Dix-sept ans ou Gertrude la copiée-collée.

 

Cela fait exactement dix-sept ans que La Crâneuse fait ÇA* , qu’elle copie-colle toujours la même mais à chaque fois différente, et c’est si vain:


* Compilation en « copié-collé » des rappels de la présence de Gertrude sur le Web déclarée chaque trois du mois, d’avril 2008 (trois mois après le lancement du blog de Gertrude) à décembre 2024.

 

 


Aujourd’hui jeudi trois avril deux mille huit, cela fait exactement trois mois-lumière que le Vaisseau Gertrude a été lancé dans l’Espace Cybergalactique à la conquête de l’Inconnu. Aujourd’hui, cela fait exactement quatre mois que Gertrude est en ligne. Cela fait cinq mois que Gertrude vogue la Galère. SOWANA est en ligne depuis 10 ans GERTRUDE est en ligne depuis 6 mois. GERTRUDE A PRIS L’AMER DEPUIS SEPT MOIS. Gertrude a débarqué sur le Web depuis sept mois. CELA FAIT HUIT MOIS QUE GERTRUDE A COMMENCÉ SON VOYAGE. NOEUF MOIS DE BLOG POUR UN CRÂNE  Neuf mois de Blog! Le Blog de Gertrude: Dix mois de Construction à la Main. Onze  Points d’audience pour Onze  Mois de  Web. Ce blog a un an! Les douze Travaux de Gertrude: Douze galons pour le Capitaine dans sa petite Entreprise. Gertrude en ligne depuis treize mois: Depuis Treize mois Gertrude danse la Valse à 13 Points sur la Toile. Cela fait quatorze mois que Gertrude est avec vous. Cela fait quatorze mois que je rêve de vous. Cela fait quinze mois que Gertrude navigue par monts et merveilles. Gertrude goute au fruit de la Passion depuis quinze mois. Gertrude 42 mois de Web. GERTRUDE se plie en Trois pour fêter ses dix sept mois de Web. Cela fait dix-huit  mois que Gertrude a entamé sa délicate progression. Cela fait un an et demi que Gertrude compose avec la fragilité et taquine la rupture. 18 mois de propos décousus sur la brisée de nos fragiles interfaces. 18 Mois Temps Minimum pour un Crâne d’Oeuf à la Coque. Aujourd’hui, jeudi trois septembre deux mille neuf, cela fait exactement vingt mois que Gertrude est en ligne. Gertrude compte en ligne depuis vingt et un mois. Gertrude conte derrière son écran de verre depuis vingt et un mois. Gertrude se la raconte sur Internet depuis vingt et un mois. Cela fait vingt deux mois que Gertrude marche à contre-sens, tourne dans tous les sens, perd tout bon sens sur Internet. Cela fait vingt deux mois que les sens de Gertrude s’évaporent sur le Web. Cela fait vingt deux mois que les effluves de Gertrude s’entêtent en ligne. Cela fait exactement vingt trois mois que Gertrude est au bout de la ligne. Cela fait vingt trois mois que ce Crâne se prend pour un Hareng….Tant qu’il ne se prend pas pour du Lard… 
Aujourd’hui, cela fait exactement deux ans que Gertrude est en ligne et pêche les illusions sur la Toile. 2 ANS DE WEB GERTRUDE a-t-elle laissé son empreinte sur l’interface? Deux ans et un mois de Web:Il serait temps de faire l’inventaire avant d’inventer… … et de réfléchir à de nouvelles perspectives et… … et de passer à l’action. Aujourd’hui, trois mars deux mille dix, cela fait exactement deux ans et deux mois que Gertrude est en ligne. Je n’ai pas vu le temps passer… 2 ANS 2 MOIS DE WEB TOUJOURS RIEN GERTRUDE N’EST QU’UNE MACHINE À BROYER LE RIEN. 2 ans et 2 mois Le temps passe Gertrude passera. Seules les ombres… Deux ans et trois mois qu’elle file. Deux ans et trois mois que Gertrude surfile et surjoue… Trois mai deux mille dix: Deux ans et quatre mois de Web. Gertrude cultive ses liens depuis deux ans et cinq mois. Aujourd’hui cela fait deux ans et cinq mois que Gertrude se soigne aux miracles. Je d’Os pour trente mois de web.Trente jetons d’os pour trente Moi de jeu. Le Capitaine vous fait gober de l’Os depuis trente mois. Cela fait exactement deux ans et huit mois que Gertrude tisse des liens. 
Cela fait exactement trente trois mois que Gertrude voyage en ligne directe. Aujourd’hui, cela fait exactement deux ans et dix mois que le Capitaine fait voguer n’importe quelle planche pourrie à la surface d’Internet. Cela fait deux ans et dix mois que Gertrude est confortablement installée sur le Web. Deux ans et dix mois de Web: Le Capitaine vous livre l’étagère clés en mains. Sans faire trop cas d’Éros,cela fait deux ans et onze mois que Gertrude a fait le pari d’être Os de Paris en tête Capitale d’une dame de faire. Presque trois ans de web Gertrude va bientôt entamer son quatrième. Aujourd’hui, cela fait exactement trois ans que le Capitaine a commencé son voyage et lancé Gertrude sur les flots cyber. TROIS ANS DE TOILE C’EST TANT ET SI PEU. Cela fait trois ans, maintenant, que je suis partie à la recherche de fragments épars. Je ne reviendrai pas…Cela fait exactement trois ans et un mois que Gertrude est en ligne.Pour l’occasion, Gertrude Rose montre sa tête de cochon et  Gertrude Noire vous offre un verre. Cela fait exactement trois ans et un mois que Gertrude fait des petites cochonneries sur la Toile. Trois ans et un mois d’énergie sans se casser. Cela fait trois ans et deux mois que Gertrude est en ligne et le Capitaine n’a toujours pas mangé son chapeau. Cela fait trois ans et trois mois que Gertrude est en ligne et le spectacle continue.Tralala Tsoin Tsoin depuis trois ans et trois mois! Cela fait exactement trois ans et trois mois que Gertrude se mire dans son oubli. Depuis trois ans et quatre mois, je m’appelle Gertrude au gré des mots, mêlant mes souvenirs  au vide d’une boîte contenant tous les possibles. Je me joue de la fiction et joue la confusion, provocation que j’adresse à moi-même à travers mes lecteurs virtuels :leurs yeux sont autant de miroirs qui me renvoient à l’abime. Cela fait trois ans et cinq mois que Gertrude tient son petit cabaret. Cela fait trois ans et cinq mois que Gertrude se produit toute nue devant son public et danse dans sa petite boîte feutrée. Gertrude mène la revue et inventorie ses effets depuis trois ans et cinq mois. Cela fait trois ans et demi que Gertrude est en ligne.Commencerait-elle à s’encroûter? Cela fait trois ans et demi que Le Capitaine vous sert la soupe sur la Toile. Gertrude est en ligne depuis trois ans et demi. Son ascension n’est pas terminée. Gertrude est-elle là? La question se pose depuis trois ans et sept mois. Cela fait 44 mois que Gertrude est pendue à mes basques. 44 MOIS de web: À force de prendre du galon,Gertrude commence à faire tapisserie et frise la monotonie. Cela fait trois ans et neuf mois que Gertrude navigue vers un lieu qui n’existe pas. Juliette se marre depuis trois ans et neuf mois. Gertrude n’en finit pas de jouer les disparues. 3 ans, 9 mois de web. Gertrude: Trois ans et dix mois de web et pas une ride. Le coup de vieux c’est sur GERTRUDE 46 mois de web! 46 MOIS DE WEB ça ne nous rajeunit pas! Cela fait à présent trois ans et onze mois que Gertrude se cache dans un trou. Gertrude: Toujours plus depuis trois ans et onze mois. Cela fait trois ans et onze mois que GERTRUDE c’est trois fois RIEN. Quatre pompons pour Gertrude!Aujourd’hui cela fait exactement quatre ans que Gertrude est en ligne! Cela fait quatre ans que l’intrigue se noue sous la surface de l’Os. Cela fait quatre ans que Le Capitaine a plus d’un fil emmêlé dans le chapeau. Cela fait exactement quatre ans et un mois que Le Capitaine aligne les croix sur le calendrier de Gertrude et que les petits points font les grandes rencontres.Gertrude nous trame quelque chose depuis quatre ans et un mois. Cela fait quatre ans et un mois que GERTRUDE marche à l’ombre. Cela fait exactement quatre ans et deux mois que Gertrude est en ligne, et c’est toujours aussi … Magique. Cela fait quatre ans et deux mois que Gertrude est en ligne, et la performance ne fait que commencer! Mais le mystère reste entier… En attendant cela fait bien quatre fois quatre quarts plus un quart que GERTRUDE est en ligne et elle fait toujours des calculs absurdes. Quant à GERTRUDE cela fait quatre ans et trois mois qu’elle produit. Cela fait quatre ans et quatre mois que Gertrude se croit éphémère mais reste vivace. Cela fait exactement quatre ans et cinq mois que Gertrude est en ligne et ne sait pas à qui elle parle. Cela fait exactement quatre ans et cinq mois que Gertrude drague l’Inconnu en os trouble.Cela fait exactement quatre ans et cinq mois que pour Gertrude l’Inconnu c’est Ici et Maintenant. Cela fait quatre