Cela fait cinq ans et sept mois
que Gertrude
consume la mort
par les deux bouts

JC, Tête brulée
pierre noire et fusain sur papier,
100 x 120 cm.
Feue Gertrude se fume aussi en Rose et Noire
CHÈTES: Néologisme*
en glisse au-delà du mouroir
désignant tout ce que Gertrude
ne saurait montrer
et ce que nous ne saurions y voir.
Une notion qui tombe à pic
dans le vide
du décollement irréversible de l’Os
et dans le bleu
qui s’insinue dans l’archipel gertrudien.
* Cet article est dédiée à Noëlle Combet qui en a inventé le titre sans en maitriser les conséquences.

JC, Chète 1, traces de pétales de fleurs séchés, aquarelle sur papier, 21 x 29,7cm
Il y a Pays(pas)sage sous Rose et encre Noire de passage
Encore un petit mois de Chère à nu au Pays des couteaux et la Crâneuse décroche*.
Ici on ne fait pas dans les prolongations mais dans le raccourcissement.
* Pour des raisons purement techniques de planifications navigatrices.
Cinq ans et cinq mois de Web
cela vaut bien un interlude en pensées
et un hommage à
Marguerite
Les Pensées en pétales d’amitié
de Marguerite
pour une tête d’os à la pensée évaporée
Promesses poétiques
pour panser le noir d’hiver
et penser le bleu de l’été
Promesses de printemps

Pétales de pensée, collage, dessins, textes réalisés par Marguerite pour Le Capitaine. Marguerite est membre actif de l’éminente Société Française d’Illustration Botanique.






Gertrude rose et Gertrude noire
se planquent dans les fleurs
en attendant le printemps.
De toutes les folies de la Toile,
la Crâneuse n’est jamais rassasiée.
Toujours plus vite et toujours plus loin,
elle roulera son crâne sur les sentiers.
Allons sans peur et sans reproche
vers de nouvelles aventures !
La Crâneuse est sur Facebook
depuis hier soir
et met un
turbOS
dans son rafiot !
Si vous êtes connecté(e)
cherchez Juliette Charpentier
dans le Réseau,
elle porte son crâne en bandoulière.
Ceci est bien réel !

D’habitude Gertrude expose
les effets de sa matérialité
de manière virtuelle.
Aujourd’hui elle expose
les effets du virtuel
dans un lieu très matériel,
surplombant l’Enfer,
entre les sept péchés capitaux
et le Coin des Hasards.
Il serait tout à fait inapproprié et réducteur,
en ces courants d’air impalpables d’Internet,
de vous conter quoi que ce soit
de la réalité de cet espace
et des belles rencontres qui s’y font.
Aussi, chers amis,
où que vous soyez dans votre réalité,
je vous laisse à votre imaginaire.
Et si vous êtes encore en ligne,
allez donc lire l’histoire incroyable
d’une disparue à la raison décapitée
et au calepin bien rempli,
qui flotte entre les eaux du virtuel
et les ossements du réel :
Le Calepin de Dolorès Machefort
par le Maître sérialblogueur
Sébastien Armengol.
Tout est prêt !

Cinq ans et quatre mois de web :
À force de crever l’écran,
la femme sans tronc
passe côté matériel pour crâner

Pendant que Gertrude emballe,
Gertrude Rose trépigne
et Gertrude Noire stresse.
La suite au prochain numéro