Neuf de Mai: Hommage au Navigateur Inconnu.


La Relique très mystérieuse du Navigateur inconnu

ou les résidus calciques
des dérives d’un Tri Marrant
sur les Hautes Rives
des communications virtuelles.

 

JC, avril 2009, La Relique du Navigateur Inconnu,
peinture à l’huile, formation calcaire de ver marin tubicole (coquille ramassée au bord de la Grande bleue par un voyageur infatigable), verres bombés, encre, papier découpé sur plaque de médium, 20 x 20 cm.

 

Secundum convenentiam in forma multiplex est similitudo


Saint Thomas d’Aquin, Communauté de la forme.

12 réflexions sur « Neuf de Mai: Hommage au Navigateur Inconnu. »

  1. Je pensais la formule augustinienne… Peu importe ! Mais le sens et la portée que tu lui donnes ouvrent d’intéressantes perspectives esthético-transcendentales. Puis-je à cette occasion te suggérer, chère Juliette, d’utiliser quelque jour, comme support pour tes travaux, ce matériau, découvert par un de mes proches dans une copie d’élève, à savoir le plexiglas… mais défini, dans cette variété-là, comme un ‘alliage de verre et d’aluminium’. C’était d’un bachoteur en lettres, tu le comprendras.

  2. Sur la « Ressemblance » et les « distances » et « écarts » qu’elle met en débat, deux ouvrages incontournables de Georges Didi Huberman:

    La ressemblance par contact
    et La ressemblance informe.

    Cela fait trente ans que Le Capitaine bricole..

    Mais n’avez-vous pas déjà remarqué qu’il avait adopté ce support high tech de verrre et d’alu depuis un peu plus de seize mois?
    Regardez, il est juste sous vos yeux: tendez la main et caressez l’écran de votre Macintosh (je parierais, vu ce que je perçois de votre personnalité que vous êtes équipé de ce système estampillé d’une petite pomme).

    Je vois également que vous avez quelques connivence avec cette grande institution qu’est l’EN.

  3. Mac. Juste, mon Capitaine, comme vous, depuis 25 ans. Deux, comme vous aussi, je présume, un plus grand et un plus petit. Nomadisme oblige. Mais ma personnalité préfère le titanium au banal aluminium. Quant à l’EN, c’est une histoire d’amour ancienne et ratée.

    Ceci dit toutes ces photos me frustrent un peu. En arts plastiques, ce que j’aime, c’est justement la plénitude de la plastique et pas seulement le superficiel du plastique. Parole d’ancien responsable de galerie.

    Bonne journée, Juliette. 

  4. Comment savez-vous que j’ai un Mac? Sur le nombre, je vous bats: une bonne dizaine à la maison de toutes les générations; les plus anciens (des 2si) ont été transformés en faux Nam June Paik dans l’entrée!

    Mon travail est on ne peut plus matériel, hélas je n’ai que l’écran dans cet espace virtuel pour vous le montrer.

  5. Je ne parlais que de ceux qui sont perceptiblement en exercice. Pour ma part l’exiguïté du lieu, les vicissitudes de l’histoire, la pratique de la vacuité… ont fait disparaître les vestiges, même du premier et anthologique Mac Classic.

  6. Johohohe! Johohohe! Johohohe! Johohe!
    Traft ihr das Schiff im Meere an,
    blutrot die Segel, schwarz der Mast?
    Auf hohem Bord der bleiche Mann,
    des Schiffes Herr, wacht ohne Rast.
    Hui! – Wie saust der Wind! – Johohoe!
    Hui! – Wie pleift’s im Tau! – Johohe!
    Hui! – Wie ein Pfeil fliegt er hin,
    ohne Ziel, ohne Rast, ohne Ruh’!
    Doch kann dem bleichen Manne
    Erlösung einstens noch werden,
    fänd’ er ein Weib, das bis in den Tod
    getreu ihm auf Erden!.
    Ach! wann wirst du, bleicher Seemann, sie finden?
    Betet zum Himmel, daß bald ein Weib
    Treue ihm halt’!

    Johohohe! Johohohe! Johohohe!
    Avez-vous rencontré en mer le navire<o:p></o:p>
    Les voiles rouge sang, le mât noir ?<o:p></o:p>
    A bord, sur le tillac, l’homme pâle,
    <o:p></o:p>Le maître du vaisseau veille sans relâche.<o:p></o:p>

    Hui
     ! Comme bruisse le vent ! Johohé !
    Hui
     ! Commes sifflent les cordages ! Johohohe!
    <o:p></o:p>
    Hui
     ! Il vole comme une flèche et fuit<o:p></o:p>
    Sans but, sans relâche, sans repos.

  7. Après Peregrinus,je n’ajoute que cela qui saura lui parler.
       
    « Sur le malheur,mer amère,
     Naviguer devient trop rude.
     Je me jette par temps rude
      En Dieu grand comme la mer. »
                                        Catharina Regina von Greiffenberg( 1633-1694)

  8. Tout part toujours dans les flots
    Au fond des nuits sereines
    Ne vois-tu rien venir ?
    Les naufragés et leurs peines qui jetaient l’encre ici
    Et arrêtaient d’écrire

    Extrait d’une chanson de Noir désir

    Je suis heureuse de vous voir à nouveau illuminer mon espace de vos commentaires poétiques, cher ami Maestro.
    Merci.

  9.  » pilleurs de mer
       tu te penches sous l’attente
      et te lèves et chaque fois que tu salues la mer ivre à tes pieds
      sur le chemin des étoiles de mer
       déposées par colonnes d’incertitude
       tu te penches tu te lèves… » (Tristan Tzara )

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