ans et six mois que Gertrude est en ligne et que le Capitaine, elle, s’acharne à paraître intelligente. Depuis quatre ans et demi Gertrude est coite dans sa boite et le Capitaine s’agite. Le Capitaine exsude et Gertrude exulte depuis quatre ans et demi. Cela fait quatre ans et sept mois que Gertrude a la tête Ailleurs. Cela fait quatre ans et sept mois que Gertrude paye de sa personne et que Le Capitaine lui rend la monnaie de sa pièce. Cela fait quatre ans et sept mois que la strombinette de Gertrude est sur Internet. Quatre ans et huit mois de Web cela vaut bien une petite case en plus.Quatre ans et huit mois que Gertrude parcourt Internet sur son petit vélo. Cela mérite bien de se regarder pédaler un peu en faisant des ronds dans l’Os. Cela fait quatre ans et huit mois que Le Capitaine contemple son image dans l’Os. Cela fait exactement quatre ans et neuf mois que Le Capitaine vous répète que Gertrude, c’est du l’Art. Cela fait exactement quatre ans et neuf mois que Gertrude fait le tour de son monde à la recherche de la route de l’Os. Si je compte bien,Gertrude a déjà quatre ans et neuf mois soit cinquante sept mois au compteur. Cela fait quatre ans et dix mois que Gertrude maquille son absence par des apparitions. Cela fait quatre ans et dix mois que Le Capitaine se fait suer à masquer la vérité. Gertrude soigne ses appâts rances depuis quatre ans et dix mois. Gertrude monte en chair depuis quatre ans et dix mois. Cela fait exactement quatre ans et onze mois que Gertrude pèse ses mots en buvant du Vain en bonne compagnie. Cela fait exactement quatre ans et onze mois que Gertrude tente de rassembler ses os sur la Toile. Quatre ans et onze mois que le Capitaine étudie les cas d’Os sur la Toile. GERTRUDE CINQ ANS DE WEB CARTON PLEIN! GERTRUDE CINQ ANS DE WEB Toujours autant de VIDE toujours plus de CAS D’OS. Gertrude: Cinq ans et un mois de web, cela lui laisse à peine le temps de se retourner; juste le temps de prendre la pose en cinq temps de pause entre cinq et sept sans mouvement. Cinq ans et un mois de web: Que de trrrrrrrous d’R ! Cela fait cinq ans et un mois que Gertrude navigue en chambre obscure comme un Poison dans l’Os. À force de bloguer l’horloge elle pourrait bien finir par se bloquer . Car cela fait bien cinq ans et deux mois qu’elle déblogue. Cela fait cinq ans et deux mois que la Crâneuse vous fait le coup de la Panne et vous ne savez toujours pas si c’est du l’Art ou du Cochon. Cela fait cinq ans et deux mois que la Crâneuse sue sang et eaux à conter les os s’emmêle les osselets à jouer aux os laids. Cinq ans et trois mois d’Os opéra: les nuits d’été vont être torrides! Cela fait exactement cinq ans et trois mois qu’une crâneuse styliste taille des costards à Gertrude, toujours avec des fleurs. Cela fait cinq ans et trois mois que Gertrude fait l’hiver et le beau temps sur les podiums d’Internet. Cinq ans et quatre mois de web : À force de crever l’écran, la femme sans tronc passe côté matériel pour crâner à l’Antitête. Cinq ans et quatre mois de web : Il ne s’agit pas d’aller se faire décapiter au pays des couteaux. Cinq ans et quatre mois de web : Gertrude est au pied du mur et il va bien falloir qu’elle s’expose. Cinq ans et cinq mois de Web cela vaut bien un interlude en pensées et un hommage à Marguerite. Cela fait cinq ans et cinq mois que Gertrude rythme les saisons de fil blanc et de pétales fanés. Cela fait cinq ans et cinq mois que Gertrude ne souhaite penser que ce que pensent les roses. Cela fait cinq ans et demi que le Capitaine parle à un crâne sur une île cernée d’os. Cela fait cinq ans et demi que la Crâneuse a les pieds dans l’os et la tête dans les nuages. Cela fait cinq ans et demi que Le Capitaine songe au fond. Cela fait cinq ans et sept mois que Gertrude consume la mort par les deux bouts. Cela fait cinq ans et sept mois que Feue Gertrude brule les planches. Cela fait cinq ans et sept mois que la Crâneuse va Os charbon. Cela fait cinq ans et huit mois que Gertrude se prend pour un coquillage et que j’écoute l’Os séant. Cela fait cinq ans et huit mois que Gertrude est embarquée dans un voyage immobile. Cela fait cinq ans et huit mois que Gertrude est en ligne, mais Gertrude et Gertrude Rose hésitent encore : Nature ou Culture ? Cinq ans et neuf mois d’Internet pourtant Gertrude n’est rien que la vague impression d’un os sur une peau virtuelle. Gertrude: 69 mois d’échantillonnages et de tergiversations autour du même motif. Cinq ans et neuf mois en virtuel beaucoup de noir de fumée pour si peu de Feue. Après cinq ans et dix mois de projections virtuelles Gertrude n’est encore que la mise en abîme des différents états de son étagère. Cinq ans et dix mois d’activités dominicales en ligne. Cinq ans et dix mois de Web: au fond on crâne un peu moins mais la peinture revient toujours à la surface. Cela fait exactement 71 mois que Gertrude est en ligne dans les bas-côtés du Rien et dans le rien des basses côtes. 71 mois que Gertrude est une histoire à suivre sans histoire. 71 mois que Gertrude est une histoire à survivre sans espoir. Aujourd’hui cela fait exactement six ans que Gertrude écoute le bruit du Web. Six ans que Gertrude fait tinter l’os ambigu aux oreilles de ses interlocuteurs. Six ans que Gertrude nous casse les oreilles avec ses os. Cela fait exactement six ans et un mois que Gertrude est au bout de votre Fil. Cela fait six ans et deux mois que j’ai ouvert ma boîte de nuit. Cela fait six ans et trois mois que Gertrude a fait le grand saut dans l’espace virtuel. Cela fait six ans et trois mois que Gertrude est une petite crânerie. Cela fait six ans et trois mois que Gertrude se donne les moyens d’en rire. Cela fait six ans et quatre mois qu’elle entretient une modeste peinture dans son étagère en rêvant de lui. Cela fait six ans et quatre mois que Gertrude se peint en peau alors qu’elle n’a que du pot sur les os. Cela fait six ans et quatre mois que Gertrude pète dans la soie et s’encroûte doucement. Cela fait six ans et cinq mois que Gertrude parcourt en Vain mille kilomètre de globe sans terre et sans bouger mais ses origines géographiques restent floues. Cela fait six ans et cinq mois que Gertrude s’adonne en public à ses péchés mignons (et ce n’est pas sans conséquences…). Cela fait six ans et cinq mois que Gertrude se bonifie dans le Vain. 6 ans et 6 mois de web Gertrude compte toujours sur le Neuf pour plier au carré les désordres de son étagère. Cela fait 6 ans et 6 mois que Gertrude vous reçoit cinq sur cinq de son étagère. Cela fait six ans et six mois que l’espace se remplit en vain. Six ans et sept mois, toujours plus loin, toujours plus fort. Cela fait six ans et sept mois que Gertrude bluffe en discourant. Cela fait six ans et sept mois que Gertrude avance doucement mais pas tout droit. Cela n’empêche pas que Gertrude est installée sur le Web depuis six ans et huit mois. La table est servie depuis six ans et huit mois. Comme d’habitude depuis six ans et huit mois. Cela fait six ans et neuf mois qu’il faut se méfier de l’os qui dort. Cela fait six ans et neuf mois qu’il faut se méfier de l’Os qui est mort. Cela fait six ans et neuf mois que la Crâneuse œuvre en toute transparence. Cela fait six ans et dix mois que Gertrude Ubu et boira encore le Vain du Web. Cela fait six ans et dix mois que Gertrude se trouve dans une situation virtuelle ubuesque. Cela fait six ans et dix mois que Gertrude est un puits de pâte à physique et mental. Cela fait six ans et onze mois que Gertrude met la Feue sur Internet. Cela fait six ans et onze mois que Gertrude vous emballe sur Internet. Cela fait six ans et onze mois que Gertrude fait la cloche sur Internet. Sept ans en ligne ou broyer du noir caca os à 77%. Sept ans à briller en appât rance! Sept ans de Web cela vaut bien une médaille en choc Os-là. Gertrude est morte dans tous les sens sans saigner et vous le savez depuis sept ans et un mois. Cela fait sept ans et un mois que sang et sens tentent de couler dans l’os. Sept ans et un mois de creux. Cela fait sept ans et deux mois que Gertrude est en ligne et qu’elle vous parle dans un petit écran. Serait-elle branchée ? Cela fait sept ans et deux mois que Gertrude se prend pour un exosquelette et qu’elle trémousse ses os sur Internet. Serait-elle le crâne le plus