Mieux que les SOldes : l’OS gratOS.

 

Chers interlocuteurs,
si vous souhaitez, vous aussi, recevoir1 une petite figurine Os l’éponge gratOS,
vous n’avez qu’une chose à faire :
parler à Gertrude2.

Malgré les appâts rances
l’acte est gratuit et n’a pas de prix .

1Sous réserve d’avoir votre adresse postale que vous pouvez m’envoyer via FB en MP ou par mail, si je ne l’ai pas déjà.

2 C’est-à-dire écrire un ou plusieurs commentaires sous les innombrables articles innommables de ce blog.

Os l’éponge,
(mousse polyuréthane de récupération découpée, dimensions variables, fils et étiquettes tamponnées « 10ans« ) prêtes à l’envoi.

Très prochainement sur ce blog :
Tout en continuant à compter
sur vous, pour vous et pour moi,
la Crâneuse édictera bientôt
de nouvelles modalités gertrudiennes
d’une grande futilité.

Déjà, sans attendre, une nouvelle catégorie dans ce blog :
« À effet immédiat. »

Dix ans: Le calendrier de l’après.

Gertrude en dix ans, c’est 947 articles et 19518 commentaires.

(Cliquez sur les images pour remonter le temps.)

Et pourtant cela pourrait se résumer en une phrase :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Voici dix ans que Le Capitaine sous son chapeau crâne dans son bocal posé sur l’étagère encombrée pour laisser son empreinte sur la Toile en écoutant le bruit du monde et en brodant ses rêves de médaille en chocolat sous forme de monogramme tatoué dans la peau de l’os pastel, et après ?… »

 

Soi dix ans en passant: Les @-Vaintures de Os l’éponge.

Ou dix ans de performances absorbatives d’une Crâneuse-éponge qui n’amasse pas mousse face à ses admirateurs virtuels absorbés:

La performance absorvative d’Os l’éponge face à ses nombreux admirateurs absorbés.

Cela fait dix ans que Gertrude gratte, frotte, étrille, lave, récure, lessive, absorbe, essore, essuie, éponge en direct sur la Toile…

Et pourtant si elle nettoie, elle est Moi.

JC, décembre 2017, Os l’éponge, mousse polyuréthane de récupération découpée, dimensions variables.

L’os qui roule.

JC, octobre 2017, L’Os qui roule, 9 feuilles de papier format A4 imprimées, découpées et collées sur papier,  0,5 x 19 x 28 cm.

Pourquoi ce texte ? Il me plait de prétendre que je l’ai choisi par hasard.

Et pourtant n’est-il pas le texte même des enroulements compulsifs : histoire de cordons, d’étouffement, d’entrailles et de nombril, de regard tourné vers soi-même ; ou encore de quelque grouillement intérieur en boucle.

Le texte s’intitule « Naitre » (cliquez ici) ; je l’ai écrit en 2011   pour je ne sais quelle obscure raison. Comme tous les textes que j’écris, peu l’ont lu ou le liront malgré sa mise en ligne et sa publication, potentiellement au vu et au su de tous, et dont je ne développerai pas ici le paradoxe.

Je choisis (ou pas) ce texte « Naitre » et, cette fois-ci, je décide de l’imprimer recto-verso avec la police la plus proche du manuscrit, avec les marges les plus étroites afin que le maximum de la feuille soit rempli. Et comme la dernière fois je découpe le texte ligne par ligne, le réduisant ainsi à une série de bandelettes de papier imprimé et ôtant au récit sa cohérence. Chaque bande de papier mesure 21 cm, la largeur d’une feuille A4 sur à peu près ½ cm ; cet « à peu près » se révèle vite intéressant car les spirales que je vais former vont être de hauteurs légèrement différentes et ces petites variations vont animer la surface de ma réalisation.

Mais revenons à mes bandes de papier : cette fois-ci je ne les colle plus bout-à-bout et décide de les utiliser brutes à longueur égale pour avoir des modules équivalents ; les seules variations se faisant sur les hauteurs des spirales et sur leurs capacités de « déroulement ».

