mes amis
mes amis quand je mourrai
Ce n’est pas qu’elle soit belle
et qu’elle me plaise tant
mais elle refuse les traces
les saletés les croix les bannières
Elle est le vrai
silence et la vraie solitude
Avertissement:
Attention, sympathique visiteur,
dans cette vidéo,
le Capitaine se laisse emporter
par les flots nostalgiques d’une introspection incontrôlée*.
Si vous ne voulez pas risquer de chavirer et
être complice de ce naufrage,
coupez le son!
*Les dernières lignes de ce
texte ont été écrites le 13 aout 2008
Aout 2008
Une Déambulation du Capitaine le long des Hautes Rives de ses Dérives à la recherche des petites coquilles semées par le Hasard.
Soufflez la neuvième bougie :
La lumière, cette reine des couleurs qui se répand sur tout ce que nous voyons me flatte durant le jour par mille divers attraits, lors même que je pense à autre chose, et que je ne prends pas garde à elle: elle se glisse si avant dans nous et nous devient si agréable, que s’il arrive qu’elle nous soit tout d’un coup ravie, nous la cherchons avec ardeur, et notre esprit demeure triste si nous en sommes privés pour longtemps.
Juliette Charpentier, Détail de Gertrude, J’ai déjà une malle pleine de pièces et de râteliers. Vous ne pouvez croire quelle est ma joie lorsque seule je m’amuse à feuilleter ma collection. Dans mon boudoir, j’ai suspendu au plafond par un fil toute une mâchoire reconstituée. C’est merveilleux. Il m’arrive de la baiser sur les dents, après l’avoir fait se balancer comme un pendule. Moi seule sais quelle signification a ce sourire régulièrement déplacé qui finit par se tenir immobile. L’instant du repos est celui du baiser.
Est-ce toi qui m’abandonnes
est-ce moi qui t’abandonne
mort que je guette et que j’attends
le jour la nuit tout à l’heure
pourquoi serais-je si différent
compagne discrète et silencieuse
qui sait mon âge mon nom mon heure
toi qui me guettes toi qui m’attends
nous nous rencontrerons demain
ou dans dix ans ou dans une heure
à suivre sur
La Rose