exotique de la blogosphère ? Cela fait sept ans et deux mois que Gertrude cherche son faire à trépasser sur Internet ce qui lui donne un petit air froissé. Cela fait sept ans et trois mois que Gertrude est tenue en haleine. Cela fait sept ans et trois mois que Gertrude respire le hasard en conserve. Cela fait sept ans et trois mois que Gertrude hume le vain qui souffle dans les plumes. Gertrude est en ligne depuis sept ans et quatre mois, ses contours sont de plus en plus imprécis et sa ligne de conduite de plus en plus improbable. L’incertitude du crâne connaît-elle des limites ? Je/G suis sur Internet depuis sept ans et quatre mois Gertrude loin d’être essorée continue à essuyer les plâtres de ses facéties. Mais que compte-t-elle éponger ainsi si ce n’est envoyer sa since de manière anecdotique ? Depuis sept ans et quatre mois la Crâneuse montre son pouvoir de tout faire y compris s’abstraire de la réalité de manière plus ou moins lyrique. Cela fait sept ans et cinq mois que la Crâneuse tend le cou pour comprendre mais ne voit pas plus loin que le bout de son nez. Cela fait sept ans et cinq mois que la Crâneuse a atteint le fond mais creuse encore. Cela fait sept ans et cinq mois que la Crâneuse hésite entre surface et profondeur. Cela fait sept ans et demi que Gertrude vous fait croire qu’elle est éveillée. Cela fait sept ans et demi que Gertrude bavarde. Cela fait sept ans et demi que Gertrude est d’ores et déjà hic et nunc. Cela fait maintenant sept ans et sept mois que la Crâneuse écrit çà et là en cet espace. Cela fait sept ans et sept mois que l’ouvrage de la Crâneuse est sur le métier. Cela fait sept ans et sept mois que la Crâneuse prend Gertrude comme prétexte pour faire exception. Cela fait sept ans et huit mois que la Crâneuse fume de l’os pour produire de la cendre. Cela fait sept ans et huit mois que Gertrude se prend pour une Rose. Cela fait sept ans et huit mois que la Crâneuse conte sans compter et que Gertrude compte sans conter. Gertrude a sept ans et neuf Moi(s) Connait-elle pour autant son abécédaire? Cela fait sept ans et neuf mois que la Crâneuse rajoute le détail qui tue à ses ouvrages à l’Os de Rose. Cela fait sept et neuf mois que la Crâneuse tente d’accoucher de Gertrude. Elle n’a fait jusqu’ici que perdre les Os. Cela fait sept ans et dix mois que la Crâneuse marque le trousse Os et que Gertrude communique en 3 G. Cela fait sept ans et dix mois que Gertrude en jette sur la Toile. Cela fait sept ans et dix mois que G l’Os et J la Crâneuse suent la peinture et marquent la Toile sur le lin seul même. Cela fait sept ans et onze mois que la crâneuse joue de l’aiguille et du couteau sur Internet. Cela fait sept ans et onze mois que Gertrude rose vous rase gratis sur la Toile. Cela fait sept ans et onze mois que J et G s’emmêlent les pinceaux dans le chiffon. Cela fait huit ans que J et G s’envoient dans le grand huit du virtuel en faisant les trois-huit. Cela fait huit ans que la Crâneuse et Gertrude tatouent le derme artificiel du virtuel en circuit fermé. Cela fait huit ans que la Crâneuse capte la lumière de l’Os de manière archaïque pour la diffuser en high-tech. Cela fait huit ans et un mois que la Crâneuse vous fait sur la Toile un authentique cOsmetic Cinéma pour éviter de sacrifier au Web la peau et les os sales de sa propre face sans fard. Cela fait huit ans et un mois que la Crâneuse superpose le fard au lard dans cette histoire d’os. Cela fait huit ans et un mois que la Crâneuse tente d’inscrire en trois dimensions l’Inconnue de la quatrième dimension. Voici bien longtemps que la Crâneuse souffre d’Outre Pictural Psoriasis et que l’identification de l’Os la pèle. Elle est en crise de démangeaison depuis huit ans et deux mois. Cela fait huit ans et deux mois que Gertrude s’encroute sur Internet. Cela fait huit ans et deux mois que la Crâneuse cache l’Os naturel sous le vernis culturel. Gertrude en est toute pétée des airs (ptdr) Car cela fait huit ans et trois mois qu’elle digère en vain sur Internet. Cela fait huit ans et trois mois que l’état géré des étagères de la Crâneuse laisse à désirer. Cela fait huit ans et trois mois que la Crâneuse affiche ses photos sur Internet. Après bientôt huit ans et demi de locations bon marché chez des logeurs improbables votre Crâneuse Juliette Charpentier s’offre un Domaine et met ses trois Os dans le même bateau. Par exemple aujourd’hui c’est Gertrude (la Seule, l’Unique, la Vraie) qui a le privilège de vous parler pour la première fois dans ce nouvel espace et de vous signaler que cela fait exactement huit ans et quatre mois qu’elle s’exprime sur Internet. Cela fait huit ans et cinq mois que son nom est inscrit en lettres d’Os sur Internet et ce n’est pas fini. Cela fait exactement huit ans et demi que la Crâneuse ne sait plus où donner de la tête pour retrouver la mémoire d’un crâne vide. Cela fait huit ans et sept mois que Gertrude vous raconte des histoires. La Crâneuse tente de recoller les morceaux depuis huit ans et huit mois. Cela fait huit ans et neuf mois que Gertrude tranche sur la Toile. Cela fait huit ans et neuf mois que Gertrude nuit sur la Toile et que la Crâneuse ajoure les toiles. Cela fait huit ans et neuf mois : Des p’tits trous, toujours des p’tits trous ! Cela fait huit ans et dix mois que Gertrude compose avec ou sans la Toile. Cela fait huit ans et onze mois que Gertrude joue et se joue de la disparition dans cet espace virtuel. Cela fait neuf ans que Gertrude engrange sans ranger, mais que devient j’erre Trude ? Cela fait exactement neuf ans et un mois que Gertrude vous parle de ses dessous sans toucher un seul sou. Cela fait neuf ans et deux mois que Juliette et Gertrude s’embrouillent tout en mesurant l’écart de leurs profils. Cela fait neuf ans et trois mois que Gertrude fuit en vous souhaitant le bon soir. Cela fait neuf ans et quatre mois que Gertrude bat la campagne et assume l’inconsistance de son discours sur la vacuité de son programme. Voici neuf ans et cinq mois, je créai un blog, autrement dit une sorte de journal intime absurde en ligne sur internet, potentiellement au vu et au su de tous. Cela fait exactement neuf ans et six mois que Gertrude vous fait croire à son incarnation et que personne n’est dupe. Cela fait exactement neuf ans et sept mois que Gertrude montre son meilleur profil en vous laissant croire qu’il est différent chaque jour, même si… Cela fait exactement neuf ans et huit mois que l’Os est systématique mais pas automatique. Neuf ans et neuf mois de toile et d’écriture: Gertrude est toujours aussi IN-TEXTRICABLE. Cela fait neuf ans et dix mois que Gertrude roule, s’enroule, déroule mais n’amasse pas d’os. Cela fait exactement neuf ans et onze mois que la Crâneuse accommode  les restes en salades et que Gertrude reste. Gertrude en dix ans, c’est 947 articles et 19518 commentaires. Ou dix ans de performances absorbatives d’une Crâneuse-éponge qui n’amasse pas mousse face à ses admirateurs virtuels absorbés. Aujourd’hui le blog de Gertrude a dix ans. Mais dix cela reste vain. Cela fait dix ans et un mois que La Crâneuse cherche à exposer sérieusement ce qui n’est pas sérieux. Cela fait dix ans et deux mois que Gertrude a toute l’éternité pour être éphémère. Cela fait dix ans et trois mois que la Crâneuse brode à tort et à travers dans un petit cercle gertrudien mais reste protocolaire dans son pré carré. Cela fait dix ans et quatre mois que Juliette va vite, très vite et que Gertrude traine, mais traine. Cela fait dix ans et cinq mois que la Crâneuse Gertrule les mouches.Mais quelle mouche la pique ? Et que c’est vain ! Cela fait dix ans et six mois 
