G à l’œil

 

Cela fait sept ans et onze mois

que la crâneuse joue de l’aiguille et du couteau

sur Internet

et que la morte Gertrude s’en bat l’orbite

Mais aujourd’hui elle a le G à l’œil

et la toile en berne

 

G à l’œil

JC, novembre 2015, G à l’œil,

broderie au fil sur peinture acrylique passée au couteau sur toile,

20 x 20 cm

 

Cette fois c’est Gertrude noire qui est à l’honneur sortons les chiffons pour pleurer

 Gertrude rose, elle, continue à nous raser

 

G à l’œil

 

Parce que je le vaux d’où…

 

Ce n’est pas la peine de pleurer

comme un veau doux

Le Capitaine ne sait plus

où cela fait mal

 

img_0769.jpg

JC, novembre 2010,
Le Capitaine Veau Doux*,
toile à peindre, ruban, fil, coton, petites photographies de Gertrude, éléments de seringues hypodermiques,
9 x 12 x 21 cm

 

*Avertissement: cet objet n’est pas une poupée Vaudou; la figurine ressemble au Capitaine mais ne la représente pas, Gertrude n’est pas la Mort, mais le crâne d’une femme assez pragmatique pour avoir fait don de son corps à la Science.

 

Très important!

La Noire

sort les cadavres du placard

La Rose

dissèque à l’acide

 

L’Ombre de Gertrude.

 


 

 

Je marche à l’ombre de tes structures éblouissantes. Je progresse, pas à pas sur le tranchant de tes contrastes, équilibrant mon poids sur tes obscurités asymétriques. Je caresse l’inexorable suture de nos mélanges ; sous ma main, l’or cicatriciel de nos collisions. Je me glisse dans les méandres nocturnes de ta physionomie impossible. Ta clarté se dérobe sous ma pensée, la vidant de sa substance, fragile sur ton implacable minéralité.

Je m’endors dans la douceur de tes orbites, perdue dans la chair éteinte de tes cavités.

Je pleure tes larmes absentes.

 

 

Cure de Désintoxication


GERTRUDE
ACCRO À LA TOILE
INFO OU INTOX*?

Gertrude soigne son addiction, réduit les doses de la Toile, se fait plus rare. Elle répondra de temps en temps à quelques commentaires pour ne pas souffrir du manque de votre présence.

Le Capitaine réduit la Voile pour aller moins vite et prendre le temps de faire escale avec sa tribu. Son prochain article est programmé pour le trois du joli Mois de Mai.

*Réponse vers le 16 mai 2009.


C’est un équilibre rompu qui veut se rétablir, et qui ne peut plus se rétablir sans crise. Même en ne tenant pas compte de l’irritation de l’estomac et des transpirations excessives, il est facile de se figurer l’angoisse d’un homme nerveux, dont la vitalité  serait régulièrement réveillée, et l’esprit inquiet et inactif. Dans cette terrible situation, le malade généralement considère le mal comme préférable à la guérison, et donne tête baissée dans sa destinée.

Charles Baudelaire, Les Paradis artificiels,  Un mangeur d’opium.