Crâne en dérive…

 

… ou

voyage au centre

d’un cône géographe

 

img 3468

 

 

Le Capitaine,

parfois reprend la mer

à la recherche de ses rivages oubliés,

se perd à l’orée

de quelques topographies nacrées,

s’énivre du chant des coquillages,

pour cogner son crâne impuissant

aux splendeurs naturelles.

 

 

img 3502

 

img 3476

 

img 3505

 

img 3471

 

img 3491

 

img 3489

img 3492

 

 

 

img 3494

 

img 3496

 

img 3510

 

img 3499

 

img 3501

 

img 3507

  JC, Études sur un cône géographe,
huile, mine de plomb, sanguine, pastel, toiles, papiers,
formats divers

 

Je dédie ce voyage en palette nostalgique

à Marguerite

dont je sais les navigations si proches des miennes.

img 3479

  La Rose?

Elle se moque encore…

La Noire?

Elle annonce la couleur.

52 réflexions sur « Crâne en dérive… »

  1. Quand les icones sont de toiles dans les mers profondes où gisent les trésors des trépassés …

    Quand le coquillage est un sillage où lire les traces du Capitaine ,le haut mât est de nacre et la vague d’écume bat comme un coeur enclos dans la cale ,la malle emportée des pillages et des rages comme tempêtes essuyées …le vent sèche larmes et voiles et vogue le navire, de l’avant Capitaine !…de l’étrave à l’étambot…dans la berceuse océane …le roulis de la vie ….

    et quelques pétales dans les flots …

  2. Il est vrai que plus la Foi est grande, plus éparpillés sont les os, plus faux également.

    Ciel! Si cela se trouve j’ai le véritable Os de Sainte Gertrude sur mon étagère!

  3. Attention aux baleines!

    En tous cas avec Gertrude vous ne risquez rien, elle ne mord pas! Quoique…. Certains seraient bien capables de dire le contraire…

    Bon la crâneuse va faire un tour dans votre vaisseau céleste.

  4. Vous savez que Gertrude a l’éternité devant elle et que les coquillages roulent sur la grève, vont, s’en vont et reviennent, se présentent au pas du promeneur et de ses fantaisies.

  5. Je me demande si l’éternité est encore une question de temps, ne serait ce pas plutôt l’annulation du temps, sa disparition; enfin quelquechose, comme tout ce qui est incommensurable, d’irreprésentable.

  6. Nous disparaissons avant le temps ? Ou le temps n’est-il qu’une évaluation relationnelle à notre humaine mesure ?

    Dans le temps ,il y avait ceci ou cela …De notre temps ….Dans les temps anciens …Les refrains du bon vieux temps . Et ,là ,tout à trac ,il me souvient que Vieuxtemps était compositeur d’un temps autre que le nôtre …

    Trêve d’élucubrations….:)

  7. Probablement parce que nous avons tous été, comme ce petit bout de Sophia, crevettes roses (31 cm ça fait petit!!) un jour, et que nous sommes tôt ou tard confrontés à l’hallucinante perfection de la Nature; et je crois que ce constat date de l’enfance, de cette période où nous pouvions nous plonger dans la contemplation de l’activité des fourmis ou autres petites bêtes, faculté que nous avons tendance à perdre une fois adulte.

    Je crois que s’il me prenait l’envie de faire une crise mystique ce serait pour les mystères de Dame Nature; je crois sincèrement que la représentation de ses objets relève d’un acte de dévotion.

  8. Gertrude, j’ai beaucoup apprécié cet envoûtant et déroutant voyage entre coquicrânes et cranillages. Se promener dans votre blog est une aventure poétique et esthétique. Je reviendrai moi aussi, c’est sur. J’apprécie qu’il yait de quoi vagabonder et se perdre, et j’admire votre aisance bloggueuse.

  9. Merci, Noëlle, nous ne perdrons rien à nous perdre en quelques méandres virtuels qui, même s’ils sont trompeurs, poétisant et esthétisant les misères du réel et l’aisance en trompe l’oeil des esprits en escalier comme le mien, sont des lieux de rencontres surprenantes et passionnantes.

    Perdez-vous, mais revenez souvent!

  10. Bien sûr et heureusement que nous avons ces cache-misère…Pour apprivoiser la mort  et la regarder en face, crânement, en fardant la réalité. Oui,je reviendrai tomber bien bas ici…pour remonter ensuite au rythme d’un “musical ressac”

  11. Haut et bas sont aussi importants dans ce blog insensé! Il me semble même qu’en temps que contraires, ils jouent les interdépendants, comme les correct et incorrect du politiquement; j’adore cette thèse. Sachez qu’ici, aucune séparation, tout est en pelote inextricable, comme dirait ma mère “une chatte n’y retrouverait pas ses petits” et moi non plus! À tel point que le rafiot de Gertrude a du se doter de succursales roses et noires, histoire de se moquer un peu de tout ce bric-à-brac crânique.

  12. Chère Marguerite, un jour j’ai acheté une vieille boite sur Internet. Je ne sais jamais à l’avance ce que je vais faire avec mes acquisitions. C’était une boite en bois avec un miroir fixé à l’intérieur du couvercle. La boite est arrivée toute déglinguée et le miroir brisé. Je l’ai soigneusement réparée, j’ai recollé et refixé le miroir. Puis j’ai pris beaucoup de plaisir à en décorer l’extérieur avec toute sorte d’éléments clinquants: feuilles d’or, perles paillettes, pétales de roses et c… Je lui ai donné un nom: “La boite de nuit”. Cette boite au miroir brisé et aux alouettes, qui a peut-être un jour appartenu à une petite ou jeune fille qui y cachait ses secrets, coincidait exactement avec mon envie du moment qui était d’écrire certaines choses… Et quand vous parlez de miroir et de ses deux espaces….

    Si, dans la page “Auto-oscopie” des textes gertrudiens, vous cliquez sur les titres vous tomberez sur les articles d’origine où, chaque fois, cette boite est mise en scène…

     

  13. « J’ai vu le Sommeil préparer la couche de Vénus ; j’ai vu les flots trompeurs d’une source amoureuse, nuptiale et brunie: là, les jeunes filles qu’abuse le breuvage confient à un rêve conjugal, vainqueur de leur innocence, leur chère ceinture. J’ai vu l’asile, oui, je l’ai vu, où, près d’un rocher témoin du mariage, une femme subit tout à coup l’hymen dans un sommeil mensonger… »

    NONNOS

    DIONYSIAQUES.

    CHANT QUARANTE-HUITIÈME.

      

  14. Marguerite s’était égarée sur une plage du côté du Kremlin-Bicêtre pour accueillir une petite sirène rose de 31 cm du nom de Sophia. Je reprends donc le cours normal de la navigation en haute mer et découvre avec émotion cette dédicace adressée par le capitaine Gertrude, il ya deux jours. Je ne m’en sens pas digne mais je crâne malgré tout et me régale de cette explosion de cônes.

    Je partage, en effet avec vous chère Gertrude, cet engouement étrange pour les coquilles de tout poil. Mais d’où cela s’origine-t-il donc comme dirait l’autre? d’où nous vient cet appétit pour ces spires,enroulements et évidements nacrés?

  15. Se promener du côté des auto-oscopies c’est également un authentique voyage, de l’autre côté mais aussi bien en face du miroir.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.