Gertrude Steigne et le Scroton italien.

 

Avertissement:
Je me dégage de toute responsabilité quant au contenu de l’article ci-dessous publié par Gertrude Rose dont la devise est « Éros et Thanatos sont dans le même chewing-gum. ». C’est tout dire…

JC, Crâneuse et Capitaine de ce blog
—————————————————————————————

Cet article expose la dernière réalisation de la Crâneuse dans le cadre de la « Battle » d’arts plastiques instaurée avec la Professeure H.

L’intitulé du sujet travaillé:
En réponse à ce vaste sujet, nous vous livrons quelques clés de compréhension de cette œuvre riche de sens que vous pourrez recouper pour mieux en appréhender la complexité et en saisir les références:
Ci-dessous vous trouverez:
– Un extrait de l’excellent ouvrage de Gertrude Steigne « Comment taire des passions plastiques »
– Un document explicatif, dont l’auteur reste indéterminé, censé éclairer la réalisation plastique de la Crâneuse intitulée « Le Scroton italien ».
– Des photographies montrant la production plastique « Le Scroton italien », réponse au sujet donné par la Professeur H et dont vous avez l’intitulé plus haut.
– Enfin cette production installée en situation au domicile de la Professeur H. après réception.

Extrait de « Comment taire des passions plastiques » par Gertrude Steigne grande hystérique du Lard.
(Ne pas rater les notes de bas étage.)

« Le bloc fut, parait-il, abandonné par un autre, probablement trop pusillanime (1) pour affronter son gigantisme.
Michel-Ange y fit surgir entre 1501 et 1504 une sculpture monumentale représentant la figure biblique de David (2) avant son combat contre Goliath.
Je ne suis jamais allée à Florence, je n’ai jamais vu cette sculpture, seules les images sur papier glacé (3) et mon esprit (4) font le reste.
Un homme en marbre (5) de Carrare se déploie sur plus de cinq mètres dominant le spectateur et exposant à la lumière sa magnifique nudité (6).
La tête parfaite au profil antique et aux lèvres bien ourlées (7) reste inaccessible (8) au spectateur, le regard s’échappe (9) dans le lointain des profondeurs intérieures de l’être en une intense concentration.
Le corps en léger contrapposto offre au regard une musculature aux fines attaches, émouvante (10) de jeunesse mais dont on devine la force et la puissance. De l’homme nu (11), pourtant sans armure, se dégage une certaine assurance dont la sérénité est juste perturbée par quelques détails trahissant la tension (12) de l’instant précédant le combat et le geste mortel. 
Car Michel-Ange a saisi dans le front durci (13), les tendons du cou, la main droite refermé, le bras gauche replié qui va chercher la fronde au-delà de l’épaule, l’infime moment, l’interstice temporel qui sépare la décision de l’acte de violence (14). 
Tout dans ce corps annonce la victoire du jeune David sur le géant Goliath, victoire de l’intelligence et du mental (15) sur la puissance physique. 
Dans la démesure de la pierre Michel-Ange en a érigé (16) la force inouïe. De la perfection de la sculpture il en célèbre la divinité. De la chair palpitante du marbre (17) il en fait naitre l’humanité. 
De l’ensemble monumental rayonne une puissante virilité (18) qui semble prendre sa source dans un magnifique scrotum (19), surplombant le spectateur et dont nous pouvons supputer les respectables dimensions (20), nous, petit homme (21) en dessous, orné comme le lustre XVIIIème siècle que j’avais il y a longtemps dans mon appartement haussmannien de …. » (La suite est réservé aux abonnés) (22)

1- Sûrement impuissant.
2- Le petit David tout faible, tout frêle, qui a réussi à terrasser un grand géant trois fois plus grand que lui.
3- Une chose est sure: Moi je ne suis pas de glace.
4- Mon esprit vagabond, frondeur et mal tourné, mon imagination débridée et sans limites.
5- Une chose est sure: Moi je ne reste pas de marbre.
6- Waou! Ça chauffe!
7- Je ne vais pas insister plus car là je suis en plein fantasme… mais alors…ses lèvres…!
8- C’est bien là mon désespoir.
9- S’il pouvait me jeter un seul regard, je crois que je fondrais…
10- J’en suis émue.
11- Le truc à ne pas offrir à sa grand-mère.
12- C’est insoutenable.
13- Pourtant j’avais dit qu’il était interdit d’utiliser les termes « dur » « durcir » « durci » et c…
14- Il a l’air pourtant si gentil, si doux…
15- Il ne faut tout de même pas exagérer, tout cela n’est pas une seule vue de l’esprit.
16- Une érection! N’ayons pas peur des mots!
17- Il sentait bon le marbre chaud.
18- Je commence à me pâmer et à ressembler à la Sainte Thérèse d’Avila du Bernin.
19- C’est au-delà de l’insoutenable.
19- !!!
21- Et les femmes alors?
22- Faut dire que c’est en train de déraper sérieusement.

