Le costume de Vain.

L’était arrive et l’amer monte .

Il est temps, chair Gertrude, d’enfiler ton costume de Vain.

JC, juin 2017, Le Costume de vain, acrylique sur papier, photo numérique, dimensions variables.

Cela fait exactement neuf ans et six mois que Gertrude vous fait croire à son incarnation et que personne n’est dupe.

La Crâneuse, elle, aime jouer avec des silhouettes en papier, ça lui rappelle son enfance.

Le Bas de l’Aine.

 

Gertrude Rose a toujours rêvé avoir un bas de l’aine pour conserver ses économies de moyens.

D’où l’intérêt de fricoter à l’aiguille une spirale de laine à deux sous autour de l’os.

Sans commune mesure avec la Pénélope que l’Os disait, Gertrude, elle, est définitivement détachée de tout parlement terrestre, son emploi étant déclaré douteux et sans aucune utilité publique.

 

JC, Le Bas de l’Aine (work in progress), laine, aiguilles sans tête, crayon sur papier calque, dimensions variables, actuellement environ 20 x 20 x 4 cm.

Cela fait exactement neuf ans et un mois que Gertrude vous parle de ses dessous sans toucher un seul sou.

 

Le Trousse Os : Tenue de ça-été*

 

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JC, 2013, Trousse-Os,  Cendres tièdes, tissu de coton, fil, bouton, dimensions variables.

 

La Crâne-Story a entamé sa sixième saison

sur les troubles canaux du virtuel,

sans se découvrir du fil du matériel.

Il est donc grand temps pour Gertrude

de sortir sa collection de Os couture.

 

Pour l’été qui promet d’être Show

elle prévoit la nuisette

Cendres tièdes en lin seul,

idéale pour contempler

le crépuscule au bord de l’Os.

 

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Cinq ans et trois mois d’Os opéra:

les nuits d’été vont être torrides!

 

 

La Rose espère le printemps, La Noire retient l’hiver.

 

 

  *Référence arbitraire aux écrits de Roland Barthes

L’Os en dessous

 

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En arrière plan: La Relique du Navigateur Inconnu.

 

Le père du Capitaine disait que, sur tout rafiot en perdition, la coutume était de dire : Les femmes et les enfants d’abord.

 

Ainsi, le Capitaine brodait depuis quatre mois de doux coussinets à l’usage de ses interlocutrices, sans aucune ambition de sauver ces dernières du désastre.

 

Telle Pénélope attendant le retour d’Ulysse elle aurait pu poursuivre ses activités occupationnelles sur canevas et offrir ainsi quelques coups saints de plus à ses innombrables admirateurs.

 

Mais, consciente du peu d’intérêt suscité par ses ouvrages de dames auprès de la gent masculine, elle décide cependant de braver pour la dernière fois les stéréotypes rugissants sur son coussin flotteur, de tirer l’aiguille un peu plus loin et d’exhiber ses dessous pour raviver la flamme du Navigateur Inconnu.

 

Mon cinquième est pour*

 

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JC, Pique-Gertrude N°5,  
canevas, fil, satin, rembourrage synthétique,
3 x 9 x 9 cm

 

*Celui que je ne rencontrerai jamais

 

Cela fait exactement quatre ans et cinq mois

que Gertrude est en ligne

et ne sait pas à qui elle parle

 

L’inconsciente Rose continue à draguer

et la Noire toujours aussi paumée

ne sait toujours pas où elle habite

 

Gertrude trame

 

 

IMG-copie-3.jpg

 

 

Ceci est une trame

mais ce n’est pas un drame

 

 

Gertrude

nous trame quelque chose depuis quatre ans et un mois.

 


 

 

 

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L’Os qui dort

 

 

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Malgré le calme apparent de l’Os

l’envers des corps

n’est pas de tout repos

 

 

 

 

 

 

 

Cela fait quatre ans

que l’intrigue se noue

sous la surface de l’Os

 

 

GERTRUDE

 

 

 

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La chair de Gertrude

Rappelez-vous l’objet que nous vîmes, mon âme,
Ce beau matin d’été si doux :
Au détour d’un sentier une charogne infâme
Sur un lit semé de cailloux,

Les jambes en l’air, comme une femme lubrique,
Brûlante et suant les poisons,
Ouvrait d’une façon nonchalante et cynique
Son ventre plein d’exhalaisons.

Le soleil rayonnait sur cette pourriture,
Comme afin de la cuire à point,
Et de rendre au centuple à la grande nature
Tout ce qu’ensemble elle avait joint ;

Et le ciel regardait la carcasse superbe
Comme une fleur s’épanouir.
La puanteur était si forte, que sur l’herbe
Vous crûtes vous évanouir.

Les mouches bourdonnaient sur ce ventre putride,
D’où sortaient de noirs bataillons
De larves, qui coulaient comme un épais liquide
Le long de ces vivants haillons.

Tout cela descendait, montait comme une vague,
Ou s’élançait en pétillant ;
On eût dit que le corps, enflé d’un souffle vague,
Vivait en se multipliant.

Et ce monde rendait une étrange musique,
Comme l’eau courante et le vent,
Ou le grain qu’un vanneur d’un mouvement rythmique
Agite et tourne dans son van.

Les formes s’effaçaient et n’étaient plus qu’un rêve,
Une ébauche lente à venir,
Sur la toile oubliée, et que l’artiste achève
Seulement par le souvenir.

Derrière les rochers une chienne inquiète
Nous regardait d’un oeil fâché,
Épiant le moment de reprendre au squelette
Le morceau qu’elle avait lâché.

Et pourtant vous serez semblable à cette ordure,
A cette horrible infection,
Étoile de mes yeux, soleil de ma nature,
Vous, mon ange et ma passion !

Oui ! telle vous serez, ô reine des grâces,
Après les derniers sacrements,
Quand vous irez, sous l’herbe et les floraisons grasses.
Moisir parmi les ossements.

Alors, ô ma beauté ! dites à la vermine
Qui vous mangera de baisers,
Que j’ai gardé la forme et l’essence divine
De mes amours décomposés !


Charles Baudelaire,
Une Charogne,
Les Fleurs du Mal