Car j’enroule chaque bande de papier autour d’une baguette de bois dans laquelle j’ai pratiqué une petite fente. J’y engage l’extrémité de chacune et je tourne la baguette jusqu’à obtenir une spirale de papier très serrée ; saisissant fermement cette dernière entre le pouce et l’index, je la dégage pour ensuite relâcher légèrement la pression de mes doigts et libérer le petit ressort de papier qui se détend , se déroule jusqu’à ce que je décide de sa taille. Pour la fixer, je colle l’extrémité de la bandelette sur elle-même. La spirale peut ensuite être « modelée » à la forme voulue, ou aplatie ou pincée en pointe afin de mieux s’insérer dans un espace vacant : Chacune va trouver sa place dans l’enceinte du dessin régulateur de la face de Gertrude. Les contours en sont matérialisés au préalable avec d’autres bandes de papier formant barrière à la prolifération des spirales. Le tout est comme une matrice contenant les enroulements du texte. Ce dessin de Gertrude n’est autre que la énième version d’une représentation directement décalquée d’une seule et même photographie du crâne vue de face. Les spirales de papier sont placées une à une, s’adaptant les unes aux autres, prenant à chaque fois la forme adéquate pour s’insérer dans les interstices en attente. Le remplissage suit le schéma de l’os laissant en réserve les orifices et le vide du support. L’ensemble a priori constitué de la matière fragile du papier est d’une solidité et d’une résistance étonnante sous ma main. Le toucher en expérimente une épaisseur d’autant plus tangible qu’elle enferme le texte dans ses plis et rejoue les alvéoles de l’os.

Un os toujours en devenir de ses déroulements.

Cela fait neuf ans et dix mois que Gertrude roule, s’enroule, déroule mais n’amasse pas d’os.

 

Os in-textricable.

Neuf ans et neuf mois de toile et d’écriture: Gertrude est toujours aussi

IN-TEXTRICABLE

JC, septembre 2017, L’Os in-textricable, papier imprimé découpé et collé selon la technique (ou presque) des paperolles, cadre, 24 x 33 cm.

Cette pièce a été réalisée avec une patience d’illettrée à partir de l’impression sur papier du texte initialement écrit à l’occasion du 9 avril 2014 (cliquez ici) et retranscrit ci-dessous:

La répétition du même motif n’est pas quelque chose de nouveau dans ma pratique.

Enfant, je dessinais des « usines à poulets », des enchainements sans fin de machines, d’engrenages, de tapis roulants, de rouages autour desquels s’activaient sans relâche des volatiles à crêtes hérissés et aux pattes grêles.

Je me souviens très bien du plaisir que j’éprouvais à détailler cette activité et à remplir la surface du papier de toutes les possibilités articulatoires que m’offrait ce système jusqu’à celle de continuer sur une autre feuille. Je ne pense pas m’être ennuyée une seule fois à dessiner ces combinaisons répétitives et il me semble avoir poursuivi cette marotte un certain nombre d’années.

À l’âge adulte, alors que je commençais à avoir une pratique de peintre à l’École des Beaux-arts, j’ai très vite retrouvé cette jubilation de la répétition.

Il est une période antérieure aux épisodes abordées précédemment dans ce blog où je pris véritablement conscience du pouvoir de renouvellement de la répétition, ainsi que de sa capacité à provoquer le surgissement de phénomènes nouveaux.

Je mélangeais alors autoportraits et motifs décoratifs (parfois « empruntés » à ceux si beaux d’Henri Matisse). Je travaillais avec des pigments mélangés à de la paraffine que je faisais chauffer, et que je devais appliquer immédiatement sur le support avant qu’elle ne fige.

Très vite, je me désintéressai de l’aspect « autoportrait » pour ne plus peindre ainsi que des motifs décoratifs. L’intérêt de cette peinture abstraite, répétitive en all-over, associée au procédé de la cire, était qu’elle révélait brutalement la surface du support avec une grande matérialité en s’affirmant autant en fond qu’en forme ; ces derniers se retrouvant à égalité dans la « lecture » du motif sans aucune hiérarchie.

Ce fut pour moi une vraie révélation de peintre, car entre ce fond et cette forme juxtaposés sur le même plan, surgissait un nouvel espace, un interstice de jonction qui respirait au gré de mon geste répété mais chaque fois renouvelé ; une sorte de fontanelle mouvante en promesse de devenir dont la sensation (que j’attribue, peut-être à tort à tout phénomène de picturalité) ne m’a plus jamais quittée et m’a convaincue à jamais qu’il était inutile « d’inventer » de nouvelles formes pour renouveler la peinture ; que cette dernière s’alimentait d’elle-même des infimes et infinis décalages que la picturalité était susceptible de générer.

Ce constat peut paraître évident, voire banal, mais je sais qu’il faut non seulement en faire l’expérience mais aussi avoir ce « déclic » de la vision pour le prendre à son compte.

On pourrait penser que l’activité Gertrude échappe à cette voie de peinture dans laquelle je prétends m’être engagée depuis plus de trente ans.

