Les clés de l’Os.

Faire peinture de Gertrude
me tiraille
me disjoint
m’écartèle
me désorganise
me décompose
car envisager Gertrude en peinture
reviendrait
à raconter les tableaux à un os mort*
sans pour autant
lui en livrer les clés

Gertrude est un os mort
un os si mort
un occis mort
un os qui mort
mais tout le contraire
d’un oxymore
n’en déplaise aux nases

JC, mars 2021, Les clés de l’Os, peinture à l’huile sur clés à tableaux, configurations et dimensions variables. Les clés à tableaux sont des petits objets en bois qui servent à garder la toile à peindre en tension sur le châssis.

Cela fait exactement treize ans et trois mois que Gertrude garde la Toile en tension avec ses fausses clés absurdes

*Encore une référence capillotractée à l’histoire de l’art, ici une allusion à la célèbre performance de Joseph Beuys
« Comment expliquer les tableaux à un lièvre mort. »

16 réflexions sur « Les clés de l’Os. »

  1. J’âdooooore … Bien que ce soit un crâne d’une vâniteuse crâneuse comme dirait le nâse lâpin mort qui vînt poser ses troâs petites crottes à votre porte , juste pour vous faire ch….
    Mêêê, la Fade de Nâzareth vînt réparer tout cela et Fière crâneuse tu resterâs. Nan mêêê.

    1. Chère Indocile, je vais vous confier un secret: en vérité l’Os mort est un oxymore mais elle fait semblant d’être un pléonasme pour déplaire encore plus aux nases (quelles plaies!) et ça, ça me plait!

    1. C’est vrai qu’ici on est pas très loin du né en dental mais avec Gertrude on ne saura jamais si on est dans le pré historique ou le post à histoires, quel casse-tête! (en os).

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