que Gertrude joue sans respecter les règles mais avec stratégie. Cela fait exactement dix ans et sept mois que Gertrude fait des bulles à la surface de la Toile. Cela fait exactement dix ans et huit mois que Gertrude reste simple dans les situations compliquées. La Crâneuse attend depuis dix ans et neuf mois. Gertrude reste tant danse. Cela fait exactement dix ans et dix mois que la Crâneuse s’y retrouve grâce à Gertrude. Cela fait dix ans et onze mois que Gertrude reste branchée malgré son air détaché. Onze ans et Gertrude est dans la caisse n°11. Rien n’était prévu mais rien ne sera laissé au hasard. Cela fait à présent onze ans et un mois que La Capitaine Crâneuse navigue à vue dans d’obscurs projets pour trouver enfin l’idée lumineuse qui rassemblera de manière cohérente les moyens du bord de l’Os. Déjà onze ans et deux mois de Je de cache-cache Os-tensibles. Cela fait exactement onze ans et trois mois que la Crâneuse brode autour du vide et que Gertrude remplit l’espace pour mieux révéler sa vacuité. Cela fait exactement onze ans et quatre mois que Gertrude est en chantier et que La Crâneuse fait de la réalité une fiction et de la fiction une réalité. Cela fait exactement onze ans et cinq mois que Gertrude s’échange à l’œil. Cela fait exactement onze ans et six mois que Gertrude cultive l’illusion sur la Toile. cela fait onze ans et sept mois que s’il n’y a plus grand chose de naturel, chaque petite chose est Gertrude. N’oubliez pas que Gertrude perfuse en ces lieux un peu de vanité virtuelle depuis onze ans et huit mois. Cela fait onze ans et neuf mois que Juliette crâne à dessein sur le Web. Il y a de cela onze ans et dix mois j’eus l’idée sans queue ni chair (mais avec tête) de faire de Gertrude la plus traitresse des images. Cela fait exactement onze ans et onze mois que GertrudeS est la perle baroque de ma pratique. Cela fait exactement onze ans et onze mois que GertrudeS est une goutte d’os dans l’océan du Web. (Janvier 2020) Cela fait douze ans que Gertrude flirte avec le grand Web et file une parfaite histoire d’Os sur la Toile. Cela fait douze ans et un mois que la Crâneuse a attrapé le GertrudavirOs. Elle se soigne mais c’est un syndrome crânique. Douze ans et deux mois il est temps de remettre l’Os au charbon. Cela fait douze ans et trois mois que Gertrude assure la continuité Osmagogique de la distanciation Osciale. cela fait douze ans et quatre mois que la Crâneuse aimerait croire que les vieux chiffons sales sont de somptueux tissus, que les salissures font de belles peintures, que les supports fragiles sont éternels, que les reprisages sont de jolies broderies, que les fleurs fanées sont bien plus émouvantes, que les bouts de ficelles sont des solutions à tous les problèmes, que les activités futiles sont urgence vitale, que ses piètres réalisations sont des objets utiles, que Gertrude n’est pas une tête de mort, que même si rien n’était prévu, rien ne sera laissé au hasard. Cela fait maintenant douze ans et cinq mois que la boite crânienne de Gertrude est du miracle en conserve. Cela fait douze ans et six mois que Gertrude s’invite gratis sur le Web. Cela fait douze ans et sept mois que la Crâneuse, elle, a bien les pieds sur terre et un Os-l’a-vendu-project derrière la tête. Cela fait exactement douze ans et huit mois que Gertrude c’est du Vain du BON du BONNET (d’âne). Cela fait exactement douze ans et neuf mois que Gertrude vous gratte la plante afin que vous vous sentiez encore vivants. Cela fait exactement douze ans et dix mois que Gertrude se plaint du vide en vidant son plein sur la Toile. Cela fait exactement douze ans et onze mois que Gertrude se la joue mortelle sur Internet. Voici treize ans exactement, je créai ce blog dont l’objet central est un crâne, Gertrude, que j’ai acquis lors de mes études à l’école des Beaux-Arts, il y a une quarantaine d’année. Cela fait à présent treize ans et un mois que Gertrude vous mobilise le cerveau sans pour autant exclure quelques pas de côté. Cela fait maintenant treize ans et deux mois qu’ici en deçà et au-delà rien n’était prévu mais rien ne sera laissé au hasard (ou presque). Cela fait exactement treize ans et trois mois que Gertrude garde la Toile en tension avec ses fausses clés absurdes. Cela fait treize ans et quatre mois que la Crâneuse s’exerce à l’Horror vacui en remplissant le Rien de Vain. Cela fait exactement treize ans et cinq mois que la Mère Gertrude vous aime et Gertrude l’Amère fait très bien la Mort. Cela fait exactement treize ans et six mois que le Capitaine de ce Blog vous cache quelque chose trois fois plutôt qu’une. Contemplez Gertrude… C’est déjà ce que vous faites depuis ces treize ans et sept mois d’arrêt sur l’image. Cela fait exactement treize ans et huit mois que Gertrude se fait un devoir d’être en état de vacuité sur les rives du Web. Et si la Crâneuse alias le Capitaine ne faisait que crâner depuis treize ans et neuf mois? Gertrude cherche ses limites depuis maintenant treize ans et dix mois. Cela fait treize ans et onze mois que Gertrude tourne autour de l’os, broie du vain, fait mousser les mises en bière, et enfarine la Toile. Gertrude a maintenant quatorze ans en latence entre enfance et obsolescence intermédiaire ad Os les sens du Terme. Cela fait exactement quatorze ans et un mois que Gertrude est enfermée dans cette boite virtuelle et que deux réalités s’y superposent. Cela fait exactement quatorze ans et deux mois que Gertrude s’expose et s’impose sans imploser derrière la vitre de votre écran. (Enfin je suppose…). Gertrude est-elle vraiment vivante au bout de quatorze ans et trois mois? Cela fait quatorze ans et quatre mois que Gertrude collectionne les objets à l’haleine feutrée et les doudous en mère in Os. Malgré 
sa physionomie passionnante Gertrude n’est pas un modèle à suivre mais cela fait exactement quatorze ans et cinq mois qu’elle vous poursuit sur la Toile. À suivre… Cela fait exactement quatorze ans et six mois que Gertrude se tamponne tout et le toutim sur la Toile qu’elle soit tête ou tatou. Un coup de dés jamais n’abolira Gertrude et ce depuis quatorze ans et sept mois. Cela fait exactement quatorze ans et huit mois que ce crâne vous fait la leçon bande de cancres ! Cela fait exactement quatorze ans et neuf mois que Gertrude la bien conservée et grande conservatrice des collections du n’importe quoi, converse de ses droits et de ses devoirs. Cela fait exactement quatorze ans et dix mois que dans ce blog ça crâne avec os et gaz à tous les étages. Cela fait quatorze ans et onze mois que Gertrude marche sur la Toile avec ou sans les pieds. En pleine crise d’Acmé Gertrude la Belle Boutonneuse Os ingrat adulé mais pas adulte fête ses quinze ans sur la Toile. Aujourd’hui trois février deux mille vingt trois cela fait exactement quinze ans et un mois que Gertrude a toujours le temps de vous consacrer du temps. Cela fait exactement quinze ans et deux mois que Gertrude lève le doigt pour prendre la parole… en vain (et pour cause… un vain vaut mieux que doigt tu l’auras). Gertrude la Belle Plombière 
vous refile le tuyau depuis quinze ans et trois mois sans se défiler. Son message : économisez l’Os ! Cela fait exactement quinze ans et quatre mois que ça bouge chez Gertrude mais que c’est toujours là. Cela fait exactement quinze ans et cinq mois qu’il y a du dessein dans le dessin et du dessin dans les desseins du Cas Os. Cela fait exactement quinze ans et six mois que l’espace défini et virtuel de Gertrude fait écran à la vraie vie tout en nous livrant quelques indices du réel. Cela fait exactement quinze ans et sept mois que Gertrude cuisine et que vous dégustez. Gertrude est en ligne depuis quinze ans et huit mois. Gertrude est en ligne depuis quinze ans et neuf mois. La bonne aventure de Gertrude sur Internet dure depuis quinze ans et dix mois. Cela fait exactement quinze ans et onze mois que Gertrude est en ligne et que l’Art c’est son DADA! Gertrude la Grave 
gravée à jamais sur la Toile depuis seize ans. Cela fait seize ans et un mois que Gertrude se la taille douce sous carapace. Gertrude, mordue de la Toile depuis seize ans et deux mois, a toujours la côte (de mailles). Cela fait seize ans et trois mois que Gertrude fait sa lessive sur la Toile. Cela fait seize ans et quatre mois que Gertrude jette l’encre en attendant que ça morde. Cela fait exactement seize ans et cinq mois que Gertrude est contre tout. Cela fait exactement seize ans et six mois que Gertrude vous sert un petit verre de vain sur le zinc. Cela fait seize ans et sept mois que Gertrude organise son chaos sur la Toile. Cela fait seize ans et huit mois que Le Capitaine trimbale Gertrude dans la cale basse de son rafiot. Cela fait seize ans et neuf mois que Gertrude se distingue sur la Toile. Cela fait exactement seize ans et dix mois que Gertrude est le treizième signe des Toiles. Cela fait exactement seize ans et onze mois que Gertrude est en ligne, ça tombe bien.

