51 réflexions sur « Éclipse »

  1. « Still ist die Nacht, es ruhen die Gassen,
    In diesem Hause wohnte mein Schatz;
    Sie hat schon längst die Stadt verlassen,
    Doch steht noch das Haus auf demselben Platz.

    Da steht auch ein Mensch und starrt in die Höhe,
    Und ringt die Hände, vor Schmerzensgewalt;
    Mir graust es, wenn ich sein Antlitz sehe –
    Der Mond zeigt mir meine eig’ne Gestalt.

    Du Doppelgänger! Du bleicher Geselle!
    Was äffst du nach mein Liebesleid,
    Das mich gequält auf dieser Stelle,
    So manche Nacht, in alter Zeit? »

                                      Heinrich Heine

    *

    La nuit est sombre et les rues sont tranquilles, c’est dans cette maison qu’habitait mon adorée ; elle a depuis longtemps quitté la ville, la maison, elle, n’a pas bougé.

    Il y a aussi un homme, qui regarde en l’air, et qui se tord les mains de chagrin ; la terreur me saisit lorsque je vois son visage – la lune me montre mon propre moi.

    Toi mon double ! Toi mon pâle compagnon ! Que viens-tu singer encore mes peines d’amour qui m’ont tant tourmenté, tant de nuits, en ce même endroit en d’autres temps ?

    SCHUBERT – Der Doppelgänger
    http://www.deezer.com/track/332653

    Doublement vôtre.

  2. Ô Gertrude de quoi donc douter?…Pas de votre Hécate j’espère…J’ai tenté de vous indiquer un chemin afin de m’apercevoir à travers un tableau qu’on a fait de moi il y a un certain temps…peu experte dans le monde virtuel j’ai demandé l’aide d' »humnimalités », de se mettre en lien avec votre blog afin que vous puissiez  regarder mon portrait avec l’un de mes corbeaux .
        A bientôt …
     Dans ce sincère espoir
                                   Votre Hécate

  3. Nous sommes ton aile ,Ô Temps, mais tout de même pas ta serre ravisseuse!
      Ou bien vas-tu jusqu’à exiger ceci: que nous soyons aile et serre en même temps? (Hofmannsthal )                 
                                           Hécate

  4. Quand Gertrude reviendra qu’elle sache que le hasard m’a menée à voir, à écouter Palimpseste ll, que j’ai suivi sa main sur le plan de Paris, que j’ai aimé sa façon de parler de Paris.Je retrouvai  le Paris de mes souvenirs avec le timbre de sa voix .Je revoyais la Seine,ses méandres, et comme j’émergeai à peine du Fleuve décrit par J.B Del Amo dans son roman,véritable personnage dont l’importance sidère,c’était agréable de revoir la Seine comme une scène faite pour l’intimisme des pensées de Juliette, ses errances…Cela c’était hier soir le jour séteignait, alors la voix pénètrante et lente alluma la « lampe au bec d’argent « du deuxième chant de Maldoror…et s’éclaira un peu le message laissée sur mon Fil D’Archal…( nous ne sommes jamais complétement seuls aux heures de mélancoliques désolements, le tragique n’étant contenu que dans cette affreuse ignorance insoluble sur l’instant)…
    J’ai aimé ce parcours,cette voix disant le chant d’Isidore, j’avais par le passé bien eu d’autres lecteurs de ces chants, j’avais rencontré bien des poses et des poseurs,ils sont légions hélas…Avec cette voix, avec cette main soulignant la Seine, les ponts, bien des ponts sur le rêve s’ouvraient…Et cet oiseau dédoublé dans son vol n’était qui sait qu’un présage inscrit dans l’espace…La silhouette en noir debout au bord de l’eau comme une soeur de la mienne , près d’un autre fleuve, dans une autre ville: toutes les envies de se jeter à l’eau se ressemblent…
    Merci Gertrude de ce moment…
    Nous sommes en 2009.J’ai compris aussi que ce chiffre accompagne Gertrude.Le chiffre 9 étant à la fois fin et commencement il est possible d’y voir bien des signes à déchiffrer c’est vrai!!!
    Pour moi beaucoup de 3. On multiplie les 3 on arrive forcement au 9.
    Je n’aime pas les chiffres,je m’en accomode.Neuf jours et neuf nuits séparent le ciel de la terre et celle-ci des enfers. A  méditer.A la lueur d’une lampe au bec d’argent…
    Je ne penserais plus désormais aux ponts de Paris sans penser à Juliette, à Gertrude…à sa feuille de platane.La où je suis bientôt on va abattre des platanes du dix-neuvième siecle !…Requiem…
     Ce commentaire est décalé, je n’ai pas su me retrouver dans les corridors des châteaux roses et noires et pourtant j’ai bien croisé le vol du corbeau,celui qui m’avait été dit…
    Qu’ il me soit pardonné de ce long discours.En d’autres temps mon navire fit nauvrage… »Celui qui n’a pas vu un vaisseau sombrer au milieu de l’ouragan, de l’intermittence des éclairs et de l’obscurité la plus profonde… « ( chant deuxième)
                Dans la sincèrité
                                            Hécate

  5. Je vois que vous savez de mieux en mieux caresser Gertrude dans le sens du poêle  dont vous trouvez peu à peu les cordons jusqu’à vous perdre dans les oubliettes de son château.
    Avez-vous traversé neuf fois le Fleuve en sa compagnie en visionnant les neuf passages?

