L’appât du Vain

Étant donnés*1

Son récent changement de cadre
Son prochain départ
des cadres institutionnels

La chute*1 d’os du revenez-y
de ses actions virtuelles

La baisse programmée de ses revenus
Le prix du gaz*1 et de l’éclairage*1

La Crâneuse
jusqu’ici dans le cas d’os non mercantile
décide de donner un cadre à ses desseins
pour se lancer dans le commerce*2 du vain.

L’heureux et inconscient acquéreur*3
d’un dessin de Juliette
se verra offrir le cadre improbable
ready-made*1

choisi avec tsoin-tsoin
et qui va avec

*1 Décidément Duchamp n’est jamais loin Deschamps.
*2 A prix modique (mode hic) et mode aérée afin d’arrondir ses faims de Moi.
*3 Juliette Charpentier sollicite l’avis de ses interlocuteurs sur le juste prix (pris ou pas pris) de ses petites créations.

Profil de Gertrude, graphite sur papier dans son cadre en pur plastique made in China chiné avec soin par une crâneuse.
20 x 17 cm.

Cela fait onze ans et neuf mois
que Juliette crâne à dessein
sur le Web

 

Étude de légumes du jardin au crayon aquarellable sur papier dans un cadre bois chiné avec soin par une crâneuse. 20 x 15 cm.

Aillé*, c’est l’était!

Les activités de la Crâneuse
sont toujours Vanité
qu’elles soient Gertrude ou Nature

Encore faut-il savoir
si le Crâne absent
une nouvelle Erre
s’ouvre au jardin
et si d’était
Gertrude est ou sera

JC, juillet 2019, Étude pour un aillé de mon jardin, crayon aquarellable sur papier kraft, 15 x 21 cm.

JC, juillet 2019, Étude pour un aillé de mon jardin, crayon aquarellable sur papier kraft, 15 x 21 cm.

JC, juillet 2019, Étude pour un aillé de mon jardin, crayon de couleur et sanguine sur papier, 15 x 21 cm.

JC, juillet 2019, Étude pour un aillé de mon jardin, fusain sur papier, 15 x 21 cm.

Cela fait exactement
onze ans et six mois
que Gertrude cultive
l’illusion sur la Toile

JC, juillet 2019, Étude pour un aillé de mon jardin, crayon de couleur sur papier kraft, 15 x 21 cm.

* Aillé: Aïl à l’état jeune à utiliser pour parfumer toutes sortes de plats.

Gertrude enchaîne.

Ou tentative de connecter Gertrude à sa nouvelle réalité:

La Crâneuse peint l’Os sur lame
et tente ainsi d’en saisir
l’image volatile sur une surface tangible
Rien de tel que du chêne
pour prendre pied dans le réel
tout en restant artificielle

JC, avril 2019, L’Os sur lame,
peinture acrylique sur chute de lame de parquet en chêne, peinture diamètre 4 cm sur support 12 x 36 cm .

Cela fait exactement onze ans et quatre mois que Gertrude est en chantier
et que La Crâneuse
fait de la réalité une fiction
et de la fiction une réalité.

 

Onze, quel numérOs !

Onze ans et Gertrude est dans la caisse n°11.
Rien n’était prévu mais
rien ne sera laissé au hasard.

La Crâneuse pourrait faire
onze caisses de vain
pour célébrer toujours et encore
les aventures absurdes du vieil os.
Aussi en fera-t-elle une seule
sous onze points de vue différents
et sans aucune logique apparente.

N’est-ce pas une forme simple, bien plus simple que le contenant crânien ?


JC, décembre 2018, Onze caisses de vain, peinture acrylique (que le Père Nono a apportée à la Crâneuse) sur papier,
chacune 4,5 cm x 4,5 cm.

Gertrude, du fond de sa boite,
vous souhaite une belle année.

 

 

G tombée du camion.

 

Nous avons rempli quelque deux cents cartons avec nos différents objets, vêtements, livres. Nous avons jeté ou donné autant.
J’ai, entre autre, soigneusement rangé Gertrude et son atelier-étagère en caisses.
Nous y avons passé tout l’été.
Puis nous avons déménagé, enfin presque. Le tout a été chargé dans un grand camion pour être déchargé à cinq cents kilomètres de là dans un entrepôt. Depuis nous vivons dans un gite avec le minimum de nos affaires pour pouvoir « fonctionner » au quotidien. Cela fait à présent deux mois et quelques jours que nous attendons de nous installer définitivement dans notre petit paradis actuellement en travaux.
Trois petites choses ont pourtant échappé à cette organisation bien huilée ; trois petites choses tombées derrière mon étagère sont passées à côté de la mise en boite : Un ouvrage d’Henri Michaux, « Misérable miracle », une représentation de mon crâne Gertrude, dessin numérique à partir d’une photographie, collé sur du carton, et ce texte de neuf pages intitulé « … est bien d’être enfilées » (succédant à un autre « Le destin des perles... » mais un peu, depuis, oublié), écrit il y a plus de vingt ans avec toute l’immodestie de celle qui se prenait pour une artiste.
Nous les avons découvertes là, par terre dans la poussière, après le départ des déménageurs.
Je les ai ramassées en même temps que les éponges, torchons et balais qui nous avaient servis à faire le ménage de notre location avant l’état des lieux de sortie.
« Rien n’était prévu, mais rien ne sera laissé au hasard » est la célèbre devise gertrudienne, ligne de conduite de mes activités absurdes. C’est une formule ouverte qui laisse la place à l’inattendu, portant une attention telle à ce dernier qu’elle en fait un projet.
Ces trois choses oubliées font donc signe et s’inscrivent naturellement dans ce principe.
Je les laisse ici à votre regard. Lirez-vous le texte ?
Pour moi, il était temps; peut-être.

Cela fait exactement dix ans et dix mois
que la Crâneuse s’y retrouve
grâce à Gertrude.

Peinture à l’Os

 

C’est la rentrée :
Reprenant les notions à la base de l’Os,
la Crâneuse promet de s’appliquer
tout en cultivant
une certaine économie de moyens.

JC, septembre 2018, La Peinture à l’Os, pastilles de peinture gouache modifiées, boite en plastique de récupération, 23 x 10 x 2 cm.

Cela fait exactement dix ans et huit mois
que Gertrude
reste simple
dans les situations compliquées.

La vain-ture à l’Os
c’est bien plus rigolo
que le vin chu dans l’huile.

L’Os prêt en bulles

Avant de faire l’OS dans le S-O
Gertrude bulle en bulles
tel Toutencarton
dans ses bandelettes d’adhésif
en préambule à une re-naissance.

Cela fait exactement dix ans et sept mois
que Gertrude fait des bulles
à la surface de la Toile.