Document explicatif accompagnant l’œuvre « Le Scroton italien » avec nouveau sujet pour la Professeur H:

JC, février-mars 2024, Le Scroton Italien ou Dispositivo di lisciviazione sperimentale per Scrotone italiano.,
9 éléments en toile écrue, reproductions du « David » de Michel-Ange (1501-04) imprimées par papier transfert thermocollant, fil, carton cordelette, pinces à linge.
Chaque élément 3 x 5 x 10 cm. L’ensemble, dimensions variables.

Le Scroton Italien en situation au domicile de la Professeure H. (Image non contractuelle).

Cela fait seize ans et trois mois que Gertrude fait sa lessive sur la Toile.

L’Os forte ou Gertrude la Mordue.


Douce comme le vernis
forte comme l’acide
avec une pointe de piquant
il n’y a que Gertrude
qui m’aille
Méfiez vous de
ce qu’on dit … ment

JC, février 2024, L’Os forte, plaque de zinc gravée et « trop » mordue à l’acide selon la technique de l’eau forte;
en attente d’impression (à suivre). 10 x 15cm
.

Gertrude, mordue de la Toile depuis seize ans et deux mois, a toujours la côte (de mailles).

Madame Gertrude Bonne Aventureuse.

JC, octobre 2023, Le Mini Kit ou double de Madame Gertrude, Boite en verre et métal capitonnée de velours noir, feutre et photographie sur papier, contenant divers éléments détaillés ci-dessous. 5 x 10 x 10 cm.

Comme C. H.* la petite veinarde qui l’a gagné gratte os à la tombe ho là, reçois ton mini-kit ou double de Madame Gertrude Bonne Aventureuse extracupide à la double vision sans globe oculaire.
Mais sang vain heure os sera le prix à payer !

*C. H. la complice lard plasticienne de la Crâneuse ; Crâneuse qui en bonne crâneuse répond toujours brillamment aux sujets donnés : ici le sujet était « Madame Irma ». En retour C. H. a eu comme sujet un cas d’os bonus. Il est tout sec mais elle saura quoi en faire.

Le Mini Kit ou double
de Madame Gertrude
*
extracupide bonne aventureuse
non voyante à la double vision
sans globes oculaires:

*dite Madame Marie Saint Nitouche ou Madame Irma en vilain verlan de la banlieue Nord de la Diagonale vide et vite comptée de cœur aise.

Comme Madame Gertrude extracupide :

  • Tu rouleras tes amis façon crise-style1 avec les deux boules en verre de gri-gri qui peuvent aussi faire office de globes oculaires.

  • Lasse de la mare au cas fait, tu snifferas le Saint Moisi2 pour prédire le foutoir et démonter le passif.

  • Tu tireras les deux lames du Jeu de Taré de la Bonne Mère : I (Y’a comme un Os) et II (Tatou bon).

  • À l’aide de la Carte du Grave3 et de sa Punaise de lie de vain, pars à la recherche des grands crus et des vains cuits.

  • Tu dissèqueras les entrailles4 du Tat(o)ueur taxitermite pour en extraire la quinte essence intestat post mortem. Avec les restes, tu confectionneras les potions, décoctions et tisanes insanes suivantes : « Tatou bu », « Tatou gagné», « Tatou perdu », « Tatou pris », « Tatou donné » et bien d’autres encore.

  • Tu planteras la Sainte Pine5 dans la Poupée à la laine chargée de veau doux là où ça fait mâle.

  • Tu allumeras le cierge pour faire apparaître l’Esprit Vain dans un Porcin6.

  • Tu prendras la mesure de la tempête dure du Bulle-thym mets tes hauts et tes bas.

