Gertrude de Bruges

 

Il y a quelques années

Le Capitaine a navigué jusqu’à Bruges

Gertrude elle

a le  béguin pour Jan

ici et au-delà

 

Cela fait six ans et quatre mois

qu’elle entretient une modeste peinture

dans son étagère

en rêvant de lui

 

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JC, avril 2014, Gertrude de Bruges,
huiles sur toiles, épingles à nourrice dorée, mouchoir de fil bordée de dentelle de Bruges avec le monogramme G, acheté à Bruges en 2010,
27 x 27 cm, chaque peinture : environ 2 x 2 cm.
 

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Alors que Gertrude dort dans la dentelle

Gertrude Rose se gratte la peau

et Gertrude Noire fait tomber les croûtes

 

11 réflexions sur « Gertrude de Bruges »

  1. …  Bruges-la-Morte ! Georges Rodenbach, comme moi, détestait les dentelles, les béguines, les chocolats (là, on dit ‘pralines’) de Jef, en particulier, et ce chancre catholique et touristique, en général. Personnellement, je ferais de ce délicat colifichet le dernier drapeau pirate flottant sur les sordides canaux de cette Venise du Nord. Quand à l’autre, celle du Sud, je lui a déjà réglé son compte par ailleurs. Bbbrrr…, Gertrude, quel mauvais goût ! Mais ne craignons point l’outrance !

  2. Mais cher Vincent, vous savez que J cultive, en ces espaces, le mauvais goût, ne serait-ce que par son adhérence obsessionnelle avec G; et que l’amertume, dans les sensations gustatives, est probablement la mieux placée pour faire grincer l’acidité du réel et nous garder ainsi vivants.

  3. Gertrude est en dentelle d’Os ….J’ai beaucoup aimé Bruges,son concert de carillon à la nuit….Et le livre Bruges-La-Morte, et aussi quand Stefan Pizella racontait tout cela à la radio sur de superbes musiques, une voix envoûtante…

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