Recyclage d’une petite vidéo « Play again » réalisée en 2011.

Résolution en cette nouvelle année:
Très bientôt la publication et réactualisation des cinq chapitres du Jeu de la Vérité, dans le désordre évidemment.
Restez en ligne!

Gertrude, faire œuvre ?


JC, octobre 2023, photographie numérique montrant un ordinateur portable sur l’écran duquel est affiché une photographie numérique prise en extérieur montrant un ordinateur portable sur l’écran duquel est affiché la première page du Blog de GertrudeS ainsi que deux carnets ouverts posés légèrement décalés sur le clavier, l’un à couverture rouge comportant de l’écriture au stylo bleu, l’autre un dessin au crayon aquarellable reprenant des éléments de la page affichée du blog, ainsi que deux carnets posés légèrement décalés sur le clavier de l’ordinateur, l’un étant le même que sur la photo affichée sur l’écran et ouvert à la même page, l’autre étant le même carnet de dessin mais ouvert à une page différente sur laquelle est représenté de manière approximative au crayon de couleur aquarellable ce qui est affiché sur l’écran de l’ordinateur. Différents objets entourent l’ensemble et suggèrent une table de travail.

L’objectif serait de réaliser un « objet » matériel, un « ouvrage » dans l’espace réel à partir de la construction virtuelle que constitue mon blog (le blog de Gertrudes) depuis bientôt seize ans. L’idée la plus réalisable est à l’évidence un objet papier, en quelque sorte un « livre ».

