Le Jeu de la vérité n°6

 

 

JC, Le Jeu de la Vérité n°6,
Performance réalisée le samedi 17 novembre 2012 à Paris 17ème, après jambon, fromages et vin des volcans.
Je remercie S.A. Le Néologue de sa belle et généreuse participation à cette performance.
Mon amitié à Anne-Marie, discrète et attentive spectatrice, qui nous a offert abri,  gentillesse et musique.
(Excusez la publicité involontaire: dada est rien, dada est vain et vous en profiterez pour lire le texte.)
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Converser avec un Néologue Alourdisseur de dictionnaires est un grand moment de Vérité où l’on apprend que :

 

   Gertrude n’a pas pris une ride malgré le poids des ans.

   L’âme a pris un gramme.

   Le Capitaine a pris un kilo par excès de bonne chère.

   L’os est lourd mais ne vient pas de Lourdes.

   Une douce musique flotte dans l’atmosphère.

   Les mots prennent du poids et les propos s’envolent.

   Le culte de Gertrude vaut son pesant d’os.

   Le Capitaine repart chargée.

   Le poids des maux fait la légèreté de l’être.

   L’ego du Capitaine est en extension.

   L’ironie est comme une plume sur la lourdeur des réalités.

   Le Dada a le sabot léger.

   Gertrude c’est du lourd.

   La crâneuse balance entre le kalachnikov et l’aiguille.

   L’os est un breuvage fort qui se boit comme du petit laid.

   Nous avons de gros sabots mais le cœur léger.

   Le sept c’est plus que le six.

   Les chevilles du Capitaine enflent.

   Parler de Gertrude n’est pas une mince affaire.

 

Bref que le Vain fait toujours son petit effet entre l’os et le fromage, dans un subtil équilibre entre la légèreté du ton et le poids du stéréotype.

 

 

Rappel historique:

Le Jeu de la vérité n°1

Le Jeu de la vérité n°2

Le Jeu de la vérité n°3

Le Jeu de la vérité n°4

Le Jeu de la vérité n°5



 

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Cela fait exactement quatre ans et onze mois

que Gertrude pèse ses mots

en buvant du Vain en bonne compagnie.

 

 La Rose a bien de la chance

et La Noire a une drôle de mine.

74 réflexions sur « Le Jeu de la vérité n°6 »

  1. Le Jeu de la Vérité …c’est le Grand Jeu du Capitaine et de Gertrude où Juliette transmet ou transfuse ou infuse des potions en tous genres, il y a vin et vain.

    J’attendais ce moment depuis longtemps….A savoir que mes petits bavardages sérieux ou moins sérieux avec le célèbrissime Cosaque d’Auvergne qui, j’en ai la preuve existe et n’est point une fantasmagorie ( ce dont, tout au début non que j’en doutasse, me posait une ou deux interrogations…que vous entretîntes avec délectation humoresque -à présent qu’une assidue fréquentation de votre Compagnie & Blogs m’a apprit quelques petites choses-qui était donc ce singulier auteur-collectionneur de bocaux, d’un chien  répondant au nom de Schopenhauer si je ne m’abuse…)

    Donc, voilà vous êtes au courant de mes cogitations depuis X temps…Oui, oui j’ai cru qu’il chevauchait par les plaines russo-mongoles, wodka aidant quand ce ne fût point l’Absinthe Verte ou Noire, virtuelle ou non…ma fièvre donna même grand soif à un certain Alien, il m’en souvient…mais ne ravivons point les plaies. Revenos à nos volcans !…

    Donc, les cimetières sont des lieux de rencontres pour les vivants…ça tombe bien !!!

    J’ai retenu les mots de galaxies, de parano, le nom de Tristan Tzara,( c’est loin d’être triste….tout ça )

    …mais chère G, ou cher Capitaine qui brassez les flots, l’âme ne serait selon vous qu’un objet imaginaire ????

    A quand une Âme sur votre étagère, trônant facétieuse et invisible ???? Gertrude doit se mordre les dents dans votre dos !!!pour ne pas mourir de rire, évidemment.

    Attendez voir que l’objet imaginaire vint à s’agiter tout seul, à passer par le trou d’une serrure, ou sous la porte de votre chambre douillette ….Il n’y a pas que l’os à remonter le temps…Tout est périssable, certes…mais l’âme dure peut-être plus longtemps que l’Os  !!!!

    Le cadre de votre entrevue est ambiant, la musique aussi…Et le vin inspire sérieusement l’Auteur du Dictionnaire…Vous ne trinquâtes point dite-moi ?( Lors de mon tour de Jeu de la Vérité, vous en souvenez-vous, je fus seule à me rincer la gorge d’un appéritif afin de me donner force et courage à …tout ce qui m’attendait).