1-À prononcer avec l’accent britannique, c’est plus snob.
2-Saint Moisi de la crème auto b(r)onzante de Feue Madame Soleil transmuté en Saint Chrême de la patate chaude par une certaine CH de G et conservé en à mort sphère contrôlée sous lames en peine.
3-Carte que Madame Gertrude a toujours bien gravée dans le crâne.
4-Viscères vicieux récupérés in extremis dans la boite à Os durs des anciens os cures et os pisse de la Crâneuse.
5-La relique de la Sainte Pine de Cacachia de la ceinture abominable de Bernard Deschamps. C’est aussi une vieille blagounette familiale que la Crâneuse tente de placer dans son blog depuis bientôt seize ans. C’est fait !
6-Le Porcin ou porc saint au corps ailé est un personnage un peu oublié du blog de Gertrude supplanté récemment par ce cochon de Tatou mais remis à l’horreur aujourd’hui en odeur de saint Tété.

Les deux boules en verre de gri-gri façon crise-style et leur emballage à l’os. Billes de verre transparent, papier imprimé, autocollant brillant, épingle, étiquette en papier, fil. 5 x 7 cm.

Le Saint Moisi sous lames en peine. Moisissure (prélevée sur la dernière réalisation de C.H.) lames de microscopie en plastique, colle, étiquette en papier, fil. 2 x 7 cm.

Le Jeu de Taré de la Bonne Mère. Feutre et crayon aquarellable sur papier, élastique, étiquette en papier, fil. 2,5 x 3,5 cm.

La Carte du Grave et sa Punaise de lie de vain. Gravure en taille douce sur support film à partir du relevé des sutures du crâne de Gertrude, impression sur papier aquarelle, fil, punaise, étiquette en papier. 1,5 x 8,5 roulée, 8,5 x 11,5 déployée.

Les entrailles du Tat(o)ueur taxitermite. Restes d’anciens travaux de JC, flacon en verre, bouchon en liège, étiquette en papier, fil. 1,5 x 4,5 cm.

La Sainte Pine. Épine d’acacia, papier de soie imprimé, étiquette en papier, fil. 1 x 3 cm.

La Poupée à la laine chargée de veau doux. Laine feutrée à l’aiguille, étiquette en papier, fil. 2,5 x 4,5 cm.

Le cierge de l’Esprit Vain dans un Porcin6. Extrémité de bougie en paraffine, photographies imprimées, étiquette en papier, fil. 2 x 4,5 cm.

Le Bulle-thym mets tes hauts et tes bas. Thermomètre en plastique, thym séché, colle, étiquette en papier, fil. 2,5 x 8 cm.

 

Contenu du Mini Kit ou double de Madame Gertrude. (Photo non contre actuelle).

 

La bonne aventure de Gertrude sur Internet dure depuis quinze ans et dix mois

À suivre…

Des desseins du Crâne aimé aux dessins de graminées.


JC, mai 2023, dessins et peintures à partir d’un bouquet de graminées*, techniques diverses (crayon, fusain, pastel, aquarelle, huile, acrylique…), dimensions variables.

Dessiner un crâne ou des graminées
revient toujours à structurer le désordre
en désordonnant la structure
afin d’animer le crâne
et laminer les grammes
Le trait crâneur se situe ainsi
entre le poids de l’os et la légèreté de l’air
Ici Tout est Vanité
qu’il soit crâne graine ou tatou



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cela fait exactement
quinze ans et cinq mois
qu’il y a du dessein dans le dessin
et du dessin dans les desseins
du Cas Os.

* Cet article est dédié à R. V. qui m’a offert un bouquet de graminées avec la mission de les dessiner.

14 ans ou les états intermédiaires de l’Os.

 

Suspendue*
entre J et G
entre virtuel et réel
entre os et chair
entre matériel et immatériel
entre artificiel et artifice

entre être vivant et nature morte
entre sommeil et éveil
entre art et science
entre blog et blob
entre idiotie et performance
entre le chrono et le dernier métro
entre encensoir et repoussoir
entre obsession et détestation
entre la dérive et le rivage
entre image et imaginaire
entre la mer et l’amer
entre plume et plomb
entre elle et moi
entre l’âme et la lame
entre la mémoire et l’amnésie
entre histoire et légende