Cette entreprise m’a été suggérée par une amie à partir du constat de la vulnérabilité du blog, d’autant plus fragile qu’il est énorme avec ses 1022 articles et ses quelques 20000 commentaires. Un bug et tout peut disparaître en une fraction de seconde.
L’idée folle de cette « fabrication » me trotte à présent dans la tête avec un certain nombre de questionnements et de problématiques :

  • Ce qu’il est possible de transposer du blog au livre.
  • La forme matérielle que pourrait prendre ce livre et ces transpositions.
  • Le sens de lecture du livre.
  • L’intelligibilité du livre et sa part explicative.
  • Et enfin les véritables raisons qui me pousseraient à me lancer dans ce travail qui s’annonce gigantesque et peut-être infaisable.

Il est évident que cette liste de questions n’est pas exhaustive et qu’au fur et à mesure de mon avancement d’autres vont se soulever.

Reprenons à présent ces premières interrogations :

La transposition du blog au « livre » concerne différents éléments constitutifs du blog : en ce qui concerne les articles : du texte plus ou moins long (soit mes propres écrits soit des citations) et des images fixes ou animées, photographiques ou cinématographiques ; sous les articles encore du texte par les commentaires écrits par mes interlocuteurs et mes réponses à ces derniers.

Certes dans les articles, je pourrais considérer que tout n’est pas forcément transposable ou plutôt n’est pas suffisamment intéressant et signifiant pour mériter d’être retranscrit sur papier. Je pense surtout à la première année du blog, probablement la plus tumultueuse mais aussi la plus « fourre-tout » lors de laquelle j’ai publié tout et n’importe quoi sous n’importe quel prétexte, tant j’étais dans la découverte passionnée de ce nouveau « médium ». Cela pointe, bien sûr, la question du choix et presque d’une autocensure sur des publications qu’à présent avec la distance je trouve sans intérêt ; mais peut-être faudra-t-il justement considérer que cette vision du blog de 2023 sur 2008 pourrait en fausser l’authenticité première.

Choix il y aura probablement mais avec, à chaque fois, une réflexion consciente sur la place du détail par rapport à l’ensemble.

En ce qui concerne les commentaires, il est évident qu’il me sera impossible d’en retranscrire l’ensemble tant ils sont nombreux (plus de 20000), mais je me dois d’en extraire quelques échantillons, témoignages de l’inventivité, de l’intelligence et de la pertinence de mes interlocuteurs depuis le début de cette aventure.

Cela m’amène à aborder la question de la forme que prendront les transcriptions et par conséquent la forme même du livre.

Il tombe sous le sens que le texte est naturellement matière du livre et ne sera pas si différent sous une forme dactylographiée de ce qu’il est dans le blog ; car le retranscrire de manière manuscrite serait non seulement une folie chronophage mais s’avèrerait peu signifiant : le texte ne faisant pas « image » dans le blog et restant toujours plus du côté « visible-lisible » que « visuel ». La seule mise en forme de ce texte serait d’en distinguer les catégories par des polices de caractères différentes ; à savoir ce qui serait du texte extrait des articles du blog, du texte des commentaires et du texte explicatif, ce dernier étant un rajout incontournable afin d’accompagner mon lecteur dans la compréhension d’une construction devenue inextricable. Mais je reviendrai sur l’aspect « explicatif » de ce projet.

Quant aux images, elles sont, comme il est dit plus haut, de deux natures, photographiques et cinématographiques. Les photographies montrent soit des objets (réalisations matérielles ou autres) ou des compositions mettant en scène divers éléments, parfois le crâne Gertrude ou ma personne. Les vidéos (qui ont disparu pour la plupart dans le dernier transfert de plateforme) sont soit des petites animations, soit des témoignages de sortes de performances réalisées devant la caméra. Contrairement au texte qui serait transposé sans trop de modifications, les images méritent, à mon sens, un traitement différent. En effet, malgré la présence du texte qui les contrebalance, elles restent le pivot central, la voie d’entrée en matière de l’article et la raison d’être de l’objet du blog, à savoir « Gertrude » qu’il soit abordé de près ou de loin. Ces images sont des photographies ou des vidéos qui opèrent déjà par le biais de leurs médiums une distance avec ce qui est photographié et filmé, tout en créant une « fenêtre » sur un espace très « matériel ». Restituer à l’identique ces photographies et ces vidéos serait nier l’importance de cette distance et créer une confusion entre photographie et objet photographié, entre virtuel et espace réel. Traduire le blog, objet virtuel, par la matérialité d’un livre papier est une sorte de retournement de situation et le jeu consisterait pour les images, de parcourir la distance à rebours en les traitant de la manière la plus matérielle qu’il soit, voire la plus triviale. Ainsi par exemple représenter les photographies et les extraits vidéos (et non ce que ces photographies ou ces vidéos représentent) à l’aide de médiums tels le crayon de papier et le crayon de couleur aquarellable, techniques nomades mobilisant peu de moyens, permettrait un déplacement suffisant tout en restant dans le domaine du dessin rapide, de l’esquisse ou du schéma explicatif. Et peut-être bien la preuve que ce « livre » n’est pas un simple copié-collé du blog mais bien encore une nouvelle réalisation plastique.

Dans la forme que prendrait le « livre », il y a bien sûr la question du sens de lecture :

D’une certaine façon un blog se lit « à l’envers » ; le visiteur lit l’article le plus récent. Le précédent article, lui est déjà repoussé vers le bas vers le statut de « périmé » ; il faut déjà de la part de notre lecteur un certain effort pour aller chercher des articles plus anciens et ne parlons pas des premières publications qui sont enfouies des centaines de pages plus loin.

Mais raconter l’histoire d’un blog et tout particulièrement du Blog de Gertrude c’est justement remonter aux origines de cette aventure, en comprendre le sens, déceler la logique et ce qui le structure de manière si pérenne. Donc partir du début.

Réfléchir au sens de lecture amène tout naturellement au sens et à la raison d’une telle entreprise. Outre l’aspect « conservatoire » évident de l’objet, ce qui me viendrait en premier à l’esprit serait sa dimension « explicative », le besoin de rendre la construction Gertrude  « intelligible » ; et ce, pas seulement pour un éventuel lecteur mais aussi pour moi : presque seize ans après, en plongée dans les profondeurs du blog, je me perds moi-même aux détours des méandres que j’ai créés, la géographie des lieux virtuels de Gertrude m’échappent à tel point que je me fais l’effet d’être un explorateur à la recherche d’indices d’une activité disparue . L’exercice devient passionnant quant à chaque station, je tente de retrouver les motivations qui m’ont menée à ce point, les liens que j’ai pu tisser à cet instant, les dialogues avec mes interlocuteurs du moment. Écrire ce qui serait de l’ordre de l’analyse et de l’explication de ces étapes serait dessiner une carte mentale du blog.

Serais-je arrivée à un stade critique de mon aventure gertrudienne ? Est-là la raison qui s’impose ? Je ne peux à cet instant répondre à ces questions tant que je n’ai pas abouti dans le projet titanesque que je viens de décrire ; d’aucun dirait qu’il s’agit là ni plus ni moins que la énième réalisation d’un nouvel objet autour de Gertrude, tel que ceux que je réalise depuis bientôt seize ans.

Rien d’extraordinaire à cela, Gertrude s’est toujours nourrie d’elle-même.

Gertrude est en ligne depuis quinze ans et neuf mois.

Gertrude, une œuvre ?


Le blog de Gertrude, celui-là même où j’écris aujourd’hui, c’est, à cet instant, 1021 articles, 1022 avec ce dernier. Les 1021 articles ont généré 20243 commentaires.

