où mon tatou toutou gigantesque tant attendu?
« Tata » comme on dit au Vanuatu lorsqu’on se quitte…

TATAM ! le tatou reparut tantôt (cela faisait si longtemps) tout rapetissé mais tout à fait entier, intact et rutilant.
Tata, Tonton et tontaine partis, le tatou revint à Bibi en héritage.

Le tatou de Tata est tout à moi, tatou à triturer, à tatouiller et à en tatoupeinturlurer les interstices.
Tatou ! tatou ! talalaire !

JC, juin 2022, Quelques essais de représentations du tatou et d’explorations des interstices entre mémoire et réalité. Techniques mixtes sur papier (huile, acrylique, brou de noix, encre de chine, pastel etc… ) dimensions variables.

Cela fait exactement
quatorze ans et six mois
que Gertrude se tamponne
tout et le toutim
sur la Toile
qu’elle soit tête ou tatou

Le tatou empaillé, que je visitais, enfant, en grande cérémonie chez ma grand-tante et qui me fascinait tant. Il avait été rapporté il y a très longtemps par un lointain oncle d’Amérique. Par le plus grand des hasards, il m’est revenu récemment en héritage plus modeste et plus petit que dans mon souvenir.

 

 

 

La théorie du crâne de chat rosse dingue*.


Cela fait exactement
quatorze ans et un mois
que Gertrude est enfermée
dans cette boite virtuelle
et que deux réalités
s’y superposent

Physiquement il est évident
que ce crâne est mort
mais quantitativement
après toute ces années
il semble bien vivant

Tutti quanti
il est trop tard
pour l’ouvrir
mais vous pouvez toujours essayer
de lui miauler
le Cantique des Cantiques


« Viens
Mon cœur t’appelle
Oui, viens que je t’emmène dans mon jardin
L’hiver s’en est allé
Viens, je t’aimerai

Lève-toi mon amie, ma toute belle
L’hiver s’en est allé, les fleurs s’éveillent
Vient le temps des chansons
Et des “je t’aime”
Entends, ce chant d’amour pour toi s’élève… »

Sachez que
rien ne se perd
rien ne se crée
tout se transforme

*Référence capillotractée à la théorie liée à la physique quantique dite du “Chat (mort-vivant) de Schrödinger.”

Os qui roule…

 

En attendant
la soirée mousse de la vaine ânée
le moussaillon Gertrude
de ce rafiot moussu
se fait mousser en verte mousse
sur une meule
qui ne tourne plus rond.

Un os qui roule
amasse-t-il de la mousse
pour autant ?


JC, novembre 2021, L’os qui roule, mousse de jardin installée sur une ancienne meule de moulin.

Cela fait treize ans et onze mois
que Gertrude tourne autour de l’os
broie du vain
fait mousser les mises en bière
et enfarine la Toile.


Cet article meunier est dédié à l’âne qui jadis portait le grain sans glisser sur la mousse ainsi qu’à Anne Hecdoth fidèle interlocutrice qui aime bien tourner autour du pot et en ferait bien son pain (beurre).

En mains “ploples” ou le Je des mots : L’exception au Capitaine n°14.

 

« Juliette, comment sont tes mains ? »
À la question que mon entourage ne se lassait pas de me poser, je répondais inlassablement : « Elles sont ploples. »
J’avais environ quatre ans et je savais très bien dire le mot « propre » proprement. Mais remplacer les R par des L tellement plus liquides, plus bizarres, plus informes, plus intéressants à prononcer me procurait une satisfaction certaine ; les réactions d’hilarité que produisait l’effet comique de répétition m’amusaient beaucoup et m’encourageaient à poursuivre.

J’ai toujours aimé les mots, jouer avec eux, leur sens, leur plasticité, leurs possibles polysémies. Créer des associations entre eux, des collisions, des collusions, construire des phrases ou pas, ou carrément produire de la confusion grâce à eux.

Enfant, des jours entiers, je répétais intérieurement des mots ou des termes que j’avais attrapés comme des papillons sans forcément en connaître le sens, tout simplement parce que leurs sons me plaisaient ou que je leur conférais une autre signification.

J’étais une enfant sauvage et solitaire dont l’esprit était peuplé d’histoires, de conversations, de bricolages divers qui m’occupaient. Je ne m’ennuyais jamais et avec du recul, je m’aperçois que les mots jouaient un rôle certain dans cet univers personnel qui me suffisait amplement. À tel point que loin de briller, je devais renvoyer une image quelque peu demeurée en société au grand désespoir de mes parents.

Mon père n’était pas en reste pour jouer l’idiot à répéter à l’envi bons mots et calembours qui par usure ne faisaient plus rire que lui. Il adorait également modifier les noms propres, au point parfois d’oublier la version originale face à des personnes qui s’en trouvaient contrariées.
Chaque semaine il recevait Le Canard Enchainé et se délectait de sa lecture d’un bout à l’autre ; nous avions droit à tous les bons mots de l’hebdomadaire, titres succulents avec dessins ad hoc, contrepèteries croustillantes qu’on nous disait ne pas être pour nos oreilles d’enfants.
Ma mère, elle, faisaient les mots croisés du Canard, réputés des plus difficiles. Passionnée de littérature, elle recevait, au fond de la brousse malgache, la revue « Avant-scène » qui retranscrivait toutes les nouveautés théâtrales. Je les lisais après elle, je ne comprenais pas tout mais m’appropriais quelques tirades à déclamer pour moi seule.