entre appât rance et attirance

entre absurdité et vérité
entre crâne et écran
entre éphémère et éternité
entre protocole et pot de colle
entre tête en os et os en tête
entre dessous et dessus
entre miracle et raclure
entre oeuvre et ouvrage
entre corps et corpus
entre reliques et liquéfaction
entre représentations et présence
entre vacance et vacuité
entre cliché et chez qui
entre référence et irrévérence
entre peur et fascination
entre diction et addiction
entre décompte et comptes à rendre
entre message et passage
entre article et artiste
entre peinture et Gertrude
entre taxinomie et taxidermie
entre temps et tant pis
entre cycle et recyclage
entre rire et larmes
entre objet et sujet
entre question et interrogation
entre texte et prétexte

entre motif et motivation
entre jeu et je
entre animation et inertie
entre cadeau et cas d’os

entre énigme et transparence
entre absorption et opacité
entre vous et moi
entre silence et conversation
entre nature et culture
entre mot et maux
entre sensible et sensationnel
entre lumière et obscurité
entre ricanement et grincement
entre forme et informe
entre crâne et oeuf
entre couleur et grisaille
entre neuf et neuve
entre structure et déliquescence
entre hasard et maitrise
entre écriture et décrépitude
entre plein et vide
entre interstices et sutures
entre unité et duplicité
entre Eros et Thanatos
entre aile et son double
entre rose et noir
entre néant et béant
entre rien et vain

Gertrude a maintenant
quatorze ans
en latence
entre enfance et obsolescence
intermédiaire
ad Os les sens
du Terme


JC, décembre 2021, Blob-Os, sclérotes de physarum polycéphalum sur papier absorbant.
Chaque élément : 8 x 10 cm.

Physarum polycéphalum, myxomycète unicellulaire de l’ordre des physarales 
familièrement appelé « blob » faisant actuellement l’objet d’études par le CNRS (Audrey Dussutour, chargée de recherche),
et particulièrement prisé par les enfants et les adolescents comme « être de compagnie », ici en état de latence déshydratée sorte de mise en sommeil en attente d’un éveil.

*Presque dans l’idée inframince et approximative de l’Inframince, concept duchampien. Hommage au grand MD toujours entre inégalable et inimitable.

 

L’Os qui pue.

Gertrude aimerait tant
avoir les pieds qui puent
mais à défaut de membres inférieurs
et même de membres tout court
elle se contente
de la supériorité de son occiput

Elle voudrait nous faire croire
que détachée
des basses contingences du corps
elle serait en odeur de sainteté
transfigurée en fleur
aux couleurs ecclésiastiques

JC, L’Os qui pue, (collections particulières) coussinets comprenant toile Aïda, tissu, rubans, fil à broder, fleurs de lavande,
10 x 10 x 3,5 cm.
Sur la photographie, également différents éléments : coussinets en tissu, boite contenant des fils et une pochette en papier, tambour à broder, aiguille, fleurs de lavande, crayon, papier calque.

Cela fait douze ans et sept mois
que la Crâneuse
elle
a bien les pieds sur terre
et un Os-l’a-vendu-project
derrière la tête

Gertrude Perlette.

Enfant, un de mes livres préférés était un album du Père Castor, « Histoire de Perlette, goutte d’eau ». J’étais captivée par les péripéties de cette petite goutte d’eau du ciel jusqu’à l’océan. Ce livre n’a jamais quitté la maison de mes parents et je revois encore mon père le lisant à ma première fille ; et dans les yeux de cette dernière la même passion pour l’histoire de Perlette la goutte d’eau. Elle doit avoir trois ans.

J’adorais également enfiler des perles. Cette activité toute simple, quasi automatique, me procurait je ne sais quelle sérénité et stimulait les vagabondages de mon esprit.
J’ai d’ailleurs, bien plus tard, écrit ou divagué à ce propos (cliquez ici) .

Je suis également fascinée par certains phénomènes naturels y compris celui de la formation des perles dans les secrets replis de la chair des coquillages.

Et par les formes si complexes, si parfaites et imparfaites du crâne de Gertrude.

Gertrude Perlette, boules en pâte à modeler durcissante (respectivement 1, 2 et 6 cm de diamètre) , peinture acrylique, vernis,
boite en métal ajouré ornée de perles en plastique (18 x 14 x 10 cm)
et porte savonnette en barbotine (8 x 7 x 5 cm) chinées dans la région de Brive.

Cela fait exactement
onze ans et onze mois
que GertrudeS est la perle baroque
de ma pratique

Cela fait exactement
onze ans et onze mois
que GertrudeS est une goutte d’os
dans l’océan du Web

ExpOs temporaire: 50 globes futiles pour le prix d’un blog utile.