J’ai créé le blog de Gertrude le 3 janvier 2008 pour une ou des raisons qui maintenant m’échappent : nouvelle expérimentation, vacuité du moment, espace différent et tellement plus vaste que mon appartement parisien… Probablement une convergence de circonstances. Toujours est-il que ce blog est encore là quinze ans et huit mois après ; je ne sais, du blog ou de moi, lequel mène ou « organise » l’autre au fil du temps.
Le blog de Gertrude est passé par plusieurs phases : il a changé deux fois de plateformes, d’unique il est devenu triple (en trois blogs ou trois « personnalités » aux publications simultanées), puis devenu à nouveau unique et, en quelque sorte, fusionné.
À présent il est la part « gertrudienne » du « site » juliettecharpentier.fr qui comprend également, sous forme de deux autres blogs, une compilation neutre de mes réalisations matérielles et le résultat d’une petite pratique photographique d’amateur.

Les différentes périodes du blog de Gertrude sont aussi marquées par mon interaction avec d’autres « blogueurs » ; interaction qui a pu, avant la prédominance des réseaux sociaux, être foisonnante et fertile, provoquer chez moi un bouillonnement d’émotions, d’activité et d’invention pour trouver toute sorte de prétextes à mes publications, mais également pour produire, ce qui paraît paradoxal face à l’espace virtuel d’internet, un grand nombre de réalisations matérielles en tant que supports de ces dernières. Les réalisations et les publications, parfaitement intriquées dans le réseau que forme le blog, tournent toujours de près ou de loin autour du même objet, à savoir celui que j’ai choisi en janvier 2008, le crâne prénommé Gertrude.

Gertrude à la fois matérielle et virtuelle, objet et sujet de mes préoccupations blogueuses, joue également le rôle de concept de l’entreprise tout en trainant sa charge symbolique et vaniteuse de crâne derrière elle. Et c’est bien la persistance de mon idée originelle ainsi que ce choix particulier qui créent une forme de cohérence dans ce qui n’est ni une histoire, ni un récit, ni un journal mais une sorte de chaos, de fourre-tout de n’importe quoi (surtout à ses débuts), sorte de sismographe des instants T de mes états créatifs.

La seule structure qui fait tenir ce « Merzbau » virtuel est le temps, et plus précisément celui scandé par Gertrude chaque trois du mois dans l’unique parution ritualisée depuis plus de quinze ans sans aucune dérogation de ma part. Chaque mois je vise devant moi le prochain « trois » que je perçois comme un « à venir », un « à suivre », mais aussi comme une résistance, celle que la performance exige. Aujourd’hui pour ce nouveau trois, je décide de jeter un regard derrière moi, sur (dans) ce blog, mais parviendrais-je à aller au fond, à en suivre les méandres ? Au final à en faire une œuvre ?

Gertrude est en ligne depuis quinze ans et huit mois.

Le voyage immobile du Tatou mobile.

 

Le Tatou croco de faux cuir revêtu rêve de montagnes acryliques derrière sa vitre rhodoïd. Muni de cannes à pêche, il file comme un rat mort en laine pressée, et roule en boule dans un cylindre d’écailles miroitantes.
Balançant au passage perles et verroteries aux crochets du Capitaine, il ramasse tête à queue et quatre pattes éparpillées en folie plastique. Son corps enfin articulé frôle les yeux doux des broderies reptiliennes, rebondissant sur le corps mou des mots cotonneux .
Au bout du chemin le fil hommage du faire Calder dessine Tatou en l’air face à la sainte tête tatouée paperollée tandis que la silhouette de la bête, or et argent, danse le recto-verso dans la lumière.
Voyage immobile en fragile équilibre dans l’espace, il est temps de se reposer tout ficelé dans son tuyau carapace.
Et tournent les ombres sur la surface du mur blanc …


JC, 2022-2023, Le Tatou mobile (collection particulière). Tiges acier, fil de nylon, matériaux et objets divers. Hauteur: 180cm

Cela fait exactement
quinze ans et quatre mois
que ça bouge chez Gertrude
mais que c’est toujours là.

L’os dans le gaz.

 

Depuis que le Tatou gazouille
que ça gaze en carapace
le crâne s’agace
et
il y a de l’os dans le gaz
Gertrude la Sublime
passe de l’état solide à l’état gazeux
en crânant dans la gaze
et ses images compressées



JC, octobre 2022, L’os dans le gaz et Ça gaze pour le Tatou, monotypes à la compresse* de gaze et acrylique sur papier*, 16 x 21 cm.
* Papier et compresses de gaz provenant de la maison des parents défunts de JC

Cela fait exactement
quatorze ans et dix mois
que dans ce blog
ça crâne
avec os et gaz à tous les étages

.

 

 

Les devoirs de vacances de la Crâneuse ou la collection maritime et coquillarde du Tatou fait de tout.

 

La Crâneuse en vacances ne manque jamais à ses devoirs. Cette fois la consigne est donnée par l’éminente Professeure H :

« À partir d’une coquille. »

Évidemment la consigne et la coquille valent pour un temps et un lieu donnés à savoir septembre 2022 au bord de l’amer bassin d’art cochon dont nous connaissons la richesse lit d’oral et l’inspiration lit et râle.

Chers interlocuteurs, vous trouverez ci-dessous les devoirs de vacances accomplis avec enthousiasme par votre Crâneuse collectionneuse ainsi que la grille de compétences élaborée par la Professeure H. en personne.
Vous avez ainsi tous les outils pour évaluer la pertinence du Tatou fait de tout.
(Même si vous ne comprenez pas tout du Tatou et de ce langage d’initiés bande de cancres-là.)

Les devoirs accomplis :

  • Mon premier est le tatou prêt en bulle en amorphe sphère contrôlée tapi dans son bul’eau à la laine chargée.

  • Mon deuxième est un tatou du tout trouvé et son bul’laine sur carapace.

  • Mon troisième est un tatou ready-mer à carapace tricotée et objet dard décoquilleur.

  • Mon quatrième et un tatou peint en coque dans la plus pure tradition du souvenir de l’os séant.

Mon tout est un tatou fait de tout et qui s’en tape le coquillard !

JC, septembre 2022, Le Tatou prêt en bulle, objets et matériaux divers trouvés sur le littoral du Bassin d’Arcachon, laine feutrée à l’aiguille. Dimensions approximatives. Collection particulière.

JC, septembre 2022, Le Tatou du tout trouvé, objets et matériaux divers trouvés sur le littoral du Bassin d’Arcachon, laine feutrée à l’aiguille. Dimensions approximatives. Collection particulière.

JC, septembre 2022, Le Tatou Ready-mer, Objet et coquillage percé trouvés sur le littoral du Bassin d’Arcachon. Dimensions approximatives. Collection particulière.

JC,septembre 2022, Le Tatou peint en coque, aquarelle sur os de seiche trouvé sur le littoral du Bassin d’Arcachon. Dimensions approximatives. Collection particulière.

 

La grille d’évaluation par compétences de Professeure H :
Grille universelle critique
ayant déjà fait ses preuves sur les étudiants en masse terre de la Professeure H.

Évaluations par compétences – Sujet Août 2022

COMPÉTENCES VISÉES, TRAVAILLÉES et ÉVALUÉES

 

DOMAINES DU SOCLE

 

-Choisir, organiser et mobiliser des trucs, des machins et de l’haleine iodée en fonction des effets qu’ils produisent sur le corps mou mais beau.

-S’en taper le coquillage.

 

 

Expérimenter, produire, créer du bon pied marin.