La lecture était une de mes plus grandes occupations, celle bien sûr de livres accessibles à mon âge, j’avais entre huit et dix ans ; je m’intéressais également fortement aux ouvrages que mes parents laissaient sur leurs tables de nuit, à la recherche, quand ils avaient le dos tourné, de je ne sais quels mystères réservés aux adultes. C’est ainsi que vers neuf ans j’ai lu, terrifiée, “La Métamorphose” de Kafka, et été longtemps hantée par un corps de cafard incrusté de pommes pourries.

De la lecture à l’écriture il y a une logique. Je prenais beaucoup de plaisir à écrire, des lettres particulièrement destinées à ma tante ou à mes grands-parents. Je faisais également partie d’une chaine d’enfants de part le monde qui s’envoyaient des cartes postales ; j’écrivais à des inconnus et recevais des réponses en retour ; cela allait du petit mot aux vrais récits, j’aimais l’idée de raconter ce qui me passait par la tête à des personnes que je ne rencontrerais jamais.
J’avais environ huit ans et n’allais pas à l’école. Je suivais des cours à distance par le CNTE, ancêtre du CNED. J’avais par exemple écrit une rédaction fleuve où je faisais le parallèle entre mon grand-père que j’admirais et la momie de Ramsès II vue au Musée du Caire lors de notre dernier retour à Madagascar. Le professeur que je n’ai jamais rencontré avait été visiblement très impressionné.
Plus tard en classe de troisième, cette fois scolarisée durant une année en Gironde, je rédigeai une nouvelle sur une histoire atroce se déroulant dans les camps de la mort, récit qui m’avait été relaté par un de mes oncles et qu’il me semblait important de retranscrire. Cette écriture parmi d’autres que je réalisai en cours de français fut un moment particulièrement fort de ma scolarité. C’était en même temps un acte sérieux et une vraie satisfaction.

Mais ma plus grande révélation d’élève reste le latin. Mes sept années de latin furent une pure jouissance intellectuelle, l’épreuve de Baccalauréat sur le Satyricon de Petrone une apothéose.

Le latin était un jeu en même temps littéraire et scientifique, les traductions relevaient du défi et de l’enquête policière. J’étais captée et fascinée par la polysémie des termes et des expressions, par les tournures et les nuances avec lesquelles les auteurs latins se jouaient de leurs lecteurs. Chaque mot trimballait son petit monde avec multiples chemins pour s’y perdre.
J’ai le grand bonheur et honneur d’avoir encore en ma possession le Gaffiot familial légué de sœur en sœur puis à mes enfants ; ouvrage tant aimé, consulté, annoté, reliquaire de petites fleurs séchées et de trèfles à quatre feuilles.
Le latin, que je maitrisais mieux que les langues vivantes, anglais et espagnol, de mon cursus, m’a fait découvrir l’univers passionnant de l’étymologie ; je ne peux plus aborder un mot sans me questionner sur son histoire. Non seulement les mots portent un héritage suivant des filiations parfois surprenantes voire tortueuses, mais il est possible de les dévier vers des directions absurdes pour leur faire prendre d’autres voies et d’autres sens. On s’aperçoit souvent dans l’expérience du calembour que le mot, sa sonorité, sa forme se plient très volontiers à l’absurdité en retrouvant cohérence et logique.

C’est bien plus tard que je découvris Marcel Duchamp et sa mécanique intellectuelle, merveilleuse Broyeuse à chocolat, bien après l’École des Beaux-Arts qui se situait entre un enseignement technique traditionnel et poussiéreux et le renouveau d’une contemporanéité picturale, à l’heure où, dans ce contexte, le surréalisme était gênant voire ringardisé, avec tout ce qui allait avec.

C’est bien par hasard, et cela doit être idéalement ainsi, que j’en fis la découverte au gré des visites de musées et d’études que je repris pour devenir enseignante. Après cela, je n’eus de cesse, pour moi et pour mes élèves, de creuser et creuser encore mes connaissances sur Duchamp et son œuvre qui symbolise pour moi l’aboutissement de toute recherche artistique au point qu’il serait inutile d’en rajouter. Je ne décrirai pas ici sa démarche ; chacun peut aller à sa recherche et y trouver son propre chemin.

Le jeu avec les mots est réellement rentré dans ma pratique artistique quand j’ai commencé à travailler à partir d’un crâne que j’ai prénommé Gertrude. Gertrude au vocable plein de R comme en contrepoint du « plople » de mon enfance.