Cela fait dix ans et un mois
que La Crâneuse
cherche à exposer sérieusement
ce qui n’est pas sérieux.
Autant être utile à être futile
ou futile à être utile.

IMG_4103ExpOs temporaire n°50: Quarante neuf achetées, la cinquantième offerte.

(Cliquez sur les images pour les voir plus grandes)

IMG_3280IMG_3282IMG_3283IMG_3286IMG_3288IMG_3296IMG_3297IMG_3301IMG_3302IMG_3304IMG_3310IMG_3316IMG_3321IMG_3326IMG_3332IMG_3343IMG_3346IMG_3348IMG_3350IMG_3351IMG_3353IMG_3365IMG_3396IMG_3427IMG_3438IMG_3475IMG_3488IMG_3512IMG_3534IMG_3587IMG_3594IMG_3614IMG_3616IMG_3620IMG_3737IMG_3739IMG_3748IMG_3749IMG_3755IMG_3759IMG_3798IMG_3836IMG_3849IMG_3863IMG_3928IMG_3930IMG_3979IMG_4037IMG_4101IMG_4102

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ExpoS temporaire n°1: Quand il me tombe un œil.
ExpOS temporaire n•2: Poupée Os doux et son papier d’aluminium à pointes contre les rayonnements comiques.
ExpOS temporaire n•3: Les vraies fausses clés du moulin à os et du moulin à vain. À moins que ce ne soit la clé Duchamp.
ExpOS temporaire n•4: Les boules de mimosa séchées à l’air de Paris. On dirait le Sud ou pas.
ExpOS temporaire No5: La Belle Évaporée.
ExpOS temporaire n•6: Un pirate qui se prend pour Gertrude ou Gertrude qui se prend pour un pirate ? Tout ce que je sais, c’est qu’ils n’ont toujours pas trouvé la clé.
ExpOS temporaire n•7: Le sommet du goûter lors duquel on escalade la montagne dans sa tête en faisant du gras pour l’hiver tout en se disant que ça fait un bon pot pour la peinture .
ExpOS temporaire n•8: La sculpture que j’ai volée ; je ne vous dirai pas à qui, je ne vous dirai pas où, je ne vous dirai pas quand.
ExpOS temporaire n•9: Le petit ticket des longs trajets qui paraissent si courts et des courts circuits qui durent.
ExpOS temporaire n•10: LeS trois GertrudeS en conserve.
ExpOS temporaire n•11: Le dé de Mélanie la couturière. Mélanie l’a transmis à Jeanne qui l’a transmis à Madeleine qui l’a transmis à Juliette.
ExpOS temporaire n•12: Le souvenir des mers du Sud, so far away…
ExpOS temporaire n•13: Le chiffon affreux, sale et puant qui crie Peinture chaque fois qu’il me voit.
ExpOS temporaire n•14: La photo du beau mec. Je ne dirai rien même sous la torture.
ExpOS temporaire n•15: Ceci n’est pas un mètre étalon.
ExpOs temporaire n•16: Le cadeau sincère cent pour cent art plastic qui brille comme de petites étoiles dans les yeux des enfants.
ExpOS temporaire n•17: Souvenir des îles, et non du Paradis
ExpOS temporaire n•18, spéciale artiste invité. Aujourd’hui Stephane Fenaillon: Le Chien Boulon ou le Chef-d’œuvre de l’Art canin boulonesque.
ExpOS temporaire n°19: Les lunettes de star ou comment contempler Gertrude avec un ver fumé pour enfumer son monde.
ExpOS temporaire n•20: Les sucres rient dans la Gertruderie.
ExpOS temporaire n•21: L’Air de Paris car de temps en temps il faut bien respirer avec un air inspiré.
ExpOS temporaire n•22: Après l’Air, la laine.
ExpOS temporaire n•23: Après la laine en-dessous, le brouillard.
ExpOS temporaire n•24, spéciale artiste invité. Aujourd’hui Basile Paclas: Un des nombreux carnets de ma modeste contribution sans faux pas à son fabuleux Club du Faut pas.
ExpOS temporaire n•25: Le taille-crayon Centre Pompidou gagné lors d’une tombola au bal des pompiers il y a 25 ans. Ça m’amuse de tailler ma mine au musée .
ExpOS temporaire n•26: Ma seule sculpture revendiquée. Taillée dans un fond de pot de peinture desséchée, elle représente la mythique « tête de Judith  » celle qui précède la tête en Os. Elle fut réalisée à l’époque pour faire un clin d’œil espiègle au sculpteur Peter Briggs qui était mon professeur aux beaux-arts.
ExpOS temporaire n•27, spéciale artiste invité.
Aujourd’hui Eckate Lefil: Les plumes de corps beau ou le plumage qui se rapporte au magnifique ramage d’une magicienne drapée d’obscurité.
ExpOS temporaire n•28: Roulez jeunesse !
ExpOS temporaire n•29: Le premier cadeau qu’il m’a fait.
ExpOS temporaire n•30: Une vraie expo à la noix.
ExpOS temporaire n•31: Ma petite collection de fleurs
ExpOS temporaire n•32: La coiffe du Fol Gertrubu.
ExpOS temporaire n•33: Dites 33.
ExpOS temporaire n•34: Le tricot 3/4 ou le Facebookparlequellepullarrive au trois-quarts fait.
ExpOS temporaire n•35: Les démêlés de l’emmêlement, ou les désordres ordonnés, ou la désorganisation organisée, ou le bordel bien-pensant , ou la débrouille de l’embrouille, ou …
ExpOS temporaire n• 36: Le ver sous verre, ou Le casse-os sous globe, ou Le bris sous cloche .
ExpOS temporaire n• 37: Jouer à pigeon qui s’en dédit ou cochon vole.
ExpOS temporaire n• 38: Quand les huiles sont sous globe, la peinture devient cloche.
ExpOS temporaire n•39: Quand Gertrude fait tapisserie. Mais quels sont ses motifs ?
ExpOS temporaire n• 40: Peau de balle ou Gertrude en bandoulière.
ExpOS temporaire n• 41: Surface de travail à géométrie variable ou l’atelier mis en boule.
ExpOS temporaire n• 42: Plus je les regarde, plus elles pourrissent ; plus elles pourrissent, plus je les regarde.
ExpOS temporaire n•43: Plus pourries qu’hier, moins pourries que demain.
ExpOS temporaire n•44: Les boules conventionnelles.
ExpOS temporaire n•45: Illumination circonstanciée.
ExpOS temporaire n•46: Ras le bolduc.
ExpOS temporaire n•47: La Tombe Os Là!
ExpOS temporaire n•48: FB sans partage.
ExpOS temporaire n•49: Les marrons du Feu où le péché mignon qui dessert mon corps beau.
ExpOs temporaire n°50: Quarante neuf achetées, la cinquantième offerte.

