Air de Corrèze ou Deschamps du signe.

Voici un an
la Crâneuse enfilait son marcel
et troquait l’Air de Paris*
pour celui de Cœur Aise
au milieu Deschamps

Et encore une fois le hasard fait signe

 

* Référence à l’œuvre de Marcel Duchamp, Air de Paris, 1919

Et n’oubliez pas
 que Gertrude
perfuse en ces lieux
un peu de vanité virtuelle
depuis onze ans et huit mois

JC, aout 2019, Air de Corrèze (dans son ampoule de vert) in Gertrude comme Marcel, parce que Duchamp est inimitable, ampoule de sérum physiologique en verre de 125cc trouvée au fond du petit moulin Deschamps, futur atelier de la Crâneuse, étiquette d’origine et petite photographie numérique de la tête de Gertrude,
4 x 22cm.

Chuchoté…

 

 

chuchoté: le 17 décembre, il y a un an,
un homme s’empara d’une éponge et la plongea dans un seau d’eau.
le nom de cet homme n’est pas important.
il mourra bientôt, mais l’art est vivant.
pas besoin de noms dans cette histoire.
ce 17 décembre, je l’ai déjà dit, il y a un an,
un homme s’empara d’une éponge et la plongea dans un seau d’eau.
il attendit cinq secondes.
puis il retira l’éponge.
il la pressa.
il vit que…
qu’importe ce qu’il vit.
je n’essaie pas de tirer une conclusion.
Ne pas essayer de conclure, cela seul est important.

 

 

 

Robert Filliou
Histoire chuchotée de l’art,  1963

 

 

 

 

Naked JC

Je ne suis pas tourné vers l’introspection, mais comme j’étais très timide, j’ai essayé de surmonter cela en devenant exhibitionniste.

Lucian Freud

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Gertrude en caque

Gertrude manquait
d’inspiration

Mais depuis qu’elle a croisé un Hareng,
elle respire à nouveau
l’air du large


Cela ne sera pas sans conséquences…

Suivez le hareng

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Correspondances lumineuses.


Que les nuages lourds comme le destin

s’étalent et menacent comme des monstres

et que l’horizon soit noir comme l’enfer

L’étoile brille pour moi seul

et tout devient lumière et clarté

Philippe Soupault, Année Lumière


 

 

 

 

À Hécate

Pour ses Lumineuses Correspondances


lefildarchal.over-blog.fr

 

 

 

 

 

 

 

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Interlude. Hommage à René Daumal.

Ils passent leur temps à raconter par écrit des vies imaginaires. Les uns racontent ce qu’ils ont vécu en le mettant sur le compte de personnages de leur fantaisie, afin de dégager leur responsabilité et se permettre toutes les impudences. Les autres font vivre à leurs créatures tout ce qu’ils auraient bien voulu vivre eux-mêmes, pour se donner l’illusion d’avoir vécu.

Vive la Liberté! Hommage à Nelly Kaplan.

Juliette Charpentier, autoportrait photographique, 1982


J’ai vraiment tout fait
Pour rester seule et libre.
J’ai fui mes amants,
J’ai coupé les mains qui s’accrochaient aux jupes,
J’ai injurié les tendresses classiques,
Les sentiments vulgaires,
Le bonheur appliqué.
Je voulais l’amour fou, les vertiges.
Je ne les ai pas eus.
Et je suis restée seule
Comme le premier saurien sortant de l’eau.
Je ne regrette pas les inutilités laissées derrière moi;
L’absurde nostalgie du bonheur.

Nelly Kaplan, Poème inédit, Les Cahiers de Philippe Soupault