Quand j’ai abordé cette pratique autour de Gertrude, il y a plus de treize ans, je ne me doutais pas à quel point ce simple motif (pas si simple), réceptacle vide (pas si vide) et sans histoire (mais à l’histoire de tous les possibles), se prêterait à l’infini au jeu avec les formes et les mots, que les mots comme « os » ou « crâne » joueraient ainsi les trublions dans le langage, aussi bien le mien que celui des interlocuteurs de ce blog ; à quel point également le jeu avec les mots pourraient générer des réalisations plastiques, et ces réalisations autant de spiritualité verbale.

Ainsi le Blog de GertrudeS persiste et signe uniquement grâce au plaisir que je retire de ce jeu. Aucune autre ambition.

 

Je choisis de ne pas associer d’images à ce texte car le blog entier en est l’illustration et la démonstration.

 

Juliette Charpentier
Turenne le 9 avril 2021 .
Le noeuf d’avril, le seul jour de l’année
où La Crâneuse raconte sa vie.

Os taumatique et psychomotique ou la part en thèse en chantant.

Quand la Crâneuse répond
à une commande
poétique psychomotricienne
elle s’attelle à la tâche
et jette l’encre
dans son âme océanique d’enfant
pour se livrer
à quelques vagabondages automatiques
la tête hors de l’Os

JC, Décembre 2020, Janvier 2021, Cinq peintures psychomotrices, collection particulière appartenant à B. Psychomotricien.
Brou de noix, acrylique, aquarelle sur papier, 50 x 65 cm.

 

 

 

 

 

Cela fait à présent treize ans et un mois que Gertrude vous mobilise le cerveau sans pour autant exclure quelques pas de côté.

CompOsition Poïetique en Boite n°10 : Gertrude en conserve.

En l’honneur de Sophie la Boîteuse
Indocile Heureuse qui ne boite jamais
Gertrude se conserve
dans le ventre de Jaunasse
le petit bac à recyclage d’os
avant déconfinement à l’ouvre-boîte
et mise de concert
sur le mur des belles boites à zyeuter

JC, Gertrude en conserve (collection particulière), boîte de conserve déformée, papier, peinture acrylique, crayon aquarellable, photographie numérique,
bouton de rose séché provenant du jardin de S. et C.
Emballage : carton, peinture acrylique, crayon de couleur, punaise en métal. 9 x 9 x 8 cm.

Cela fait maintenant douze ans et cinq mois
que la boite crânienne de Gertrude
est du miracle en conserve

L’œil attentif de Sophie alias Indocile Heureuse à la lumière de l’oculus
offert à la Crâneuse pour son noeuf d’avril.
Alléluia!

L’œil d’OSphie.

 

Pour fêter le retour des beaux jours
et les amitiés nouvelles
Juliette redonne de l’air
à une vieille boite à l’œil
sans véritablement en donner la clé
Elle dédie cet article extralucide
à Sophie S.
promue OSphie La Grande Zyeuteuse
par la Société du Vain, Crânes et Scie

L’Oeil d’OSphie, La Boite à Zyeuter, et dans sa boite élastiquéee, le très joli clin d’œil à Gertrude , réalisé par Sophie S.
(qui a des yeux partout).

JC, mai 2019, L’Oeil d’OSphie, peinture acrylique sur véritable morceau de parquet du Moulin D. Environ 6 x 2 x 1 cm.

JC, Février 2014, La Boîte à zyeuter, acrylique, photographie numérique, yeux mobiles en plastique, boite en carton de récupération, 23 x 7 x 2 cm.

Pour vous rendre tout à fait la vue sur les desseins gertrudiens de la Crâneuse, vous pourrez toujours jeter un œil sur le texte suivant (cliquez ici), dont je vous cite un extrait :
« Elles (les réalisations) font toujours référence à des situations, des rencontres, des personnalités d’interlocuteurs ou autres évènements  survenus dans le « parcours » de Gertrude. »

Et vous dessiller à jamais l’orbite en revenant sur cet ancien article (cliquez ici).

Cela fait exactement onze ans et cinq mois que Gertrude s’échange à l’œil

 

Le jardin Pulmon’air de Gertrude n°12 ou Le jardin Pulmon’air noir

 

Pour finir à défaut d’expirer

Gertrude sort de sa bulle

pour  prendre son inspiration

chez celle* qui lit les plumes et les dentelles

dans l’obscurité de l’os

Mais au fond

la crâneuse se voit dans le cristal

 

 

Le jardin Pulmon’air de Gertrude n°12 ou Le jardin Pulmon’air noir

JC, mars 2015, Le jardin Pulmon’air de Gertrude n°12 ou Le jardin Pulmon’air noir. 

Une des 12 ventouses pulmonaires achetées à la Communauté Emmaüs, mousse polyéthylène, plumes de corbeau, dentelle, impressions photo numérique, tissue de feutrine. 

Hauteur : 7,5cm, diamètre : 6,5cm. 

Le jardin Pulmon’air de Gertrude n°12 ou Le jardin Pulmon’air noir

Cela fait sept ans et trois mois

que Gertrude hume le vain qui souffle dans les plumes

 

Suivez le courant d’air par

ICI

 

* Toute ressemblance avec une interlocutrice de Gertrude est fondée

 

Le jardin Pulmon’air de Gertrude n°12 ou Le jardin Pulmon’air noir