Domaines du socle : 1, 2, 4, 5

 

-Mettre les voiles et mener à bon port une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le Tatou Spirit, grand inspirateur maniable et sans fil.

-Mener à bon porc une production collective mijotée sous la conduite du capitaine au long cou.

-Mener à bon pore une production goutteuse sous l’œil humide mais averti de Gertrude, reine de la longue conservation (1).

 

 

Mettre en œuvre un projet de lard salé ou d’eau douce.

Domaines du socle : 2, 3, 4,7, 14

 

-Justifier des choix pour rendre compte du cheminement qui conduit de la coquille à l’ermitage, ou inversement.

 

S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses paires (de chaussures à son pied) ; établir une relation avec celle des pagures, s’ouvrir à l’altérité crustacée.

Domaines du socle : 1, 3, 5, 26, 43, 25bis

 

 

-Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique de la côte aquitaine à la banlieue parisienne par l’entremise du livreur Chronopost et dans un temps historique du Quaternaire à l’Anthropocène.

 

Se repérer dans les domaines liés aux arts place Tic, être sensible aux questions agitées du beau cal et de la vulgaire croûte.

Domaines du socle : 1, 3, 92, 132ter alinéa 4, 368C (voir nouveaux programmes – réforme du collège 2023-2024), 3652a, 441702a et b.

 

Note (1) : Gertrude est aussi la reine de la longue conversation, voir https://juliettecharpentier.fr/gertrudes/ 2008 – 2022.

Cela fait exactement quatorze ans et neuf mois que Gertrude la bien conservée et grande conservatrice des collections du n’importe quoi, converse de ses droits et de ses devoirs.

La rentrée du vain si vain.

 

Avec toutes
ces doudouteries et ces tatouteries
on oublierait presque à quel point
Gertrude est une entreprise
bête, docte, pédante et absurde.

C’est la rentrée
et on ne résiste pas
à vous en mettre une petite couche
de l’art.
C’est vain si vain
mais c’est tellement bon…

JC, avril 2009, L’histoire du l’art, petite performance à partir de vieilles diapositives gravées publiée pour la première fois  le 3 octobre 2012 sur le blog de Gertrude (vous pouvez toujours chercher).

Cela fait exactement quatorze ans et huit mois que ce crâne vous fait la leçon
bande de cancres !

Gertrudum polycephalum ou la tentation du vivant.

 

Dessins du crâne de Gertrude et sclérotes de physarum polycéphalum sur papier filtre. Diamètre : 9 cm.

La Crâneuse aux détours des méandres de son Os si mort, curieuse de tout depuis sa tendre enfance dans la contemplation des fourmis et des caméléons, n’a cessé d’observer crânes et coquilles vides, natures mortes ou silencieuses, choses vivantes mobiles ou immobiles.
Ainsi a-t-elle, l’œil en éveil et un peu par hasard, découvert il y a quelque temps un petit myxomycète* sauvage dans son jardin qu’elle a prénommé Pampa ; que faute de parvenir à élever à l’abri de son antre, elle a laissé vivre dans son milieu naturel.
L’observation de cet organisme s’est rapidement avérée compliquée par une météo corrézienne capricieuse. La Crâneuse, dans sa soif d’en apprendre davantage sur le phénomène, a donc cédé à la tentation d’acquérir via Internet un spécimen approchant, un physarum polycéphalum de souche australienne particulièrement bien adapté à la vie en laboratoire.
La Crâneuse s’est rapidement prise au jeu de la science, bichonnant et faisant croitre le petit être jaune et gluant prénommé Ricci, le nourrissant avec amour et lui fournissant tout le confort qu’exige son fragile plasmode, tout en s’émerveillant de ses incroyables capacités.
(Si les détails de cet élevage vous intéressent, retrouvez-les sur le compte Instagram dédié à Pampa et Ricci : @pampa_et_ricci ).
De ce petit élevage domestique pseudo-scientifique à la participation à la Science avec un grand « S » il n’y avait qu’un pas, et la Crâneuse, en toute logique, n’a pas manqué de candidater à une grande opération d’expérimentation participative « Derrière le blob, la recherche » organisée par le CNRS et plus précisément par Audrey Dussutour, chargée de recherche, grande spécialiste des êtres unicellulaires et des « blobs ».
À la veille de cette expérience inédite sur le réchauffement climatique qui doit mobiliser le sérieux et la rigueur exigés par toute étude scientifique, la Crâneuse a « endormi » la totalité de ses « Ricci » pour ne pas interférer avec la souche prochainement envoyée par le CNRS, déjà prénommée Céhènéresse.
La Crâneuse dans ses délires pseudo-scientifiques, voire carrément scientifiques, n’en a pas pour autant oublié sa nature plasticienne et crâneuse. Voici qu’elle se retrouve avec une cinquantaine de « sclérotes » sur papier filtre, état intermédiaire de sommeil ou de vie suspendue que le myxomycète adopte en cas de pénurie nutritive et hydrique, et dans lequel il peut rester indéfiniment dans l’attente de conditions adéquates à son réveil et son développement.
Profitant de ce temps de latence entre deux aventures « blobesques », la Crâneuse s’empare de ces supports dessinés par les hasards logiques de la nature afin d’y mener quelques expériences plastiques et pourquoi pas crâner un peu…
Gertrude n’est-elle pas polycéphale ?

 

*Les myxomycètes sont des organismes unicellulaires ni végétal, ni animal, ni champignon. Outre quelques souches étudiées en laboratoires, il en existe un très grand nombre la plupart vivant en milieu naturel . Ils sont communément surnommés « blob » pour leur caractère gluant et invasif en référence au film de SF « The Blob » de 1988. Les myxomycètes, bien que dénués de cerveau, sont presque immortels et possèdent des capacités étonnantes d’apprentissage et d’adaptation.

Physarum polycéphalum sur gélose dans boite de Pétri photographié sur fond bleu. Diamètre : 9 cm.

Essais d’aquarelle à partir de physarum polycéphalum.

Sclérotes sur papier filtre.

Dessins à l’aquarelle et crayon réalisés « en miroir » à partir de sclérote de physarum polycéphalum. Diamètre : 9 cm.

Aperçu de l’élevage du »blob ».

Gertrude est-elle vraiment vivante au bout de quatorze ans et trois mois?

Os qui roule…

 

En attendant
la soirée mousse de la vaine ânée
le moussaillon Gertrude
de ce rafiot moussu
se fait mousser en verte mousse
sur une meule
qui ne tourne plus rond.

Un os qui roule
amasse-t-il de la mousse
pour autant ?


JC, novembre 2021, L’os qui roule, mousse de jardin installée sur une ancienne meule de moulin.

Cela fait treize ans et onze mois
que Gertrude tourne autour de l’os
broie du vain
fait mousser les mises en bière
et enfarine la Toile.


Cet article meunier est dédié à l’âne qui jadis portait le grain sans glisser sur la mousse ainsi qu’à Anne Hecdoth fidèle interlocutrice qui aime bien tourner autour du pot et en ferait bien son pain (beurre).

Gertrude ou l’expérience de « l’horror vacui ».

 

Gertrude préfère le plein au vide
et la vie à la plainte

JC, avril 2021, Gertrude, exercices d’Horror vacui, brou de noix, crayon aquarellable, fusain, craie, encre de gravure sur papier,
chaque élément environ 25 x 38 cm.

Cela fait treize ans et quatre mois
que la Crâneuse s’exerce
à l’Horror vacui
en remplissant le Rien de Vain