    Sinon c’est bien trop d’honneur et de compliments que vous prodiguez à un vieil os qui n’a aucun des mérites que vous chantez..

    Je partage votre aversion pour les poseurs; j’en ai quelques uns dans ma profession..

  6. Eh! Quoi Gertrude vous réfutez les mérites que je vous reconnais? que de modestie.Cela vous sied à merveille!
    Ravie de voir que nous n’aimons pas les poseurs ni moi ni vous.Nous les cotoyons hélas. Certains pourraient me dégoûter de certains de mes goûts si ceux-ci ne reposaient sur une conviction indéracinable!
    L’idéal est un étendard difficile à porter.Qu’importe: qui m’aime me suive .Plutôt la solitude à l’hypocrisie.
    J’aime les oubliettes, on y est tranquille. Vos châteaux, vos mystères, vos passages sont délicats à ma misérable connaissance informatigue, je galère, croyez -le et n’ai pas honte à l’avouer. L’attrait et l’amitié que vous m’inspirez me secoureront un peu,aidée par vous un peu si j’ose espérer que vous puissiez le vouloir.
    La magie peut beaucoup mais elle n’est pas sans cesse en action.
    Bien à vous.votre Hécate

  7. J’aime votre sagacité. En effet, mes oeuvres n’étaient pas à cette ressemblance .Bravo!
    Vous êtes dotée d’une observation aussi aiguisée que Maldoror… »Dis-moi qui tu fréquentes…. »
                 Hécate

  8. Je vois tout de même que vous vous débrouillez bien mieux que ce que vous prétendez: vous parvenez à passer d’un blog à l’autre. Je ne sais pas par contre si vous avez vu mes nouveaux articles.

  9. Dans ce blog de la chemise à jabot, c’est le chaos!( mais l’aide du chaos parfois m’est utile…plus habile que la sorcière pour la toile, à chacun ses dons; ceci dit je vais essayer de trouver vos derniers articles si je n’ai pas égaré ma baguette magique ya de l’espoir ! Printemps de la poésie, me revoila avec une petite chose sur le fil d’archal…)
      votre
      Hécate

  10. Je sens que cet auteur qui cultive le secret, préserve son anonymat, provocateur à l’occasion dans « le matricule des anges » est loin de vous déplaire .
    Le hasard a favorisé « nos rencontres »…Je viens de parcourir votre article de rentrée…J’ai très envie de vous laisser une trace de mon ressenti . Dès que j’ai un moment moins « chaotique » je le fais .
    Très réconfortant de vous retrouver Cher Crâne…Triple Gertrude…
       Votre Triple et plus…
                     Hécate

  11. Faites donc, Sorcière du grand Chaos, je n’attends que cela..

    Pour l’instant overblog est un peu bloqué et n’arrive pas à canaliser coorectement la circulation chaotique des périphériques cyber du mercredi des lève-tard accrochés à leur toile.

    Patience d’araignée au plafond…

  12. J’avais déjà avancé le berceau avec moi quand j’étais un n’oeuf improbable sur le blog noir, quand j’étais encore mongolienne (j’ai fait cui-cui jusqu’à l’age de cinq ans, je me prenais pour un oiseau);
    malheureusement, vous n’avez même pas vu que j’avais tendu un lien vers votre blog…
    Snif! mauvaise fée..

  13. L’article s’intitule « N’oeuf improbable », il y a un bébé, en l’occurence moi, en dessous un texte de RA, puis le nom de votre blog.
    D’une petite souris légère caressez, et vous basculez chez Hécate la Fée…

  14. Insomnie, j’avais prévu…malgré 2 pilulles…néant..
    ….d’un coup fiat lux ! j’avais lu et relu l’écrit sur klimt et judith ( me  l’était fait imprimer….dès le début…pour méditer!
    84..le lieu en question commençait par B…c’est ça?

  15. l’engin veut se mettre en grève, je dépanne ,il remet ça!
    Alors les com…loupés, je vois ça après.
     Une grande envolée d’amitié vers vous car rose est la vie quand je vous entrevit…
    « le plaisir des morts c’est de moisir à plat »
      le mien de vous frôler de mon vol

  16. je vais essayer…les ailes un peu lasses, j’ai pas toujours l’intuition en « connexion », ça devrait vous rassurer?( entre nous: vous l’avez mérité cette « histoire » promise).Elle s’est passée par-delà un pont sur un fleuve de votre connaissance…pas le Léthé…un autre dont je trace pas même l’initiale ici par prudence).
    Votre confiance revient au moins?
    Tout de même ce LAUTREAMONT avec ses ponts, quel « pont » il nous  a offert!!!
                Méritait bien son »oraison » de ma plume…
    J’aurais eus d’éternels regrets de ne la lui avoir point faite.
     Partagez-vous un peu cette pensée? J’ose l’espérer.

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