CompOSition Poïétique en Boîte n°3: La Boîte Noire si Rose

 

 

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JC, La Boîte Noire si Rose,

Acrylique, blanc correcteur, paillettes, strass, papier, carton, boite cylindrique en carton de récupération,

H : 10 cm, Diamètre : 8 cm

 

La troisième CompOSition poïétique en boîte* (* Pour en savoir plus ou encore moins, rendez-vous sur le blog de Gertrude) s’intitule La Boîte Noire si Rose.

Il s’agit d’une boîte cylindrique en carton, contenant à l’origine des noix de pécan salées et assaisonnées au piment de Cayenne, achetée dans une épicerie fine de la Capitale.

Pour cette CompOSition, la boîte a été entièrement peinte de couleur noire mais de telle manière à laisser transparaître, çà et là, la belle couleur orangée initiale. Sur le dessus du couvercle est collée une photographie découpée du crâne de Gertrude peinte de couleur noire et dont les parties les plus claires ont été recouvertes de paillettes argentées. Sur le côté de la boîte et dans sa partie supérieure ont été pratiquées trois petites ouvertures en forme de meurtrières afin de laisser passer la lumière de façon très parcimonieuse vers l’intérieur de la boîte. À l’intérieur de la boîte, six strass blancs et noirs sont collés de part et d’autre des petites ouvertures de telle manière à difracter la lumière provenant de ces dernières. Au fond de la boîte est collée une image imprimée sur papier à partir d’une photographie numérique du profil du crâne de Gertrude et retouchée avec du « blanc » correcteur afin de donner à cette dernière l’aspect d’une « constellation ». Cette image est encadrée d’une fine lamelle de carton peinte en noir. Autour de l’image sont réparties, en arc de cercle et suivant la courbure de la boîte, des lettres autocollantes roses en strass, achetées au rayon papeterie de l’hypermarché que fréquente Le Capitaine le samedi, afin de former le mot « GERTRUDE ».

 

 

 

Cela fait six ans et deux mois

que j’ai ouvert ma boîte de nuit

 

 

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Chez Gertrude la Boite des Transparences

et ses explications limpides,

chez la Rose vous verrez bien…

 

 

Rien*

 

 

 

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Cela fait trois ans et onze mois que

GERTRUDE

c’est trois fois

RIEN

 

 

 

 

*Au Seigneur Krapo

 

 

Un texte extrait du passé, un presque rien supposé…

Le sujet n’est pas là, et quand bien même le serait-il, et que nous l’évoquions, il ne manquerait pas, comme à son habitude, d’être absent. Je veux fermer ici la possibilité de dire quelque chose, et conclure par ne rien dire. Dire une bonne foi ce rien est toutes les présuppositions qui tournent autour. Car c’est sans cesse autour, à l’entour et au tournant, que nous nous trouvons ; et nous trouvant-là, que nous excluons la possibilité de nous trouver. Il ne peut être question de conclure, toute forme de conclusion serait ici perçue comme une abjecte imposture, et laisserait supposer qu’il y a quelque chose de plus à en dire.

  Léon Videux

 

 

 

Os séant intérieur.

 

 

 

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Les souvenirs sont en nous ce qui empêche le monde de finir et lorsque l’on voit qu’il continue aussi hors d’eux, indifférent et mobile, coulant sans avidité sur ce qui fut et sera, un vertige se produit, qui a l’éclat de notre propre disparition.

 

 

Jean-Christophe Bailly, Le Dépaysement,

Seuil, 2011

 

 

 

 

 

 

Gertrude n’en finit pas de jouer les disparues.

3 ans, 9 mois de web