J’ai pu le croire aussi quand, exhumant Gertrude de l’oubli, j’eus l’ambition de lui « inventer » ou lui « redécouvrir » une histoire, un passé, une mémoire. Mon activité aurait pu ainsi basculer du côté de l’imagerie d’une fiction, peut-être en a-t-elle parfois titillé les limites.

Mais Gertrude au fil des années s’est révélée un motif puissant, bien plus puissant que son « histoire ». Gertrude, malgré mes résolutions, mise en avant comme sujet, est restée objet. Elle a même renforcé sa qualité d’objet en me désignant, moi, comme sujet.

Certes, la pratique concrète de la peinture est particulièrement mise à distance dans cette aventure, mais contre toute attente, je reste plus que jamais le peintre, le peintre de Gertrude, le seul autoproclamé dont Gertrude est la motivation, le motif/modèle, le motif répétitif.

Malgré une assez grande variété de mises en œuvre, le motif Gertrude, de point de vue littéral, se limite à quelques représentations de face et de profil, dessins, peintures, modifications infographiques dont les modèles ne sont, ni plus ni moins, que les quelques photographies de départ que j’ai réalisées du crâne de Gertrude.

L’utilisation de ces représentations dans des réalisations plus ou moins farfelues, au gré des mes envies, des rencontres, des circonstances ont fait de Gertrude une image, qui bien sûr, lui reste propre, étant toujours celle de sa « physionomie » unique, mais qui se vide peu à peu de sens en flirtant avec celle stéréotypée et très à la mode de la tête de mort.

On peut ainsi autant se questionner sur les capacités « décoratives » de Gertrude dans la composition d’objets/bricolages qui, souvent, n’ont plus grand chose à voir avec une « mémoire gertrudienne » que sur celles à « jouer » à l’infini les « vanités » en tant que « reste humain » et à déranger ainsi les petits arrangements d’une plasticienne dilettante qui n’a ni le temps ni le courage de combattre en peinture.

Gertrude, ainsi, se répète sans en avoir l’air, n’abordant de front ni la mort, ni elle-même, ni moi, effleurant la surface des choses en restant chose. Quant à moi, je procrastine une peinture à laquelle je consacrerai tout mon temps quand je l’aurai et quand il sera temps et pas trop tard, et où, enfin, je ferai surgir entre Gertrude et le fond qu’elle trimballe la vérité de sa vraie nature.

Juliette Charpentier, Paris, le 9 avril 2014

Os systématic.

Gertrude est une jeune fille rangée un peu dérangée:
– Prendre une trame.
– Délimiter un espace.
– Se donner un système.
– Remplir.
– Ne jamais dépasser.

Cela fait exactement neuf ans et huit mois que l’Os est systématique mais pas automatique.

JC, Os systématic, juin-juillet-aout 2017, fil, toile Aïda, 18 cm x 18 cm environ, nombre variable.

(Cliquez sur les images pour les voir plus grandes).

Serial Crâneuse.

Gertrude est toujours la première d’une longue série.

Toujours la même, même si…

La crâneuse en verra-t-elle la fin ?

JC, juillet 2017, La série des profils à motifs, aquarelle et crayon sur papier dessin, nombre évolutif, environ 12 x 10 cm.

 

 

JC, juillet 2017, La série des profils couleur os, dépôt de pigment aquarelle sur papier aquarelle gaufré en creux à l’aide d’un gabarit en forme de profil de Gertrude, nombre évolutif, environ 12 x 10 cm.

 

JC, juillet 2017, La série des profils gaufrettes, papier dessin gaufré en creux à l’aide d’un gabarit en forme de profil de Gertrude, nombre évolutif, environ 12 x 10 cm.

Cela fait exactement neuf ans et sept mois que Gertrude montre son meilleur profil en vous laissant croire qu’il est différent chaque jour, même si…

JC, juillet 2017, La série des têtes de Gertrude sur chutes, aquarelle sur chutes de papier aquarelles, nombre évolutif, environ 2 x 10 cm.

 

Le costume de Vain.

L’était arrive et l’amer monte .

Il est temps, chair Gertrude, d’enfiler ton costume de Vain.

JC, juin 2017, Le Costume de vain, acrylique sur papier, photo numérique, dimensions variables.

Cela fait exactement neuf ans et six mois que Gertrude vous fait croire à son incarnation et que personne n’est dupe.

La Crâneuse, elle, aime jouer avec des silhouettes en papier, ça lui rappelle son enfance.