Gertrude elle a vécu…

 

À la veille de célébrer ses neuf ans de Toile, que reste-t-il de Gertrude si ce n’est un profil évanescent sur un support volatil à peine éclos qu’il est déjà flétri.

Cela fait huit ans et onze mois que Gertrude joue et se joue de la disparition dans cet espace virtuel.

Novembre 2016, Gertrude, profil séché,

pétales de roses séchées et découpées en forme de profil de Gertrude,

nombre variable, chaque élément: 3 x 2 cm.

Rose au petit point

 

 

Cela fait sept ans et huit mois

que Gertrude se prend pour une Rose

 

 

Rose au petit point

 

Le plus bouleversant fut sûrement la vue de ces petites choses dérisoires et intimes, brosse à dents debout dans un verre, gant de toilette toujours accroché au lavabo, médicaments… Et son lit.

Un lit fait, bien tiré ; draps à fleurs et chemise de nuit pliée pour un prochain retour qui n’a jamais eu lieu. J’écartai les draps de coton pour y glisser ma main, comme pour prendre contact avec l’absence encore irréelle.

À la tête du lit, un seul objet accroché au mur : une rose encadrée d’ovale que je crus imprimée sur la toile ; mais à la regarder de plus près, puis chez moi à la loupe, je vis que le motif était réalisé au petit point, au minuscule petit point d’un fil.

Les tâches sur la toile, visiblement ancienne, n’enlèvent rien à la délicatesse du travail ; le statut d’objet élu, seul à la tête du lit, indique l’importance que Madeleine donnait à ce petit canevas,  que j’imagine être l’œuvre d’une jeune fille, Jeanne, sa mère, ma grand-mère (j’hérite de sa belle petite encyclopédie d’ouvrages de dames) ou de Mélanie la couturière, mon arrière grand-mère.

 

 

 Juliette Charpentier, Le Cahier de Jeanne, 2015 (extrait)

 

Rose au petit point