Mettre son mouchoir dessus…
JC, Autoportrait virtuel, décembre 2008.
JC, Ouvrage de Dames n°2, octobre 2008, huile sur mouchoir en fil brodé acheté sur Internet le 15 octobre 2007, 29 x 29 cm.
Amitié à D…
JC, Autoportrait virtuel « Comme Gertrude », décembre 2008.
Je n’ai pas fini d’espérer
infatigable comme une araignée vigilante
je guette pour les retenir
dans ma toile quotidienne
les joies du soir et du matin
qui filent à toute vitesse
Tant pis pour les chagrins et les douleurs
et les emmerdements
qui passent lentement
et qui s’accrochent
AMIS
où êtes-vous
Je n’entends plus
la petite musique
de vos
pas
Je ne vois plus
les étoiles
de vos
mots
SEUL
le Vacarme du Néant
au fond de son
crâne
Gertrude serait-elle la
MORT
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Décembre 2008
L’année se termine…
JC, Détail de Gertrude, Collection d’Automne, huile sur feuille morte de platane, 22 x 21 cm.
*Isidore Ducasse, Comte de Lautréamont, Les Chants de Maldoror, Chant deuxième.
Gertrude renaît de ses Cendres
par
des Passages Parallèles
sur
gertruderose
Paris, pont du Carrousel, mercredi trois décembre deux mille huit, dix heures trente minutes.
JC, Détail de Gertrude, Collection d’Automne, huile sur feuille morte de platane, 22 x 24 cm.
*Isidore Ducasse, Comte de Lautréamont, Les Chants de Maldoror, Chant deuxième.
*Je vous rappelle que nous sommes la Saint Nicolas.
Pour construire mécaniquement la cervelle d’un conte somnifère*, il ne suffit pas de disséquer des bêtises* et abrutir puissamment* à doses renouvelées l’intelligence du lecteur, de manière à rendre ses facultés paralytiques* pour le reste de sa vie, par la loi infaillible de la fatigue; il faut, en outre, avec du bon fluide magnétique, le mettre ingénieusement dans l’impossibilité somnambulique* de se mouvoir, en le forçant à obscurcir* ses yeux contre son naturel par la fixité des vôtres.