Os systématic.

Gertrude est une jeune fille rangée un peu dérangée:
– Prendre une trame.
– Délimiter un espace.
– Se donner un système.
– Remplir.
– Ne jamais dépasser.

Cela fait exactement neuf ans et huit mois que l’Os est systématique mais pas automatique.

JC, Os systématic, juin-juillet-aout 2017, fil, toile Aïda, 18 cm x 18 cm environ, nombre variable.

(Cliquez sur les images pour les voir plus grandes).

CompOSition Poïétique en Boîte n°5: La Moyenne Boîte

 

 

La Moyenne Boîte

n’est ni grande ni petite

mais juste dans la moyenne

des tons moyens

et des représentations

très moyennes

 

 

img_7360.jpg

 

Cela fait six ans et trois mois

que Gertrude

se donne les moyens d’en rire

 

 

img_7355.jpg

JC, La Moyenne Boîte,

crayon, acrylique, pièce de dix centimes de franc, papier quadrillé d’écolier, effigie stéréotypée de tête de mort en carton bouilli, boite en carton de récupération,

17 x 17 x 4,5.

 

img_7358.jpg

 

La plus grande c’est Gertrude

même si la Rose en rit

et veut être Gertrude à la place de Gertrude

 

 

 

 

Gertrude au rayon mathématiques*

 

 

 

Si je compte bien,

Gertrude a déjà quatre ans et neuf mois

soit cinquante sept mois au compteur.

Tout compte fait

et lasse de conter quelque jeunesse fantasmée et enfuie,

elle sort de ses livres de contes

un vieux compte à dormir debout:

 

 

 

 

Première diffusion le 3 mai 2009. Voir ICI.
*
*
*
*
*
L’Histoire est chez Gertrude
La Géographie est chez Gertrude Rose
Et les Maths sont à tous les rayons
Quant à edurtreG, elle continue à psychoter
 
 
*Modeste hommage à Philippe Soupault et à Isidore Ducasse:
Ô mathématiques sévères, je ne vous ai pas oubliées, depuis que vos savantes leçons, plus douces que le miel, filtrèrent dans mon cœur, comme une onde rafraîchissante. J’aspirais instinctivement, dès le berceau, à boire à votre source, plus ancienne que le soleil, et je continue encore de fouler le parvis sacré de votre temple solennel, moi, le plus fidèle de vos initiés .

Isidore Ducasse, Comte de Lautréamont, Les Chants de Maldoror, Chant deuxième.


    

        Au rayon « mathématiques »,  je remarquai un ouvrage broché sous une couverture beige. Le titre : Les Chants de Maldoror. L’auteur : Comte de Lautréamont. Cet exemplaire, échoué dans cette librairie à la suite de circonstances qu’il me fut impossible de découvrir, portait une brève inscription au crayon à la mine de plomb : « rare »…

 

Philippe Soupault, Mémoires de l’Oubli, 1914-1923