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Quatre ans et huit mois de Web
cela vaut bien une petite case en plus
edurtreG attend vos commentaires
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Quatre ans et huit mois de Web
cela vaut bien une petite case en plus
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En arrière plan: La Relique du Navigateur Inconnu.
Le père du Capitaine disait que, sur tout rafiot en perdition, la coutume était de dire : Les femmes et les enfants d’abord.
Ainsi, le Capitaine brodait depuis quatre mois de doux coussinets à l’usage de ses interlocutrices, sans aucune ambition de sauver ces dernières du désastre.
Telle Pénélope attendant le retour d’Ulysse elle aurait pu poursuivre ses activités occupationnelles sur canevas et offrir ainsi quelques coups saints de plus à ses innombrables admirateurs.
Mais, consciente du peu d’intérêt suscité par ses ouvrages de dames auprès de la gent masculine, elle décide cependant de braver pour la dernière fois les stéréotypes rugissants sur son coussin flotteur, de tirer l’aiguille un peu plus loin et d’exhiber ses dessous pour raviver la flamme du Navigateur Inconnu.
Mon cinquième est pour*
*Celui que je ne rencontrerai jamais
Cela fait exactement quatre ans et cinq mois
que Gertrude est en ligne
et ne sait pas à qui elle parle
L’inconsciente Rose continue à draguer
et la Noire toujours aussi paumée
ne sait toujours pas où elle habite
Ceci est une trame
mais ce n’est pas un drame
nous trame quelque chose depuis quatre ans et un mois.
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Malgré le calme apparent de l’Os
l’envers des corps
n’est pas de tout repos
Cela fait quatre ans
que l’intrigue se noue
sous la surface de l’Os
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Simone de Beauvoir, La Vieillesse, Gallimard, 1978
PAS BESOIN D’UNE LOUPE POUR VOIR QUE GERTRUDE EST DÉCRÉPITE
Le coup de vieux
c’est sur
46 mois de web!
Rappelez-vous l’objet que nous vîmes, mon âme,
Ce beau matin d’été si doux :
Au détour d’un sentier une charogne infâme
Sur un lit semé de cailloux,
Les jambes en l’air, comme une femme lubrique,
Brûlante et suant les poisons,
Ouvrait d’une façon nonchalante et cynique
Son ventre plein d’exhalaisons.
Le soleil rayonnait sur cette pourriture,
Comme afin de la cuire à point,
Et de rendre au centuple à la grande nature
Tout ce qu’ensemble elle avait joint ;
Et le ciel regardait la carcasse superbe
Comme une fleur s’épanouir.
La puanteur était si forte, que sur l’herbe
Vous crûtes vous évanouir.
Les mouches bourdonnaient sur ce ventre putride,
D’où sortaient de noirs bataillons
De larves, qui coulaient comme un épais liquide
Le long de ces vivants haillons.
Tout cela descendait, montait comme une vague,
Ou s’élançait en pétillant ;
On eût dit que le corps, enflé d’un souffle vague,
Vivait en se multipliant.
Et ce monde rendait une étrange musique,
Comme l’eau courante et le vent,
Ou le grain qu’un vanneur d’un mouvement rythmique
Agite et tourne dans son van.
Les formes s’effaçaient et n’étaient plus qu’un rêve,
Une ébauche lente à venir,
Sur la toile oubliée, et que l’artiste achève
Seulement par le souvenir.
Derrière les rochers une chienne inquiète
Nous regardait d’un oeil fâché,
Épiant le moment de reprendre au squelette
Le morceau qu’elle avait lâché.
Et pourtant vous serez semblable à cette ordure,
A cette horrible infection,
Étoile de mes yeux, soleil de ma nature,
Vous, mon ange et ma passion !
Oui ! telle vous serez, ô reine des grâces,
Après les derniers sacrements,
Quand vous irez, sous l’herbe et les floraisons grasses.
Moisir parmi les ossements.
Alors, ô ma beauté ! dites à la vermine
Qui vous mangera de baisers,
Que j’ai gardé la forme et l’essence divine
De mes amours décomposés !
Prélever un coquillage dans son environnement, le choisir pour des raisons aussi diverses que des critères de perfection, de rareté, et même d’anomalies, l’exposer ou le ranger dans une boîte, l’étiqueter, c’est de toute façon changer son statut d’élément naturel, lui conférer toute l’ambiguïté d’un objet entre esthétique et scientifique, c’est lui modifier son destin en l’excluant du cycle de la vie et de la mort.
SECUNDUM CONVENENTIAM
IN FORMA
MULTIPLEX EST SIMILITUDO*
Saint Thomas d’Aquin, Communauté en la Forme
*La ressemblance se comprend selon la convenance dans la forme et c’est pourquoi la ressemblance est multiple.