    Et, je suis au comble du ravissement d’entendre la voix d’Armengol et plus encore quand il aborde le 19ème siècle…..:)

    Quand à l’offrande shamanique, là…C’est vraiment digne d’un cabinet de curiosités ….

    Je romps là mes élucubrations…Je ne sais plus trop où j’en suis…

                                                                                                  votre Triple Hécate

     

     

  2. Ah! Voici un commentaire dont vous seule avez le secret, chère Magicienne; foisonnant et flamboyant comme votre boudoir pourpre; avec le cosaque, nous avons longuement loué vos talents de plume et de sortilèges! Et je n’oublierai jamais que vous êtes le premier interlocuteur que j’ai rencontré dans la vie réelle, celle pour laquelle Le Capitaine a transgressé tous ses principes; celle qui a fait tourner la tête à Gertrude avec ses pendules…. Quelle aventure que ce jeu de la Vérité au cimetière Montparnasse!

    Quant au Cosaque d’Auvergne, il existe bien, je l’ai vu, je lui ai parlu et j’en suis pas revenue!

  3. C’est que lorsque quelque chose m’inspire….. les mots s’envolent ( j’en ai perdus quelques uns aujourd’hui…là. )

    C’est sans prétention et sans préméditation…En événement pareil j’en suis encore toute étourdie. Ah! les grandes heures de la toile sur la grand voile du rafiot d’Os !!!!….

     

  4. :))) J’en suis morte de rire: j’imagine le vain en dalle en pente et devant un gros tas d’os; et hop une petit dérapage incontrolée du capitaine qui finit dans une meule d’os bruissante…. un vrai délire. Finir sous les os montantes.

    Ah ce vain alors!

  5. Je m’inquiète en effet: ce Feradada passe son temps à boire du Vain avec Gertrude et ils s’entendent comme deux vieux os de cochons. J’ai peur que Gertrude prenne de mauvaises habitudes avec cette louche fréquentation.

  6. Cette ostention de « vanité », à la lisière d’un verre de v(a)in,-mais je préfère la ver-vaine-est une apologie de la vie… surréaliste (la vie?.l’apologie? l’une et l’autre?) …Votre âme, ma Dame, n’a pas pris plus d’un gramme. Plus serait un grand dam, que Dieu me damne. Et elle s’allège, en robe d’alexandrin, sur la ligne6 du parcours quand l’esprit se déleste de mots si lourds que balourds…L’ego en extension est une baudruche à tête d’autruche et Gertruche, sabot léger, coeur lourd, pointe dans les nuages aiguilles et armes de pétarade… ou de parade..La chute est vertigineusement aérienne…Bravo Juliette!

  7. Chère Noëlle, je suis parfois complètement épatée, ébahie (je ne trouve pas de mots assez forts) de toute cette intelligence et cette poésie prodiguées par mes interlocuteurs sur mes idioties. Votre commentaire me renverse et je ne puis que secouer bas, très bas mon chapeau vide et cabossé de capitaine avec sa plumasse de même pas un gramme (dame!) à vos pieds pour saluer vos beaux et bons mots appliqués comme un baume sur mes facéties.

    Merci.

  8. Attention à ce que vous dites, car dès que l’on cause de surfaces intracrâniennes, Gertrude se sent visée.

    Et puis rangez votre kalach à crottes, Gertrude ne fait pas le trottoir.

  9. Comme un feu rouge ou une guirlande de sapin ?

                                                                    Un bon Noël  vous souhaite par ce temps de printemps chère Crâneuse…:)

  10. Merci chère Magicienne.

    Je pensais plutôt à un crâne clignotant des paupières et un tantinet psychédélique qui me regarde passer en me faisant des clins d’oeil depuis le bord de mon étagère. 🙂

  11. La rencontre entre Gertrude la légère et l’alourdisseur de mots est captivante. Un conseil au capitaine, cependant, ne laissez pas le premier gogol venu fourrer ses doigts dans les os-rbites  de la demoiselle !

     

  12. Les gens du pays arverne me demandent des nouvelles du Wisigogol-Feradada ? Comment va-t-il ? N’est-il pas malade d’avoir à respirer l’air parisien ?  

  13. je suis le continuateur,

    j’ai passé le Col de Bielsa

    avec les chaussures trouées, olé !

    je suis venu pour ramasser

    les crottes des caniches

    des châtelaines,

    je suis un ramasseur de crottes

    de caniches; Olé !

  14. L’inculture moderne et prétentieuse

    est digne d’un crépis bien gras

    pour surfaces intracrâniennes.

    Il suffit de parler avec certain

    pour faire la moto-crottes.

    Prout !

     

  15. Il est donc perdu pour l’Auvergne ! Adieu petit bougnat ! Maintenant il va vendre à prix d’or du pseudo-tripoux à des japonaises à chaussettes remontées !

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