Gertrude au charbon.

Douze ans et deux mois
il est temps
de remettre l’Os au charbon

Photographie noir et blanc où nous voyons au premier plan, éparpillées sur une surface grise, quelques esquisses au fusain représentant le crâne Gertrude, trois crayons de fusain et une estompe. Au deuxième plan, posée sur la même surface à gauche, nous reconnaissons Gertrude vue de trois quart dos. Reflétant la face du crâne et une part de la silhouette de la crâneuse photographe ainsi que la porte fenêtre située derrière elle, source de lumière, la petite vitrine entrouverte dans laquelle Gertrude est rangée habituellement à l’abri de la poussière. Enfin à droite de l’image au fond, une autre porte fenêtre dont les vitres jouent également à refléter la lumière et dont la poignée en porcelaine rappelle une des industries traditionnelles du Limousin.

La série des Embrouilles, première version.

Ou l’impossible exercice de superposition des traits.

Cela fait neuf ans et deux mois que Juliette et Gertrude s’embrouillent tout en mesurant l’écart de leurs profils.

Peuvent-elles pour autant en démêler les contours sans perdre la face ?

Série des Embrouilles, première version, crayon au graphite ou décalquage au stencil sur pages de carnet, 21 cm x 29,7 cm.

(Cliquez sur les images pour les voir plus grandes)

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

 

 

 

 

 

 

Gertrude regarde la Mort

JC, Mine de plomb.


Pensez à ceux qui jours et nuits
voient peut-être la mort en face
Pensez à ceux qui se voient
et savent que c’est la dernière fois

Philippe Soupault, Frères aveugles.

<script type= »text/javascript »> // <![CDATA[ var gaJsHost = ((« https: » == document.location.protocol) ? « https://ssl. » : « http://www. »); document.write(unescape(« %3Cscript src=' » + gaJsHost + « google-analytics.com/ga.js’ type=’text/javascript’%3E%3C/script%3E »)); //]]> </script><script type= »text/javascript »> // <![CDATA[ try { var pageTracker = _gat._getTracker(« UA-6900860-3 »); pageTracker._trackPageview(); } catch(err) {} //]]> </script>

Passages.

Juliette Charpentier, 1982.

   

    J’ai vu se ranger, sous les drapeaux de la mort, celui qui fut beau ; celui qui, après sa vie n’a pas enlaidi ; l’homme, la femme, le mendiant, les fils des rois ; les illusions de la jeunesse, les squelettes des vieillards ; le génie, la folie ; la paresse, son contraire ; celui qui fut faux, celui qui fut vrai ; le masque de l’orgueilleux, la modestie de l’humble ; le vice couronné de fleurs et l’innocence trahie.


Isidore Ducasse, Comte de Lautréamont,
Les Chants de Maldoror, Chant premier.